RÉSUMÉ
Ce message biblique traite de la manière dont le croyant peut résister à l’agitation intérieure et extérieure ainsi qu’aux influences troublantes, en demeurant fermement enraciné en Jésus-Christ et dans la Parole de Dieu. Il affirme que, dans un monde instable et conflictuel, la Bible demeure une source sûre de paix, de discernement et de stabilité spirituelle.
L’auteur souligne l’importance de garder les yeux fixés sur le Christ, notamment par la prière et la méditation des Écritures, afin de ne pas se laisser emporter par la peur ou la confusion. La prière confiante est présentée comme un refuge essentiel permettant d’expérimenter la paix de Dieu au cœur des épreuves.
Le texte insiste également sur la nécessité de rester enraciné dans la Parole, qui éclaire le chemin du croyant et le protège contre les discours trompeurs ou manipulateurs. Face aux agitateurs, le disciple du Christ est appelé à répondre non par la colère, mais par l’amour, la douceur et la vérité, conformément à l’enseignement de Jésus.
La communion fraternelle est décrite comme un soutien spirituel majeur, permettant aux croyants de persévérer ensemble, de s’encourager et de résister à l’isolement et à la confusion. L’espérance en la souveraineté de Dieu rappelle que, même au cœur du chaos, Dieu agit pour le bien de ceux qui l’aiment.
Le document développe ensuite une vision plus spirituelle du combat chrétien, en évoquant la lutte entre la chair et l’Esprit, la réalité des ténèbres spirituelles sans Dieu, et l’autorité spirituelle donnée par Christ à ses disciples pour résister aux forces du mal.
Enfin, l’auteur élargit la perspective en rappelant l’identité céleste du croyant, appelé à manifester sur la terre le règne du Christ. À travers l’image de l’échelle de la foi, le message encourage une ascension spirituelle continue, une vie transformée et engagée, où chaque croyant devient un ambassadeur du Royaume de Dieu, porteur de paix, d’espérance et de lumière dans la société.
FACE À L’AGITATION
ET AUX AGITATEURS
Conseils bibliques pour résister dans la foi,
face aux agitations et agitateurs ?
Comment puiser force et paix
dans la Parole de Dieu en période de trouble
Introduction
Dans un monde marqué par l’instabilité, les tensions et les bouleversements de toutes sortes, les croyants sont régulièrement confrontés à l’agitation extérieure comme aux combats intérieurs. Crises sociales, incertitudes politiques, pressions économiques ou discours troublants peuvent ébranler la paix du cœur et fragiliser la foi. À cela s’ajoutent parfois des voix qui, consciemment ou non, cherchent à détourner l’homme de son espérance en Dieu.
Face à ces réalités, la Parole de Dieu demeure une source inépuisable de lumière, de discernement et de paix. Elle offre des repères solides pour résister à l’agitation, déjouer l’influence des agitateurs et rester fermes dans la foi, sans céder à la peur ni au découragement. En Jésus-Christ, le croyant n’est ni livré au chaos ni abandonné aux forces qui secouent le monde : il est appelé à demeurer enraciné, confiant et victorieux.
Ce message se propose d’explorer, à la lumière des Écritures, comment puiser force et paix dans la Parole de Dieu en période de trouble. Nous verrons d’abord comment garder les yeux fixés sur Christ et cultiver une foi vivante au quotidien. Puis, nous approfondirons la dimension spirituelle du combat auquel le croyant est confronté, afin de mieux comprendre l’autorité et l’identité qui lui sont données en Christ. Enfin, nous élargirons notre regard vers la perspective céleste et missionnée de la foi, appelant chaque disciple à vivre comme un témoin de paix, d’espérance et de lumière au cœur d’une société en quête de repères.
1. Garder les yeux fixés sur le Christ
Dans Hébreux 12 :2, il est écrit : « Fixons les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi. »
Mais comment cela se traduit-il concrètement ?
Fixer les yeux sur Jésus, c’est choisir chaque jour de nourrir sa relation avec Lui : par la prière, la méditation ou la lecture de la Parole, nous restons centrés sur notre foi et sur Celui qui nous donne la paix.
Par exemple, lorsque l’anxiété ou la confusion s’invitent dans notre vie, nous pouvons prendre un instant pour respirer profondément, prier et nous rappeler cette promesse de stabilité en Christ.
En agissant ainsi, nous refusons de nous laisser distraire par le tumulte du monde et nous plaçons notre confiance dans Celui qui demeure notre rocher, capable de nous soutenir dans toutes les épreuves.
2. S’appuyer sur la prière et la confiance en Dieu
Philippiens 4 :6-7 nous encourage : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »
Face aux agitateurs, la prière est notre refuge. Elle nous permet de remettre nos inquiétudes entre les mains de Dieu et de recevoir sa paix en retour.
Par exemple, lorsque je me sens submergé par les difficultés au travail, je prends un moment pour prier et exprimer mes besoins à Dieu. Cela m’aide à retrouver le calme et à faire confiance à sa présence, même au milieu de la tempête.
Cette promesse m’a souvent réconforté dans les moments d’incertitude, me rappelant que je ne suis pas seul face à mes inquiétudes. En partageant nos fardeaux avec Dieu, nous pouvons expérimenter sa paix profonde, même quand tout autour de nous semble instable.
3. Rester enraciné dans la Parole
Le Psaume 119 :105 déclare : « Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. »
Cette métaphore souligne que la parole de Dieu agit comme une lumière qui éclaire les zones d’ombre de notre existence. Même lorsque nous traversons des périodes d’incertitude ou de confusion, elle nous permet d’avancer avec assurance, guidés par la vérité divine.
Lire et méditer la Bible chaque jour nous aide non seulement à discerner ce qui est juste, mais aussi à ne pas succomber aux discours troublants ou manipulateurs.
Par exemple, face à des conseils contradictoires ou des influences négatives, il m’est arrivé de méditer un passage biblique afin de mieux discerner la voie à suivre : cette démarche m’a souvent permis d’éviter de me laisser entraîner par des paroles trompeuses et de faire des choix éclairés.
Ainsi, la Parole éclaire nos décisions et nous oriente vers la vérité et la paix intérieure.
4. Cultiver l’amour et la douceur, même envers les agitateurs
Jésus nous appelle à une attitude qui va souvent à contre-courant de notre réflexe naturel. Il dit :
« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous persécutent. » Matthieu 5 :44
Ce n’est pas un simple conseil moral, c’est un appel profond à vivre selon la logique du Royaume de Dieu.
Face à ceux qui agitent, divisent ou provoquent, la tentation est grande de répondre par la colère, la dureté ou le rejet. Pourtant, Jésus nous invite à un autre chemin : celui de l’amour et de la douceur. Cet amour n’est pas une faiblesse, ni une naïveté. Il ne consiste pas à fermer les yeux sur le mal ou à excuser des comportements injustes. Aimer, ce n’est pas approuver.
Choisir l’amour, c’est refuser de répondre à la haine par la haine. C’est rester fermes dans la vérité, tout en gardant un cœur pur, libre de l’amertume et du ressentiment. La douceur biblique n’est pas une absence de conviction, mais une force maîtrisée, guidée par l’Esprit de Dieu.
5. S’ancrer dans la communion fraternelle pour résister à l’agitation
Dans un contexte marqué par l’agitation, la division et les influences perturbatrices, l’isolement devient un terrain fragile pour la foi. La Parole de Dieu nous rappelle que la communion fraternelle est une force spirituelle essentielle pour demeurer fermes et paisibles au milieu des tempêtes. Jésus lui-même affirme : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Matthieu 18:20). Cette promesse souligne que la présence du Christ se manifeste de manière particulière lorsque les croyants marchent ensemble.
Face aux discours troublants et aux agitateurs, l’Église devient un lieu de discernement, de protection et d’encouragement. Être entouré de frères et sœurs dans la foi permet de ne pas porter seul les combats intérieurs, de confronter les influences extérieures à la vérité de la Parole et de rester enraciné dans l’espérance.
L’auteur de l’épître aux Hébreux nous exhorte ainsi : « Veillons les uns sur les autres pour nous inciter à l’amour et aux bonnes œuvres… mais encourageons-nous mutuellement » (Hébreux 10:24-25).
Dans ces temps d’agitation, partager la prière, l’écoute et l’exhortation fraternelle devient un rempart contre la peur, le découragement et la confusion. La communion permet de garder une foi équilibrée, affermie dans la vérité et guidée par l’Esprit. Ainsi, l’assemblée des croyants n’est pas seulement un lieu de rassemblement, mais un appui spirituel vivant, où chacun est fortifié pour résister aux influences perturbatrices et avancer dans la paix et la fidélité à Christ.
6. Espérer dans la souveraineté de Dieu
Romains 8 :28 nous rappelle : « Nous savons du reste que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »
Ce verset prend tout son sens dans la vie quotidienne : par exemple, lorsque nous traversons une période difficile, se souvenir que Dieu agit pour notre bien peut nous aider à garder espoir et à persévérer.
Peut-être traversez-vous en ce moment une épreuve qui semble insurmontable ?
Ce passage nous encourage à croire que Dieu n’a pas perdu le contrôle : même dans l’incertitude, il travaille pour notre bien et nous accompagne à chaque étape.
Ainsi, cette assurance nous invite à avancer avec confiance, sachant que rien n’échappe à la souveraineté divine.
7. Vivre la paix et l’espérance au cœur des tensions
Dans un contexte marqué par les tensions politiques et sociales qui secouent les nations et, en particulier, notre pays — entre manifestations, débats houleux et incompréhensions entre citoyens — il est essentiel de se souvenir que la Parole de Dieu propose des repères concrets pour traverser ces périodes troublées. Demeurer en Christ, c’est faire le choix de préserver la paix intérieure, même lorsque l’actualité peut nous déstabiliser ou nous inquiéter.
Cette paix se cultive également à travers la prière persévérante : remettre chaque jour la nation et ses dirigeants entre les mains de Dieu devient alors un acte de confiance et d’intercession.
S’enraciner dans les promesses divines est une autre manière d’alimenter notre espérance : relire et méditer les passages de la Bible qui témoignent de la fidélité de Dieu dans les moments incertains nous rappelle qu’Il demeure présent et agissant.
Par ailleurs, aimer nos adversaires prend une dimension concrète : cela signifie s’efforcer d’écouter sincèrement le point de vue de l’autre sans jugement, lui témoigner du respect ou même lui offrir une aide lorsque la situation le permet, surtout dans les moments difficiles.
S’entourer de la communauté chrétienne s’avère tout aussi fondamental : participer à des groupes de partage ou soutenir ceux qui souffrent permet de renforcer la solidarité et l’unité dans la foi.
Enfin, il s’agit d’espérer dans la souveraineté de Dieu : garder confiance qu’au-delà du chaos apparent, Dieu agit pour le bien de tous. Cette espérance offre le courage d’avancer et de persévérer, en s’appuyant sur la certitude que rien ne lui échappe.
Ainsi, la foi devient une lumière vivante : elle nous permet de résister avec courage et de rester des témoins authentiques de paix et d’espérance au cœur de la société.
8. Comprendre la dualité entre la chair et l’Esprit
La Parole de Dieu enseigne que la nature humaine, appelée « la chair », est souvent en conflit avec la volonté de Dieu révélée par l’Esprit.
Paul écrit dans Galates 5 :17 : « Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez. »
Cette dualité se manifeste parfois de manière inconsciente, à travers nos penchants naturels, ou consciemment, lorsque nous luttons intérieurement entre nos désirs personnels et l’obéissance à la volonté de Dieu. Par exemple, il peut arriver que nous ressentions l’envie de répondre avec colère à une injustice, alors que l’Esprit nous invite à la patience et au pardon ; ou encore d’être tentés d’agir par orgueil ou égoïsme, alors que Dieu nous appelle à l’humilité et au service des autres.
Reconnaître ce combat est essentiel pour chercher la force de l’Esprit et soumettre notre volonté à celle de Dieu. Pour surmonter ce combat, il est important de prier régulièrement et de méditer la Parole afin de laisser l’Esprit guider nos choix quotidiens ; s’entourer de frères et sœurs dans la foi peut également aider à persévérer dans ce cheminement spirituel.
Le combat entre la chair et l’Esprit révèle une réalité plus vaste encore : lorsque l’Esprit de Dieu est absent, la chair ne rencontre plus de résistance intérieure.
L’Écriture nous enseigne que l’humanité séparée de Dieu ne marche pas seulement dans la confusion, mais dans de véritables ténèbres spirituelles, devenant vulnérable aux influences qui nourrissent l’agitation et la division.
C’est cette réalité spirituelle profonde que nous devons maintenant examiner : celle de l’homme sans Dieu.
9. L’humanité sans Dieu : ténèbres et vulnérabilité spirituelle
Effectivement, selon l’enseignement de Sa Parole, l’humanité séparée de Dieu, c’est-à-dire de sa gloire, demeure sous l’ombre des ténèbres spirituelles. C’est uniquement par la réconciliation offerte en Jésus-Christ que l’homme peut retrouver la lumière et la communion avec Dieu le Père. Jean 8 :12 rapporte les paroles de Jésus : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »
Ainsi, sans cette réconciliation, l’homme reste éloigné de la vraie lumière divine et de la vie en plénitude que Dieu propose.
Par voie de conséquence, il reste exposé dans sa faiblesse aux esprits méchants dans les lieux célestes qui, en réalité, sont la source de ces discours instigateurs à l’agitation. C’est pourquoi il est crucial de rechercher la protection et la force que seul l’Esprit de Dieu peut offrir, afin de ne pas succomber à l’influence de ces puissances spirituelles adverses.
Le diagnostic spirituel est clair : sans Dieu, l’homme demeure exposé aux ténèbres et aux influences qui nourrissent l’agitation et la division. Mais cette réalité n’est pas une fatalité.
Jésus-Christ n’est pas seulement venu éclairer les ténèbres ; il est venu les vaincre. Et dans cette victoire, il a transmis à ses disciples une autorité spirituelle réelle face aux puissances adverses.
C’est cette autorité, donnée par Christ, que nous devons maintenant comprendre et saisir.
10. L’autorité spirituelle donnée par Christ
Comment ne pas saisir ce que Jésus enseigne lorsqu’il dit : « Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les œuvres de ténèbres… » ?
Cette affirmation souligne l’autorité spirituelle que Christ accorde à ses disciples face aux forces du mal.
Jésus, en s’adressant à ses fidèles, leur rappelle qu’ils ne sont pas démunis devant les puissances adverses, mais qu’ils reçoivent, par la foi et l’action de l’Esprit, la capacité de résister et de triompher sur toute forme d’oppression spirituelle.
Ce pouvoir ne provient pas de nous-mêmes, mais de la présence du Christ en nous. Il s’agit d’une invitation à marcher avec assurance, en sachant que, malgré l’obscurité ou les attaques spirituelles, nous sommes équipés pour avancer sans craindre les ténèbres.
C’est en demeurant attachés à Jésus, source de lumière et de victoire, que nous pouvons véritablement expérimenter cette autorité et vivre dans la liberté qu’Il offre.
11. La dimension céleste de la foi en Jésus
Une identité enracinée dans le Christ
La foi en Jésus ne se limite pas à la réalité terrestre. Elle s'étend au-delà de notre existence, dans une dimension spirituelle profonde qui transcende les circonstances du monde. En effet, selon Éphésiens 2:6, « nous sommes ressuscités ensemble et assis dans les lieux célestes ».
Cette affirmation ne se présente pas seulement comme une promesse à venir, mais comme une position actuelle pour chaque croyant. Ainsi, notre identité et notre autorité ne dépendent pas des situations de ce monde, mais sont solidement ancrées dans le Christ.
Vivre la victoire et la gloire de Jésus
Reconnaître ces vérités, c'est accepter que notre vie chrétienne porte déjà la marque de la résurrection et de la victoire de Jésus. Cela nous encourage à vivre chaque jour avec assurance et espérance, en ayant conscience que nous sommes participants de sa gloire et appelés à manifester son règne, aussi bien sur la terre que dans les lieux célestes. Cette perspective transforme notre manière d'avancer : nous ne subissons pas le monde, mais témoignons de la vie nouvelle et de la puissance reçue en Jésus-Christ.
Être assis avec Christ dans les lieux célestes ne nous place pas en spectateurs du monde, mais en ambassadeurs de son règne.
La position céleste du croyant porte en elle une responsabilité : manifester sur la terre ce qui est déjà établi dans le ciel. Là où règnent encore l’agitation, la confusion et la division, Dieu appelle ses enfants à être des porteurs visibles de son Royaume.
Entrons maintenant dans cette vocation : celle de manifester le règne du Christ sur la terre.
12. La vocation de manifester le règne du Christ sur la terre
En tant que participants à la gloire du Christ, nous recevons un appel fondamental : manifester la réalité de son règne aussi bien sur la terre que dans les cieux. Cette vocation se concrétise par une vie transformée, où chaque croyant est invité à devenir le reflet vivant de la justice, de la paix et de l’amour qui caractérisent le Royaume de Dieu.
Notre quotidien, nos paroles et nos actes sont ainsi porteurs d’une lumière nouvelle, celle du Christ, que nous sommes appelés à faire rayonner dans tous les domaines de la société.
De cette manière, chaque croyant devient un véritable ambassadeur du Christ, anticipant par son témoignage et son engagement l’accomplissement parfait de la volonté divine, telle que nous la proclamons dans la prière : « sur la terre comme au ciel ».
La moisson et l’engagement des croyants
Jésus, dans ses paroles, affirme que « la moisson est mûre » et encourage ses disciples à prier le Père afin qu’il envoie des ouvriers dans sa moisson.
Cette exhortation invite chaque croyant à porter un regard attentif sur la société qui l’entoure. Les difficultés et les souffrances présentes dans le monde — telles que l’injustice, la solitude, la détresse ou encore la perte de repères — révèlent l’immensité d’un champ prêt à être travaillé.
C’est au cœur de ce contexte que l’Évangile peut porter du fruit, si les croyants acceptent de s’engager activement, portés par l’espérance et déterminés à répondre à l’appel du Christ.
Manifester le règne du Christ sur la terre suppose un choix clair : celui de l’engagement. Le Royaume ne progresse pas par l’indifférence, ni par une foi passive, mais par des disciples disposés à sortir de leur confort pour répondre à l’appel du Seigneur.
Face à une société en quête de sens et de repères, Dieu cherche encore des ouvriers.
Considérons maintenant cet appel à l’engagement concret des croyants.
13. L’appel à l’engagement concret des croyants
Le constat du manque d’ouvriers dans la moisson invite à une réflexion profonde sur l’état et la mission de la communauté chrétienne. Il est légitime de s’interroger sur la réalité de notre engagement : ne sommes-nous pas parfois enclins à nous replier sur nous-mêmes, à nous isoler, au point d’oublier notre vocation première de témoins vivants et porteurs d’espérance ?
Cette tendance à la fermeture risque de nous éloigner de la dynamique de l’Évangile et d’amoindrir notre impact dans la société.
Pourtant, Jésus n’appelle pas ses disciples à une simple observation passive ni à la dénonciation stérile du mal. Son invitation est claire : il s’agit de s’impliquer, de sortir de nos zones de confort et d’aller à la rencontre de ceux qui cherchent, souffrent ou demeurent dans le doute.
La véritable réponse à cet appel consiste à manifester, par des actes concrets, l’amour du Christ au cœur d’une société en quête de sens.
Refuser l’indifférence et l’immobilisme, c’est choisir de ne pas être une Église absente ou silencieuse face aux défis de notre époque. C’est au contraire assumer pleinement la mission d’ambassadeurs du Christ, prêts à porter la lumière et l’espérance là où elles font le plus défaut.
L’engagement pour le Royaume place le croyant au cœur d’un combat qui dépasse le visible. Là où le règne du Christ progresse, les forces adverses cherchent à résister.
Dieu n’a pas laissé ses disciples démunis : il leur a confié une arme précise, efficace et spirituelle, capable de discerner, de résister et de vaincre. Cette arme, l’Écriture l’appelle l’épée de l’Esprit : la Parole de Dieu.
14. L’épée de l’Esprit : la Parole comme arme spirituelle
L’épée de l’Esprit, telle qu’elle est mentionnée dans Éphésiens 6:17, occupe une place essentielle dans l’arsenal spirituel du croyant. Elle désigne spécifiquement la Parole de Dieu, qui n’est pas un instrument de conflit contre des adversaires humains, mais une arme destinée à combattre les forces du mal opérant dans les lieux célestes.
Loin d’être utilisée dans des affrontements physiques, cette épée s’emploie dans la prière et la foi, permettant au croyant de confronter et de repousser les esprits mauvais. Par la proclamation et l’application de la Parole, le croyant est ainsi capable de discerner les attaques spirituelles et d’affirmer la victoire de Christ dans chaque circonstance.
C’est dans cet usage précis, au cœur du combat spirituel, que l’épée de l’Esprit révèle toute sa puissance : elle offre au disciple de Jésus les moyens de résister aux assauts du mal, de rester ferme dans sa foi et de manifester la victoire du Seigneur dans sa vie quotidienne.
La Parole de Dieu n’est pas seulement une arme pour combattre ; elle est aussi une semence de vie nouvelle. Là où elle agit pleinement, elle ne laisse pas le croyant inchangé.
En Jésus-Christ ressuscité, Dieu inaugure une vie glorieuse qui dépasse les limites de la condition humaine et appelle ses disciples à une transformation profonde.C’est cette réalité de la résurrection, et l’appel à y participer pleinement, que nous allons maintenant explorer.
15. La vie glorieuse du Christ ressuscité et notre appel à la transformation
Après sa résurrection, Jésus n'est plus soumis aux limites de la condition humaine : il est désormais vivant, exalté dans la gloire, siégeant à la droite du Père dans les lieux célestes. Sa nature s’est transformée, il est le Fils de Dieu pleinement glorifié, possédant un corps ressuscité et divin.
Ainsi, il accomplit la réconciliation de l’humanité avec le Père, nous ouvrant librement l’accès à la vie éternelle.
Pour les croyants, cette réalité n’est pas simplement un dogme à confesser, mais une invitation à entrer dans une expérience de transformation profonde. « Car vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ, »Galates 3 :27 DRB
Être uni à Christ ressuscité, c’est recevoir le baptême de la gloire : une immersion totale dans la vie nouvelle qu’il offre et revêtir sa nature glorieuse.
Ce baptême dépasse le cadre d’un rite ou d’une tradition ; il engage toute notre existence dans une dynamique de transformation intérieure et extérieure, touchant l’esprit, l’âme et le corps, et nous entraîne dans une ascension spirituelle, une véritable montée vers le ciel.
La résurrection de Christ ouvre devant nous un chemin de gloire qui ne s’arrête pas à une expérience spirituelle initiale. Elle nous appelle à aller plus loin, plus haut, plus profondément dans la communion avec Dieu.
Trop souvent, la foi se fige, se contente du minimum et perd de vue cette dimension céleste à laquelle elle est appelée. Or, Dieu nous invite à une ascension spirituelle continue.
C’est cette réalité que symbolise l’image biblique de l’échelle de la foi, que nous allons maintenant explorer.
16. L’échelle de la foi : une ascension permanente vers les lieux célestes
Bien souvent, notre ascension spirituelle s’interrompt au moment où nous cessons de croire avec audace, de désirer ardemment ou de rechercher plus profondément la présence de Dieu. Nous nous installons alors dans une vie chrétienne superficielle, satisfaite du minimum, sans aspirer à expérimenter pleinement la puissance et la profondeur de l’union avec Christ glorifié.
Or, la plénitude de la vie chrétienne ne se trouve pas dans l’immobilisme spirituel, mais dans une quête constante de communion avec Jésus. Elle s’enracine dans une expérience renouvelée de sa gloire, qui transforme notre regard, notre cœur et notre manière de vivre. Cette dynamique appelle également une audace spirituelle : celle de vivre chaque jour comme des ressuscités avec Lui, conscients de notre identité nouvelle et engagés à manifester sa vie dans le monde.
En évoquant l’échelle de Jacob, nous sommes invités à nous rappeler cette vision où les anges montaient et descendaient entre le ciel et la terre, selon Genèse 28 :12-18
« Et il songea : et voici une échelle dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux ; et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient sur elle.
Et voici, l’Éternel se tenait sur elle, et il dit : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac ; la terre, sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, et à ta semence ; et ta semence sera comme la poussière de la terre ; et tu t’étendras à l’occident, et à l’orient, et au nord, et au midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta semence.
Et voici, je suis avec toi ; et je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans cette terre-ci, car je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit. Et Jacob se réveilla de son sommeil, et il dit : Certainement, l’Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas.
Et il eut peur, et dit : Que ce lieu-ci est terrible ! Ce n’est autre chose que la maison de Dieu, et c’est ici la porte des cieux !
Et Jacob se leva de bon matin, et prit la pierre dont il avait fait son chevet, et la dressa en stèle, et versa de l’huile sur son sommet. » Genèse 28:12-18 JND
Cette image n’est pas simplement un récit symbolique : elle porte une réalité prophétique quant à la connexion permanente entre le divin et l’humain. L’échelle représente le passage, la communication ouverte que Dieu établit avec l’homme ; elle annonce aussi la venue de Christ, véritable pont entre le ciel et la terre, et l’activité incessante des anges au service de son dessein.
Il est possible que, absorbés par les défis quotidiens ou la routine spirituelle, nous oubliions cette dimension céleste où la présence et l’action de Dieu demeurent accessibles.
Les anges, envoyés pour servir ceux qui héritent du salut, témoignent de cette interaction vivante et prophétique : ils accompagnent, protègent et soutiennent les croyants dans leur marche.
Revenir à l’échelle de Jacob, c’est reconnaître que notre vie chrétienne s’inscrit dans une dynamique d’échanges et de mouvements entre la terre et le ciel, et que nous sommes appelés à vivre dans l’attente et l’expérience de la réalité surnaturelle du Royaume de Dieu.
Oui, Jacob pouvait affirmer dans sa vision : « L’Éternel est présent dans ce lieu ! » Mais notre perception humaine, souvent limitée par nos doutes et nos peurs, risquerait-elle de nous maintenir en captivité, incapables de discerner la présence divine dans notre quotidien ?
Ou déciderions-nous, comme Jacob, considérer notre « pierre angulaire – Jésus » sur qui nous nous reposons, et d’en élever « notre autel » de prières, de lieu de culte ?
Cette invitation à dépasser nos frontières personnelles pour expérimenter la réalité surnaturelle de Dieu demeure aujourd’hui encore un appel vibrant adressé à chaque croyant.
Conclusion
Face à l’agitation du monde et aux voix qui cherchent à troubler les cœurs, la Parole de Dieu nous rappelle une vérité essentielle : le croyant n’est jamais livré au chaos. En Jésus-Christ, il reçoit une paix qui ne dépend ni des circonstances ni des tensions extérieures, mais de sa communion vivante avec Dieu.
Rester fermes dans la foi suppose de garder les yeux fixés sur Christ, de s’ancrer quotidiennement dans la prière et dans les Écritures, et de discerner les influences qui nous entourent à la lumière de la vérité biblique. Face aux agitateurs, l’appel de l’Évangile demeure clair : répondre non par la colère ou la peur, mais par l’amour, la douceur et la fidélité à la vérité, manifestant ainsi l’esprit du Royaume de Dieu.
Yves GRAVET
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.