jeudi 26 mars 2015

La saison des miracles n'est pas terminée





Chers amis, frères et soeurs,



Nous trouvons dans l’Evangile de Luc 18.35-43 cette histoire suivante.

Un aveugle, mendiant son pain, interpelle Jésus qui est suivi par une foule, elle suit le faiseur de miracles, celui par qui Dieu - notre Père - rend témoignage de Sa Justice et de Sa Grâce.

Cet aveugle crie d’une voix forte: « Jésus Fils de David aie pitié de moi! »

Ceux qui l’entouraient, voulaient le faire taire, mais il se mit à crier plus fort qu’eux. L’aveugle cherche à s’approcher de Jésus, non pour mendier son pain, mais pour « voir » ce que les autres voient!

Au milieu de cette foule bruyante, Jésus ordonne qu’on lui amène cet aveugle et lui pose une question surprenante: « Que veux-tu que je te fasse? »
La réponse de cet homme n’est pas plus surprenante, elle est évidente: « Seigneur, que je recouvre la vue.
Et Jésus ordonne: « Recouvre la vue; ta foi t’a sauvé. »
A l’instant, cet homme recouvra la vue, et suivit Jésus, en glorifiant Dieu.


Ce miracle est le témoignage de la grâce de Dieu qui accompagne le service du ministère de Jésus. En tant que Fils de Dieu, il est le reflet de Notre Père qui est aux cieux.
Ce que le Père dit, il le dit. Ce que le Père fait, il le fait.

Cet homme aveugle mendiait chaque jour son pain. C’était là le seul moyen pour lui de subsister. Il devait être assisté pour d’autres besoins quotidiens. Il devait s’attendre à la bonne volonté de chacun, à la bonne humeur du jour chez certains. Que pouvait-il envisager? Tendre sa main… et dire merci!

Comme beaucoup d’autres personnes, il avait certainement entendu divers témoignages de ce que Dieu manifestait par grâce avec Jésus. Il était dans l’espérance de croiser le faiseur de miracles; peut-être l’avait-il déjà croisé un jour, sans le savoir, puisqu’il était aveugle. Cette fois, Jésus ne peut pas passer inaperçu, la foule qui le suit est bruyante… Et l’homme interroge, demandant ce que c’était. Et la réponse lui parvient du sein de cette foule bruyante: « C’est Jésus de Nazareth qui passe! » Qui était-il pour lui? A quoi pouvait-il ressembler?

Et comme pour s’assurer que c’est bien Lui, l’occasion est trop belle pour ne pas la saisir. Et le voilà qu’il se met à crier, interpellant avec force le faiseur de miracles: « Fils de David, aie pitié de moi! »
En s’écriant « Fils de David », cet aveugle l’identifie en faisant référence à ce qu’il avait pu entendre de la Loi!
Qui pouvait le libérer du joug de la loi? Il s’attendait à de la pitié. Certainement que depuis tant d’années le poids de la malédiction pesait sur sa conscience. Peut-il connaître enfin le jour de sa libération par rapport à la Loi qui régit le mode de vie de ceux qui y sont attachés?
Il ne pouvait refuser de bénéficier de la grâce de Dieu se révélant au travers de la Personne de Jésus. Il y a là cette foule qui suit le faiseur de miracles et qui, dans ce mouvement d’excitation, l’emporte, le ballotant d’un côté et d’autre sans aucun égard.

Il lui faut franchir le pas. Sa foi est le seul moyen qu’il possède pour voir sa situation changer et sortir enfin de cette prison, de cet assistanat périodique. Il manifeste promptement sa préférence: Voir et vivre pleinement au bénéfice de la grâce de Dieu et aller vers sa destinée. C’est le moment!

Et voici, Jésus entend: « Fils de David, aie pitié de moi! ». Qui révèle ainsi son identité du sein de cette foule? Cela ne vient ni de la chair ni du sang. mais c’est l’oeuvre du Père! Le « Fils de David » répond! Jésus pose alors cette question à cet homme aveugle: « Que veux-tu que je te fasse? » Question pour le moins surprenante!
Et tout aussi promptement l’aveugle Lui répond: « Seigneur, que je recouvre la vue! ». Du « Fils de David » il passe au « Seigneur! » L’exaucement est sans ambiguïté: « Recouvre la vue; ta foi t’a sauvé. » Et cet homme recouvra la vue. D’emblée, il se met à suivre Jésus, en glorifiant Dieu.

Y a t’il quelque chose de difficile pour recevoir son miracle? La saison des miracles n’est pas terminée!
Notre Seigneur Jésus-Christ est « ressuscité, « assis » dans les lieux célestes à la droite de notre Père. En Lui et par Lui le message de la grâce de Dieu se veut libérateur, guérissant, chérissant, faisant passer quiconque le reçoit des ténèbres à la lumière.

De la malédiction à la Justice selon le dessein de Dieu, il n’y a qu’un pas à franchir.

Du joug de la loi à la grâce surabondante selon Dieu, il n’y a qu’un pas à franchir.

De l’assistanat à l’activité bénie selon la volonté de Dieu, il n’y a qu’un pas à franchir.

Des ténèbres à la lumière des promesses selon Dieu, il n’y a qu’un pas à franchir.

De la maladie à la guérison selon Dieu, il n’y a qu’un pas à franchir.

De la pauvreté à l’abondance selon Dieu, il n’y a qu’un pas à franchir.

Quitter le sentier selon le courant de ce monde pour marcher sur les traces de Jésus qui mènent à la vie en abondance, il n’y a qu’un pas à franchir.

Sortir de la disette pour exercer avec générosité la libéralité, il n’y a qu’un pas à franchir.

Décider d’aimer notre Seigneur Jésus-Christ de tout notre coeur, il n’y a qu’un pas à franchir.

Choisir d’aller à sa rencontre pour siéger avec Lui dans sa gloire, il n’y a qu’un pas à franchir.

Faire vivre ses projets, ceux-là qu’il a préparés d’avance pour que nous les pratiquons, il n’y a qu’un pas à franchir.

Ce qui compte ce n’est pas le nombre de mots, l’ampleur d’un discours, mais l’action que nous décidons de mener au moyen de la foi dans la grâce que Dieu nous accorde de faire vivre ses projets.

Décidez en ce jour de passer à l’action au moyen de la foi, celle qui vient de ce que vous méditez de la Parole de Dieu pour servir dans le champ de mission, il n’y a qu’un pas à franchir.

Ecoutez ce qui se passe en votre coeur, et passez à l’action pour l’amour de notre Seigneur Jésus-Christ, il n’y a qu’un pas à franchir.

Est-il vivant en vous? Etes-vous vivant en Lui? Christ en vous, l’espérance de la gloire!

Fraternellement en Lui.
Votre ami.
Yves GRAVET

mercredi 25 février 2015

Méditez La Parole






Chers frères et sœurs en Jésus,
Chers amis,


Notre départ en mission au Togo est pour le 6 février.

Aussi, j'ai tenu à vous faire parvenir un mot d'encouragement, afin que vous soyez affermis dans votre foi. Je sais que cela sera bon pour vous.

Voici cette Parole de Dieu qui s'est élevée ces jours-ci dans mon cœur, je la cite:
"Que ce livre de la loi ne s'éloigne point de ta bouche, médite-le jour et nuit pour agir avec fidélité conformément à tout ce qui y est écrit, car c'est alors que tu auras du succès dans tes entrerpises, c'est alors que tu réussiras." (Josué 1.8 S21).

Un "mot—verbe" a retenu mon attention: "méditer". 
Le peuple hébreux est dans le désert. Curieusement, face à lui le pays de la promesse dans lequel, au temps de Moïse, il ne s'y est point engagé en écoutant le rapport de certains explorateurs qui ont douté de la Puissance de Dieu, de Son Pouvoir.

Par contre, deux jeunes serviteurs, Josué et Caleb sont animés de l'Esprit de foi. Et ici, c'est Dieu qui adresse à ses serviteurs "sa requête"! Oui, nous Lui adressons avec abondance "nos requêtes". Or, savons-nous que Lui aussi nous adresse "Ses requêtes"? Si vous commencez à les rechercher, à les relever dans votre Bible, vous allez être étonnés… Une chose est certaine, Il ne vise qu'à nous faire triompher avec Lui. Et pour ce faire, Il nous demande de commencer par "méditer" Sa Parole.  
L'exemple de Josué rejoint celui de Jean en Apocalypse 1 qui reçoit de nous écrire les dernières instructions de notre Seigneur Jésus-Christ qui a été, pour nous, couronné de la gloire de Dieu notre Père. 

Le Dieu d'Israël et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, adresse en son temps à Josué un ordre écrit, un document légal, certifié à partir duquel il a mission de méditer, et de suivre les instructions pour avoir du succès et réussir dans ses entreprises. 

Et c'est exactement ce que Jean, sur l'île de Patmos, en étant immergé, baptisé concrètement dans le Christ glorifié, passant de la mort à la vie, reçoit pour notre temps cet ordre: "Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite." (Apocalypse 4.1b). 

Les différents évènements négatifs qui se répètent médiatiquement, envahissent émotionnellement la sphère d'un grand nombre de personnes y compris des croyants. L'aspect de telles informations projettent, comme ces géants sur le peuple hébreu, toute son influence de manière à les dissuader de suivre les instructions qui visent à agir en partenariat avec l'Esprit de Foi en vue de satisfaire ainsi les requêtes du Dieu d'Israël.
Ses requêtes visent à ce que nous entrions pleinement en possession de ce que nous possédons dans notre union vivante avec notre Seigneur Jésus-Christ.

L'action de méditer, c'est soumettre le domaine de nos pensées au pouvoir d'un royaume dans lequel nous y cultivons ses intérêts; nous produisons selon les pensées qui dominent la nature de ce à quoi nous nous soumettons. 
Quel est ton royaume? A quel pouvoir te soumets-tu?
Il y a de la puissance dans nos pensées, bonnes ou mauvaises sur lesquelles nous méditons.
C'est pourquoi la méditation est un exercice préliminaire importante quant au choix de sa source.
Jésus méditait sur les affaires—requêtes de Son Père. 

Il soumettait le domaine de ses pensées au pouvoir du Royaume de Son Père, et connaissait alors sa façon de faire: 
"Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé. Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours; …" (Jean 11.41-42). 

Nous parlons souvent de ce centenier qui rencontre Jésus entrant dans la ville de Capernaüm. Il lui demande de venir chez lui pour qu'il guérisse son serviteur. Jésus lui répond: "J'irai et je le guérirai." (Matthieu 8.8).

Ce militaire a souvent eu l'occasion d'entendre des rapports sur "les actions divines" menées par Jésus avec ses disciples. L'influence du pouvoir, il connaissait. Certes. Le domaine de l'armée à ses limites. 

Cependant, il a eu l'occasion de méditer très souvent sur la source du pouvoir du royaume duquel Jésus manifestait les fruits de sa méditation; de nombreux témoignages lui parvenaient, et l'incitaient à méditer sur les fruits qui résultaient de la nature de ce merveilleux Royaume, refoulé par les religieux. 

Le travail de sa méditation a manifestement favorisé l'Esprit de Foi qui l'animait, produisant au-delà de ce qu'il imaginait, et sans aucun effort. 
Il y a de la puissance dans l'exercice de la méditation. En partenariat avec l'Esprit de foi, la source en produit le fruit. Et quelle source! Et quel fruit!  

Voyant Jésus arriver vers lui, il Lui dit: "Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri." (Matthieu 8.8).

Après l'avoir écouté, Jésus a été étonné quant à son partenariat avec l'Esprit de foi qui l'animait. Et Il dit de cet homme: "Je n'ai pas trouvé une aussi grande foi en Israël". (Matthieu 8.10b).

Et sans autre action, Il répond au Centenier: "Va, qu'il te soit fait selon ta foi. Et à l'heure même le serviteur fut guéri." (Matthieu 8. 13).

Chers frères et sœurs, chers amis, des situations (géants à vos yeux) se dressent face à vous et influencent négativement le domaine de vos pensées, votre comportement, votre foyer, votre vie professionnelle, affective, jusqu'à torturer votre âme... 

A qui, à quel pouvoir décidez-vous de soumettre le domaine de vos pensées?

A quelle source choisissez-vous de puiser pour méditer sur des instructions en vue de vaincre de telles situations?

Quelle requête cherchez vous à satisfaire? Vos requêtes? Cela va de soi. Ne vous méprenez pas. Elles sont exaucées. 

Et si vous "méditiez" sur cette requête que notre Seigneur Jésus-Christ adresse à ceux qui s'inquiètent de ce que seront leurs lendemains. Je cite:
"Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? Que boirons-nous? De quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin."

L'adversaire utilise le pouvoir de la loi pour faire peser la peur de l'échec, favorisant ainsi l'inquiétude, vous soumettant à rechercher par vos propres forces les (ses) moyens mensongers pour vous libérer de telles situations. (Il faut que… Tu n'as qu'à… Tu dois… Tu ne peux pas… Si tu ne fais pas…). Et vous voici hors piste!

La requête que Jésus (nous) adresse est issue de la grâce de Dieu et vise à ce que entrions dans le Royaume de Sa gloire pour être pleinement sous l'influence de Son pouvoir:
"Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; ..." 

Cherchez, l'Esprit-Saint intercède pour vous tandis que vous méditez sur Ses instructions. 
Les dernières ont été révélées à l'apôtre Jean et écrites de sa main pour nous:
A celui qui vaincra il lui sera donné… 

"… et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine." (Matthieu 6. 31-34).

Méditez sur l'amour de notre Seigneur Jésus-Christ. Chaque jour, l'Esprit-Saint agit en vous et sur vous, afin de vous tirer de l'influence du pouvoir de ce monde en vous revêtant esprit, âme et corps de sa nature glorieuse, .

Méditez sur l'ampleur de la grâce que Notre Père vous témoigne en vous donnant accès à la même gloire de Son Fils, le premier-né d'entre les morts. 

Méditez, cherchez Sa face, recevez ses instructions.

Méditez et soyez ce partenaire sous le pouvoir de Son Royaume. 

Méditez et exaucez les requêtes de Notre Père en manifestant ses œuvres sur la terre comme au ciel.

Méditez et voyez Sa puissance en action avec vous. 

Méditez et faites le bon choix. 

Prions les uns pour les autres.

Bénissons-nous mutuellement.    



 Yves GRAVET

dimanche 9 novembre 2014

Croire l'impossible POSSIBLE ?



Chers amis,

Apocalypse 3:
14 Ecris à l’ange de l’Eglise de Laodicée: ‘Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, l’auteur de la création de Dieu: 
15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Si seulement tu étais froid ou bouillant! 
16 Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. 
17 En effet, tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. 
18 Je te conseille donc d’acheter chez moi de l’or purifié par le feu afin que tu deviennes vraiment riche, des vêtements blancs afin que tu sois habillé et qu’on ne voie plus la honte de ta nudité, ainsi qu’un remède à appliquer sur tes yeux afin que tu voies. 
19 Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle et repens-toi! 
20 Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi. 
21 Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, tout comme moi aussi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. 
22 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises.’» 

Lorsque Jésus est revenu vers l'apôtre Jean prisonnier sur l'île de Patmos, il s'est révélé "corps glorifié" à son serviteur; ce dernier nous en donne une description surnaturelle. Et de cette rencontre personnalisée, il en ressort totalement transformé esprit, âme et corps au point de pouvoir accéder à la Salle du Trône.  

Je ne verserai pas dans la théologie, d'autres sont qualifiés pour cela. Toutefois, je m'avance avec l'éclairage que chacun d'eux nous apporte dans un même Esprit de foi à faire ressortir certains points:
1) L'or signifie la lumière, l'énergie, passer par le feu céleste.
2) Les vêtements blancs sont la transformation de notre corps mortel, de la matière passant à un autre état; c'est aussi retrouver notre premier état du corps glorieux, le corps mortel ayant été englouti par la vie céleste. Donc, il n'y a plus de nudité.
3) Le collyre sur nos yeux est le remède à cette métamorphose de telle sorte que nous avons la capacité visuelle de voir les réalités célestes autrement que par une vue de l'esprit.
4) Jésus, le Christ glorifié vient frapper à notre porte pour partager avec chacun d'entre nous ce repas qu'est la Cène de gloire. 
5) Et avec Lui, dans Sa gloire, nous demeurons pleinement établi. 

Ces quelques lignes sont une partie de ses dernières instructions qui nous ont été transcrites par l'apôtre Jean, et dans lesquelles l'Esprit de Foi désire diriger notre attention, afin de nous faire découvrir cette partie importante de notre vie cachée dans le Christ glorifié.

Or, la Foi peut se définir ainsi: croire dans le possible (selon La Parole de Dieu), que nous ne croyons pas (possible) dans la chair.

Nous pouvons être au nombre des croyants qui espèrent les bonnes faveurs de ce dieu que nous ne connaissons pas et envers qui nous manifestons notre religiosité, mais cependant notre foi (espérance) est vide de toute substance céleste qui nous est révélée de Sa Parole.

Nous pouvons aussi être au nombre des croyants qui disons avoir foi dans la Parole de Dieu et espérer ses faveurs, mais sans adapter notre comportement, notre style de vie dans ce que nous disons croire de ses promesses vivantes. 
Exemple: Je crois être riche et je me comporte comme un pauvre en ayant peur de manquer lorsque je reçois sur mon coeur de donner - semer une part de ce que je possède pour soutenir l'oeuvre des ministères au service de l'évangélisation.  
La Foi est une action démonstrative aux yeux de notre Seigneur Jésus-Christ de ce que nous croyons avoir reçu de Lui dans la plénitude de la grâce de Dieu.

Tout est possible à celui qui croit - Marc 9:23.
Tout est possible à Dieu - Matthieu 9:26.
Avec Dieu nous ferons des exploits - Psaume 60:14.
Et sans faiblir dans la foi, Abraham ne considéra point son corps déjà usé, et que Sara n'était plus en état d'avoir des enfants - Romains 4:19 à 25.
Je dis donc: marchez selon l'Esprit (de foi), et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair - Galates 5:16.

Cependant, il y a une incompatibilité qui s'élève en nous: la chair et l'Esprit s'opposent entre eux pour que nous ne fassions pas ce que nous voudrions. Si nous sommes conduits par l'Esprit, nous ne sommes point sous la loi (Galates 5:17-18).

C'est en croyant dans la grâce de Dieu que la foi se démontre. Elle va à l'encontre de la chair. 
Par exemple, nous ne croyons pas possible qu'Abraham et Sara soient en état d'avoir des enfants, car ils sont vieux et leurs corps sont usés. Cependant, Abraham animé par l'Esprit de Foi a cru et il  en fait la démonstration. Il a fallu une action de la grâce de Dieu dans leur esprit et dans leur corps. Autrement dit "un miracle!"

Lorsque nous nous laissons conduire par l'Esprit de Dieu qui est l'Esprit de Foi, il nous fait franchir par pure grâce ce que Satan ne nous autorise pas à croire, entre autre la transformation de notre corps mortel. Or, sur ce point, le plan de Dieu nous donne la possibilité de ne pas passer par la première mort et ainsi pouvoir échapper à la persécution et aux maux qui sévissent abondamment sur la terre. L'Esprit de Foi tend à ce que nous franchissions rapidement le pays de la promesse pour y demeurer et d'être en mesure de manifester pleinement Sa Justice sur la terre et d'y établir son Règne.

Pourquoi l'Esprit de Foi?
Dieu nous a tant aimés, qu'il a eu Foi en nous - en toi. 
Il est le Dieu de la Foi. Il aime notre Foi née de Sa Parole. Cela lui est une odeur agréable. Il a misé sur nous. Pour ce faire, il nous a donné ce qu'il avait de plus cher à son coeur pour nous délivrer de notre captivité, afin que nous apprenions à vivre désormais, non plus sous le joug de la loi, mais au moyen de la Foi sous le joug de la plénitude de Sa Grâce et du repos.
C'est pourquoi, laissons-nous diriger par l'Esprit de Foi, ainsi le péché perd impérativement de sa force, car nous ne sommes plus sous la loi. C'est cette loi qui donne de la force au péché. Nous ne pouvons pas vivre un pied avec la loi et l'autre pied sous la grâce, car ce serait vivre dans l'adultère. Choisissons de nous laisser diriger par l'Esprit de Foi.

Or, l'Esprit de Foi nous anime à aller de gloire en gloire dans notre relation vivante avec notre Seigneur Jésus-Christ glorifié, afin de prendre chaque jour possession des réalités célestes.

L'Esprit de Foi nous aide à saisir ce que notre Seigneur Jésus-Christ est venu nous restituer dans toute sa plénitude de gloire et ce que nous avions perdu par la chute du premier Adam.

L'Esprit de Foi nous repositionne dans la gloire avec notre Seigneur Jésus-Christ désormais corps glorifié. Et c'est à partir de là qu'il désire nous voir en action et agir avec éclat, puissance et gloire.

La foi est agissante par l'Amour de Dieu qui a été répandu dans notre coeur - Galates 5:6.
L'Esprit de Foi nous anime de telle sorte que nous nous rendions par amour serviteurs les uns des autres - Galates 6:13.

Arrêtons-nous sur cette histoire.
Un jour, les premiers disciples sont avec Jésus qui enseigne une foule de 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Un beau petit monde tenu en haleine, nourri par les propos de Jésus. Ce qui pourrait représenter le temps d'un grand "séminaire"!

Et voici qu'un ordre retentit d'un coeur compatissant face à cette foule. C'est Jésus qui s'adresse à ses disciples: Donnez-leur vous-mêmes à manger - Matthieu 14:16.

Un temps d'affolement, de questionnement, mais les disciples ne manquent ni de zèle ni de solutions: Il suffit de les renvoyer acheter des vivres à l'épicerie la plus proche. 
Mais l'ordre donné est tout autre: Donnez-leur vous-mêmes à manger!

Oui! Nous sommes disposés à servir, peuvent-ils rétorquer, mais aïe... aïe... aïe... nous n'avons ici que 5 pains et 2 poissons. Comment faire? C'est impossible! Quelle solution adapter à ce besoin terrestre, charnel, légitime? Ils ont faim!

Et les disciples, le regard interrogateur observent Jésus ému de compassion devant cette foule. Il leur donne alors une démonstration indiquant "le lieu" à partir duquel il leur faudra passer à l'action pour établir son règne sur la terre comme au ciel:

Il lève les yeux vers le ciel,
rend grâces,
rompt les pains
qu'il donne à ses disciples,
qui ont mission de les distribuer.
Toute la foule a mangé son morceau de pain et a été rassasiée - Matthieu 14:19 à 20.

Pourquoi Jésus lève-t'il les yeux vers le ciel?
Rompt-il le pain?
Donne-t'il chaque morceau de pain à ses disciples pour qu'ils servent chaque famille venue écouter l'enseignement de Jésus?

La réponse se trouve en Jean 6:32 à 58:
32 Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain du ciel, mais c’est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel. 
33 En effet, le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.» 
34 Ils lui dirent alors: «Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là!»
35 Jésus leur dit: «C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. 
36 Mais, je vous l’ai dit, vous m’avez vu et pourtant vous ne croyez pas. 
37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. 
38 En effet, je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais celle de celui qui m’a envoyé. 
39 [Or, la volonté du Père qui m’a envoyé,] c’est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite le dernier jour. 
40 En effet, la volonté de mon Père, c’est que toute personne qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et moi, je la ressusciterai le dernier jour.»
41 Les Juifs murmuraient à son sujet parce qu’il avait dit: «Je suis le pain descendu du ciel», 
42 et ils disaient: «N’est-ce pas Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère? Comment donc peut-il dire: ‘Je suis descendu du ciel’?» 
43 Jésus leur répondit: «Ne murmurez pas entre vous. 
44 Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. 
45 Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi donc, toute personne qui a entendu le Père et s’est laissé instruire vient à moi. 
46 C’est que personne n’a vu le Père, sauf celui qui vient de Dieu; lui, il a vu le Père. 
47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit [en moi] a la vie éternelle. 
48 Je suis le pain de la vie. 
49 Vos ancêtres ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts
50 Voici comment est le pain qui descend du ciel: celui qui en mange ne mourra pas. 
51 Je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est mon corps, [que je donnerai] pour la vie du monde.»
52 Là-dessus, les Juifs se mirent à discuter vivement entre eux, disant: «Comment peut-il nous donner son corps à manger?» 
53 Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas le corps du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. 
54 Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. 
55 En effet, mon corps est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. 
56 Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. 
57 Tout comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis grâce au Père, ainsi celui qui me mange vivra grâce à moi. 
58 Voilà comment est le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme [la manne que vos] ancêtres ont mangée; eux sont morts, mais celui qui mange de ce pain vivra éternellement.»

Comment cette foule pouvait-elle être "rassasiée" avec un morceau de pain sec et ne plus avoir soif? Impossible!!!

Mais en réalité, chaque morceau de pain que Jésus a rompu et a fait distribuer à chacun a pu les rassasier, car divinement multiplié, il contenait du céleste. 
Ce pain représentant symboliquement le corps de Jésus s'est transformé en pain représentant son corps céleste qui a nourri, a rassasié ceux qui ont eu faim et soif de Lui.

Jésus a levé les yeux vers le ciel, pour montrer qu'il est "ce Pain qui rassasie et qui donne la vie". La manne a été une réponse pour ceux d'hier, mais ils sont tous morts.
Désormais, ce n'est pas un morceau de pain qui peut nous combler, mais c'est de son corps glorifié que nous devons nous rassasier, c'est de son sang glorifié que nous devons nous abreuver. Et c'est pour cela qu'il vient en frappant à notre porte, afin de partager avec nous ce repas de gloire. 

La Foi, c'est croire possible en ce que nous ne croyons pas possible maintenant.

Disons: "OUI, Seigneur Jésus, nous croyons ce que nous ne croyons pas!"

Acceptons alors de suivre l'Esprit de Foi pour découvrir un peu plus de notre vie personnelle cachée dans le Christ glorifié et rendons-nous serviteurs les uns des autres dans ce repas de gloire. 

Alors Oui! Que chacun prenne donc plaisir à vivre animé par l'Esprit de Foi qui dirige ses pas chaque jour. 

Dieu opère des miracles aujourd'hui.


Fraternellement en Jésus
Yves Gravet

vendredi 10 octobre 2014

La prière oxygène la foi




Chers amis Partenaires,

Lorsque j'ai reconnu l'œuvre de notre Seigneur Jésus-Christ accomplie pour moi par sa crucifixion, comme étant le prix qu'il a accepté de payer pour le rachat de ma vie et que, par conséquent j'ai accepté son alliance et j'ai reçu Jésus-Christ dans mon cœur comme Sauveur et Seigneur, un changement de ma nature psychologique, physiologique, biologique s'est alors radicalement opéré par la puissance du Saint-Esprit en action.

Mon cœur endurci comme de la pierre était devenu ce cœur de chair qui éprouvait des sentiments.
Mon esprit était libéré des ténèbres dans lesquels j'étais retenu en captivité.
Mon sang était purifié, mon corps commençait à se métamorphoser, l'expression de mon visage rayonnait, et l'odeur de nicotine qui émanait de mon corps avait totalement disparu.

Je me mis à marcher dans le chemin de la grâce à la suite de notre Seigneur Jésus-Christ.
Je pouvais de nouveau respirer à plein poumons.
Je pouvais exprimer à Dieu, sans retenue, toute ma reconnaissance, et cela avec les quelques mots de mon vocabulaire d'époque qui, depuis s'est modifié.

D'emblée, je me mis à suivre le jeune pasteur stagiaire engagé dans le ministère qui prêchait l'Evangile avec assurance. Jésus rendait ainsi témoignage à Sa Parole.
Ce pasteur aimait prier. C'était un homme qui ne faisait rien sans avoir prié. Et comme il l'exprimait bien souvent: "la prière nous donne le moyen de percer les ténèbres, car il n'y a rien à saisir s'il n'y a pas eu de percée". Il n'était pas rare que dans un tel cas, malgré l'heure tardive de la réunion, il demandait à ceux qui voulaient "percer les ténèbres" de rester à ses côtés pour une nouvelle réunion de prière.
J'étais du nombre, quand bien même je devais me lever tôt pour le travail. Il nous fallait monter à l'assaut et je ne voulais pas rater cela. J'étais prêt à saisir ma part d'héritage!
La prière par l'Esprit - en langues - était en action !!!
Nous avions la démonstration de notre foi mise en action par le moyen de la prière. Passionnant !!!  
Notre Seigneur Jésus-Christ nous enseigne à prier en tout temps: "Restez donc en éveil, priez en tout temps,..." (Luc 21:36 Seg21)

Priez sans cesse (1 Thessaloniciens 5:17 Seg21). C'est ici une des nombreuses recommandations de l'apôtre Paul.

Pourquoi et comment prier en tout temps, sans cesse, autrement dit dans toutes les circonstances, favorables ou non?

Jésus nous donne dans la suite de Sa Parole un élément de réponse important parmi tant d'autres: "...afin d'avoir la force d'échapper à tous ces évènements à venir et de vous présenter debout devant le Fils de l'homme." (Luc 21:36 Seg21)

Notre sang a besoin d'oxygène...
Les grands sportifs, par exemple les marathoniens originaires d'Ethiopie, vont pour beaucoup d'entre eux s'entraîner sur les hauts plateaux. Ils courent sur les hauteurs, afin d'exercer leur capacité respiratoire et psychologique à puiser l'oxygène nécessaire pour être plus résistant, plus endurant, plus fort lorsqu'ils redescendront en bas lors des compétitions sportives.
Ainsi les voyons-nous généralement courir à un rythme régulier avec endurance, se maintenant souvent en tête et gagner leur course.
Ceci étant, bien d'autres de nos sportifs occidentaux s'entraînent eux aussi, et ne déméritent pas, mais n'obtiennent pas forcément la même performance dans l'endurance.
Je prends ce type d'exemple pour illustrer ce qui suit. Que le meilleur gagne! Que chacun termine sa course. Que chacun reçoive la récompense qui lui revient.

Ecoutons notre Seigneur Jésus-Christ, notre coach:
"En priant, ne multipliez pas les paroles comme les membres des autres peuples: ils s'imaginent en effet qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez." (Matthieu 6:7-8 Seg21)

Jésus nous recommande une manière de prier pour gagner: ne pas ressembler à des moulins à prières qui fonctionnent au gré du vent et ne pas laisser vagabonder nos pensées, car en finalité avec une telle façon de faire, on ne gagne pas ou si peu de terrain. Selon une expression populaire, à raconter nos histoires au Seigneur Jésus, nous patinons dans la semoule.
La prière n'est pas un débit de paroles à formuler selon un rituel pour présenter nos requêtes et attendre comme des oisillons le bec ouvert que la solution nous tombe tout "cui-cui" dans le bec!
Notre Père sait ce que nous avons besoin. Et il nous donne toute chose en temps utile et selon la forme de notre besoin.
Mais nous, connaissons-nous réellement notre besoin et son temps adéquat?
Une situation à surmonter révèle bien souvent la vraie nature de notre besoin et son utilité.
Certes, aussi pour satisfaire le besoin de posséder une chose tant désirée, convoitée même, nous manifestons le zèle de notre propre foi, comme les marins déploient la voile d'un bateau au souffle du vent. Mais si le vent est au calme plat, la voile ne servira à rien et le bateau se déplacera peu. Ici, dans ce cas de figure, si pour nous le souffle de l'Esprit est absent, rien ne bougera.

La prière faite selon Dieu est le levier de la foi.
La prière faite selon Dieu est celle qui exprime le contenu de ses promesses, notre héritage que Jésus est venu nous restituer.
La prière faite selon Dieu marque son empreinte sur notre vie.  

Quand il l'eut renvoyée (la foule), il (Jésus) monta sur la montagne pour prier à l'écart et, le soir venu, il était là seul. La barque se trouvait déjà au milieu du lac, battue par les vagues, car le vent était contraire.
Quand les disciples le virent marcher sur le lac, ils furent affolés et dirent: "C'est un fantôme!" et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt: "Rassurez-vous, c'est moi. N'ayez pas peur!" Pierre lui répondit: "Seigneur, si c'est toi, ordonne-moi d’aller vers toi sur l'eau." Jésus lui dit: "Viens!" Pierre sortit de la barque et marcha sur l'eau pour aller vers Jésus, mais, voyant que le vent était fort, il eut peur et, comme il commençait à s'enfoncer, il s'écria: "Seigneur, sauve-moi!" Aussitôt Jésus tendit la main, l’empoigna et lui dit: "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?" (Matthieu 14:23-24, 26-31 Seg21)

La prière est ce moment que nous prenons pour nous rendre sur le haut de la montagne (situation), à l'écart d'une multitude de pensées, et nous trouver seul, mais en présence de Dieu. Je dis bien "sur" notre montagne et non "sous" le poids de la montagne (situation).

Après avoir prié en haut de la montagne, en présence de Son Père, Jésus est redescendu vers le lac avec sa foi oxygénée. Et là, il démontre l'oeuvre de la puissance de Dieu qui anime sa foi en étant capable de marcher sur le lac. Et cela, à la stupéfaction de ses disciples qui croient voir un fantôme! Cette réalité vivante est hors de leur logique, de leur temps, elle échappe à leur contrôle. Cependant, de cette réalité vivante qui se déplace sur le lac pour aller vers eux, la voix de notre Seigneur Jésus-Christ se fait entendre avec puissance en les rassurant: "C'est moi, dit Jésus, n'ayez pas peur!"
Quel impact psychologique, spirituel, émotionnel, corporel! Pouvons-nous imaginer un tel instant vécu par ces hommes? De quoi ramer avec empressement pour rentrer au port.
Ce qui ne sera pas le cas, car Pierre va alors tester "sa foi" aux yeux de ses compagnons qui, imaginons, se tiennent tétanisés dans leur barque ballottée au gré des vagues.

De cette barque, donc "d'en bas" dirons-nous, Pierre exerce sa mesure de foi en obéissant à la parole de Jésus "Viens". Il se met alors à son tour à marcher sur le lac, afin d'aller à la rencontre de notre Seigneur Jésus-Christ. Toutefois, remarquons les propos que Pierre exprime: ils portent incontestablement l'empreinte du doute, un défaut dans la cuirasse de la foi: "Seigneur, si c'est toi...".
Pourtant, il a commencé de marcher hors des réalités terrestres; mais ces dernières ont vite submergé sa foi jusqu'à ce qu'il demande le secours du Seigneur Jésus qui lui dira: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? Remarquez cependant que Jésus n'a pas dit à Pierre "tu n'as pas de foi", mais homme de "peu de foi".

Lorsque notre foi n'est pas oxygénée au temps convenable par le moyen de la prière, nous nous exposons à des désagréments face à des situations imprévues ou que nous n'avons pas anticipées. La qualité de notre foi est comme celle de l'air que nous respirons ici bas. Elle est polluée. Les hauteurs sont préférables pour avoir une meilleure qualité de l'air.
Nous pouvons toujours rester en bas de la montagne et prier dans l'espoir que notre Seigneur Jésus-Christ change la situation devant laquelle nous nous trouvons. Nous nous exposons alors à nous fatiguer voire rebuter rapidement de la prière et, par conséquent, pour maintenir le minimum de notre foi, nous cherchons à l'oxygéner en prêtant notre oreille et notre cœur à la prière des autres. C'est un choix, certes. Nous pourrions appeler cela: vivre au crédit de la foi des autres. Ce qui n'est pas interdit, mais guère avantageux. Mais dans ce cas, je vous invite à prendre en considération la parabole des dix vierges.
Alors le royaume des cieux ressemblera à dix jeunes filles qui ont pris leurs lampes pour aller à la rencontre du marié. Cinq d'entre elles étaient folles et cinq étaient sages. Celles qui étaient folles ne prirent pas d'huile avec elles en emportant leurs lampes, tandis que les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Comme le marié tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria: ‘Voici le marié, allez à sa rencontre!’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.’ Les sages répondirent: ‘Non, il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous. Allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous.’ Pendant qu'elles allaient en acheter, le marié arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles vinrent et dirent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’ mais il répondit: ‘Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.’ Restez donc vigilants, puisque vous ne savez ni le jour ni l'heure [où le Fils de l'homme viendra]. (Matthieu 25:1-13 Seg21)

Comment se tenir en éveil pour affronter le plus sereinement possible les évènements que nous aurons à traverser si nous ne maintenons pas la qualité de notre foi par le moyen de la prière?
Nous ne sommes pas plus grands que le Maître!

Jésus, le Fils de Dieu a eu recours à la prière en présence de Son Père pour avoir la force d'échapper à la tentation d'abandonner en laissant l'Amour du Père se refroidir peu à peu en lui. Car sa foi était liée à l'Amour de Dieu Son Père pour opérer une multitude de miracles. Il s'est ainsi tenu debout jusqu'au moment où il fut cloué sur la croix.
Il a vaincu la mort en rendant impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort (2 Timothée 1:10).
Jésus-Christ est ressuscité, proclamons-le haut et fort!
Pour quel motif devrions-nous subir le pouvoir de la mort qui a été rendu impuissant par notre Souverain Sacrificateur Jésus-Christ Glorifié?

A quel niveau (de la montagne) nous exerçons-nous dans la prière pour oxygéner notre foi?
Cette mesure si précieuse que Dieu nous donne, produit des miracles et nous offre de vivre en faisant de plus grandes choses. Jésus dit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers mon Père." (Jean 14:12 Seg21)

Rappelez-vous ces sportifs qui vont sur les hauts plateaux pour s'entrainer dans la course, afin de se préparer pour remporter la victoire. De même, c'est sur les hauteurs de nos défis que Jésus nous montre où nous tenir en présence de Dieu. C'est là que nous avons à faire bon usage de la prière qui donne de l'oxygène à notre foi.
En effet, l’amour envers Dieu consiste à respecter ses commandements. Or, ses commandements ne représentent pas un fardeau, puisque tout ce qui est né de Dieu remporte la victoire contre le monde, et la victoire qui a triomphé du monde, c'est votre foi. Qui est victorieux du monde? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu? (1 Jean 5:3-5 Seg21)

Jésus a dit: "Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie" (Jean 6:63).

Et l'apôtre Paul écrit: "Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ" (Romains 10:17).

La prière est donc le moyen que nous utilisons pour confesser, déclarer en présence de Dieu notre Père "ce que nous croyons" de Sa Parole. Souvenons-nous de la valeur de l'héritage obtenue par grâce à cause de l'obéissance parfaite de notre Seigneur Jésus-Christ.

Donc la prière est le moyen par excellence d'oxygéner notre foi en notre Seigneur Jésus-Christ.
Elle est le moyen de maintenir notre âme dans la joie de notre Seigneur Jésus-Christ. Cette joie est notre force.
Elle est aussi le moyen de revêtir notre domicile céleste pour engloutir ce qui est mortel (2 Corinthiens 5:2-5).

Alléluia, la voie de la victoire est ouverte à tous!

Fraternellement en Jésus

Yves GRAVET