mercredi 6 mai 2026

UNE OFFRANDE VIVANTE (Romains 12:1-2)



UNE OFFRANDE VIVANTE

(Romains 12:1-2)

 

 

 

Yves GRAVET




PRÉFACE

Ce petit livret est né d’un appel intérieur simple, mais insistant : revenir à l’essentiel. Revenir à Jésus-Christ. Revenir à cette parole de Romains 12:1-2 qui, depuis des décennies, éclaire ma marche et remet mon cœur à sa place quand je m’éparpille.

Je ne prétends pas enseigner comme un maître, ni raconter une vie parfaite. J’écris plutôt comme un frère sur le chemin, avec mes combats, mes lenteurs, mes relèvements. Si je prends la plume, c’est pour témoigner d’une chose : Dieu sait transformer un homme quand celui-ci se laisse conduire, jour après jour, par la grâce.

Offrir sa vie « comme un sacrifice vivant », ce n’est pas seulement un langage religieux. Pour moi, c’est une réalité quotidienne : apprendre à dire oui à Dieu dans les petites choses, renoncer à ce qui endurcit le cœur, laisser le Saint-Esprit renouveler l’intelligence, et choisir, parfois à contre-courant, ce qui est bon, agréable et parfait aux yeux du Seigneur.

Si ces pages peuvent vous encourager, vous consoler, ou simplement vous aider à reprendre souffle dans votre relation avec Dieu, alors elles auront atteint leur but. Je vous invite à les lire comme on s’approche d’un autel : avec simplicité, avec vérité, et avec cette prière silencieuse au fond du cœur : « Seigneur, fais de moi ce que Tu veux. »

Yves GRAVET

  


 

REMERCIEMENTS

À vous, mes anciens Compagnons d’œuvre, avec qui nous avons eu la grâce d’être, toutes et tous, en service auprès du ministère d’évangélisation Vie Abondante, représenté par ses fondateurs Jean-Louis et Monique JAYET à Vichy, je veux adresser un mot fraternel de reconnaissance.

Nous avons servi, prié, travaillé, écrit, répondu, encouragé… souvent dans la simplicité, parfois dans l’effort, mais portés par une même espérance. Je garde en moi le souvenir de ces temps de fraternité où le Seigneur nous apprenait à avancer ensemble, à porter les fardeaux les uns des autres, et à chercher Sa volonté avant tout.

Je pense aussi avec gratitude à quelques visages et noms que le Seigneur a mis sur notre route : Jean-Pierre SORDET, Evelyne CRESÉGUY, Michel et Edith PETE, et bien d’autres encore, que je porte dans mon cœur.

Sans oublier Jean-Michel et Danielle PANNIER, les envoyés de Dieu, dans l’exercice de leur stage pastoral dans les Ardennes, à Revin. Ce sont eux qui sont venus frapper à notre porte, à plus de 60 km, pour nous servir le message de la foi, de l’espérance et de l’amour en action. Pour cela, je rends grâce à Dieu.

Si nos routes ont, depuis, pris des directions différentes, je veux croire que les semences déposées alors continuent de porter du fruit, là où Dieu les a envoyées. Et même si cette œuvre a cessé son activité depuis le rappel à Dieu de Jean-Louis JAYET dans sa patrie céleste, notre affection fraternelle demeure et se poursuit tout particulièrement auprès de Monique JAYET. Je garde une profonde reconnaissance pour ce que le Seigneur a accompli au travers de ce ministère.

Je vous honore pour votre fidélité, votre persévérance, et pour tout ce que vous avez donné au service de l’Évangile, souvent sans bruit, mais avec un cœur entier. Que le Seigneur vous bénisse et vous fortifie. Qu’Il garde vos maisons dans Sa paix, qu’Il renouvelle vos forces, et qu’Il vous accorde, jour après jour, la joie de marcher avec Lui. Pour tout ce que nous avons partagé, je dis simplement : merci.

En toute fraternité,

Yves GRAVET


 

 UNE OFFRANDE VIVANTE 

(Romains 12:1-2)

Si vous le permettez, j’aimerais commencer par un verset qui m’a porté, puis vous dire, avec simplicité, ce que j’ai vécu.

« Je vous encourage donc, frères et sœurs, par les compassions de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ce sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Romains 12:1-2 S21

Chaque fois que je relis cette parole de l’apôtre Paul sur le sacrifice vivant, je reviens à ma toute première rencontre avec mon Seigneur Jésus-Christ. Je revois ce moment où le Saint-Esprit m’a touché : je suis tombé là, comme plongé dans une vision, devant cet autel en pierres brutes.

Et là, dans cette présence, j’ai vu le sang du sacrifice de Jésus couler de chaque côté de l’autel, puis venir entourer mon corps, comme s’il en épousait tout le contour. Et j’ai entendu une voix, douce, paisible : « Je te purifie, je te purifie, je te purifie ! »

Le lendemain matin, avec mon épouse, nous avons constaté ce miracle : mon corps ne dégageait plus l’odeur du tabac. Cette dépendance qui me détruisait… qui me menait à la mort… elle venait d’être brisée.

 

Pour moi, ça a été un vrai tournant. Franchement… une renaissance. J’ai vu la puissance de Dieu agir, pour de vrai, dans ma vie. Oui, le tabac a été brisé. Mais au fond, ce n’était pas seulement « arrêter de fumer » : c’est mon cœur qui a changé. Et depuis ce jour-là, j’ai ce désir, tout simple : vivre autrement, chercher la volonté de Dieu, et Lui offrir ma vie, jour après jour, comme un sacrifice vivant.

Tout ça, c’est depuis janvier 1977. Et je peux vous le dire simplement : j’en suis toujours là, comme au premier jour. Cette expérience est restée vivante, gravée en moi. Chaque matin, Dieu la ravive comme une flamme, par Sa fidélité, par Sa grâce. Et, par la foi, je m’y attache jour après jour.

 

Parce qu’en fait, Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement (Hébreux 13:8). Tant que je suis sur cette terre, mon corps est là, offert sur l’autel, et je marche à Sa suite vers le pays de l’éternité.

 

Et, sur ce chemin, je me découvre peu à peu, et Jésus-Christ se révèle à moi, de gloire en gloire. C’est une certitude qui m’accompagne chaque jour : Dieu ne change pas, Dieu ne faillit pas, et Sa présence transforme tout. Alors oui, je tiens bon, le cœur fixé sur un seul but : vivre pour Sa gloire, jusqu’au bout.

Et là, au milieu de ces pierres brutes, le Seigneur Jésus-Christ m’a rendu à la vie. Pour moi, Il est devenu « ma seule couverture », c’est-à-dire mon abri, mon refuge.

 

Et puis Il est aussi mon potier : ma vie, ma destinée, tout est entre Ses mains. Sur Son tour, Il a pris soin de me façonner, de faire de moi le vase que je suis devenu, Son vase d’honneur. Sous Ses mains, Il a repris mes défauts, Il a réparé mes blessures… et Il continue encore. Et ça, vraiment, ça me donne confiance : Sa grâce travaille en moi, jour après jour, pour me conduire dans Son dessein.

 

Je ne me compare à personne. Je sais juste que Dieu m’appelle à Le servir comme Il le veut : dans la simplicité, dans la fidélité, parfois loin des projecteurs. Et je reste un membre de Son Église, parmi les autres. Et ma vie, entre Ses mains, c’est comme un cours d’eau vive : ça coule, ça avance, ça trouve son chemin… et ça renverse les obstacles.

Alors ma destinée, elle n’est pas faite selon les standards du monde. Elle a de la valeur dans cette discrétion, dans cette force tranquille de l’Esprit qui me porte au quotidien. Comme une source cachée : elle arrose ce qu’elle touche, et elle ramène la vie là où, parfois, tout semblait sec.

 

J’aimerais vraiment pouvoir rencontrer mon frère Paul — l’apôtre — et lui dire combien sa parole est vivante pour moi. Et puis, dans ma vie, il y a eu Jean-Michel… et il y a eu Danielle aussi. Dieu les a placés sur notre route, et nous en portons encore le fruit. Merci, Jean-Michel. Et Danielle, elle, repose en paix auprès du Seigneur.

Quant à Jean-Louis, il est maintenant dans la patrie céleste. Monique, je veux te dire merci, du fond du cœur. Et je veux honorer tout ce que vous deux avez semé en moi.

Parce que, vous savez, tout ça me parle encore aujourd’hui : ça éclaire chaque étape de ma marche avec le Seigneur. Et ça me rappelle une chose : le sacrifice quotidien, l’offrande de soi, c’est le chemin de la vraie transformation.

Et je le vois : cette parole continue de porter du fruit. Elle me relève, elle m’encourage, elle affermit mon engagement. Oui, cette voix résonne encore dans le cœur de ceux qui cherchent Dieu.

 

Depuis cet autel, ma vie est en Jésus. Son Esprit demeure en moi : je suis Son temple. Et, de là, c’est comme un cours d’eau vive qui transporte Sa vie en moi.

Ses promesses, Sa justice… tout ça me fait comprendre une chose : chaque jour, j’ai une occasion d’accueillir davantage Sa présence. Sa Parole, en moi, c’est une lumière qui guide mes pas.

Et chaque promesse devient une force, une espérance nouvelle. Alors je veux garder mon cœur ouvert, rester attentif à Sa voix, et être prêt à recevoir tout ce qu’Il veut déposer en moi… pour accomplir Sa volonté.

 

Aujourd’hui, je réalise à quel point l’écriture m’a construit, à l’époque où je servais dans l’œuvre Vie Abondante, une œuvre chrétienne. Je le dis simplement : les écrits et les enseignements de Jean-Louis, que j’ai eu à transcrire en réponse au courrier, ont été, pour moi, une vraie aide. Ces semences de vie m’ont façonné et ont musclé ma foi, mon espérance et mon amour.

Et puis, oui… est arrivée cette période où, à mon tour, j’ai prêché. J’étais plein de fougue. Je me suis emporté, parfois. Bref, c’était un temps. Et j’ai appris à bâtir, à édifier, sans jamais perdre de vue le savoir-faire de notre serviteur Jean-Louis.

Mais la grâce de Dieu m’a ramené à l’écriture. Et mes textes ont été repris, corrigés, puis partagés sur le blog de Vie Comblée et sur les réseaux. Puis un couple pastoral, Ethan et Cécilia, — sur la recommandation de Jean-Louis — m’a demandé de reprendre sa place à leurs côtés. Et aujourd’hui, ce frère s’appuie sur mes écrits pour enseigner l’assemblée.

 

Et quand je repense à tout ça, cette parole de Jésus me revient :

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers mon Père. » Jean 14:12 (S21)

 

Note : quand Jésus parle d’« œuvres plus grandes », je ne l’entends pas comme une invitation à me mesurer à Lui. Moi, je l’ai reçu comme une parole qui m’a pris par la main… et qui m’a relevé. Et je le dis simplement : ça me bouleverse encore aujourd’hui. Parce que, bien souvent, je vois mes limites. Je vois ma fatigue. Je vois ma faiblesse. Et pourtant… si je reste attaché à Jésus, Sa vie peut passer quand même. Avec le temps, je l’ai vu : le Seigneur agit au travers de choses toutes simples. Une parole au bon moment. Un geste discret. Un texte écrit dans le secret… puis partagé là où Il ouvre une porte. Et là, vous savez, je comprends : ce qui devient « grand », ce n’est pas moi. C’est Lui. Parce que Lui seul sait bénir, relever, consoler, et ramener des cœurs vers Dieu. Et moi, je veux simplement Lui dire oui.

 

J’ai l’intime conviction que j’apprends énormément par l’écriture : j’y puise à la source d’eau vive. Et je creuse encore… jusqu’à voir se révéler des richesses sous mes yeux. Et je sais d’où cela vient : comme Jésus l’a dit, cela vient de notre Père.

Et quand je laisse ces mots descendre dans mon cœur, je n’ai pas envie de parler de « grandes choses » pour impressionner les gens. J’écoute, j’observe, je discerne, et je laisse la sagesse me guider. J’ai juste envie de rester près de Lui… et de marcher avec Lui, simplement, là où je suis.

 

Et au terme de ce témoignage, je veux garder cette vérité devant moi : Dieu se plaît à faire passer la vie par une parole. Il suffit parfois d’un mot, reçu dans la foi, pour qu’un destin bascule et qu’un cœur soit relevé.

Comme l’a dit l’officier à Jésus : « Seigneur, dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. » (Matthieu 8:8). Cette foi simple m’enseigne la puissance de la Parole, et me rappelle que nos mots, lorsqu’ils sont déposés devant Dieu, peuvent devenir un instrument de consolation, de relèvement et de vie. Que toute la gloire revienne à Jésus-Christ, aujourd’hui et pour l’éternité.

 

Seigneur Jésus-Christ, je Te rends grâce pour Ta fidélité et pour Ta grâce qui relève. Reçois ma vie, encore une fois, comme une offrande vivante. Garde mon cœur humble et disponible, conduis-moi par Ton Esprit, et fais de mes mots un instrument de paix, de consolation et de vérité. À Toi soient la gloire, l’honneur et la louange, aujourd’hui et pour l’éternité. Amen.

 

Yves GRAVET

Son serviteur



 

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