mercredi 13 mai 2026

Paroles reçues dans la prière

 



Paroles reçues

dans la prière

« Par cet écrit, je livre une prière de Jocelyne, humble servante du Seigneur Jésus-Christ, dans un esprit de foi, d’humilité et de profonde révérence. »

Yves GRAVET

Cette prière s’élève comme un témoignage de foi, de délivrance et de communion avec le Saint-Esprit. Elle exprime le désir profond d’une âme qui aspire à demeurer sous sa conduite, dans sa lumière et dans la plénitude de sa présence.

 



Prière pour demeurer dans le rayonnement du Saint-Esprit

Ce matin, je retrouve le verset de ma sortie d’Égypte : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. » (Exode 20 :2)

Ce matin, je prends conscience de la vive présence du Saint-Esprit en moi. Il me conduit dans toute la vérité, affermit mes pas dans la voie du Seigneur et rend témoignage à mon esprit que j’ai été délivrée de la maison de servitude. Sous sa lumière souveraine, mon âme demeure en paix, et mon cœur s’abandonne avec confiance à la volonté du Très-Haut.

Désormais, je m’attache à garder précieusement cette grâce dans tout ce que j’entreprends, afin qu’elle demeure vivante en mon être, dans mes œuvres et dans mon témoignage.

Sa présence demeure continuellement à mes côtés. Je désire n’être qu’un avec Lui, afin que son rayonnement resplendisse sans cesse en moi et que sa lumière habite mes jours comme mes nuits.

Je désire ressentir, jour après jour, en moi, la plénitude de sa puissance, l’éclat de sa gloire, la présence de son Esprit et le souffle de sa vie.

Qu’Il me soit donné d’avancer partout où je vais et d’ouvrir les portes des cœurs, afin que ce rayonnement demeure l’objet constant de mon attention, le sceau de mon témoignage et la marque visible de sa grâce.

Ô Saint-Esprit, daigne accorder à ta servante ce rayonnement, car ta Parole me dit : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3 :16, Segond)

« Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. » (1 Corinthiens 2 :12-13, Segond)

Ainsi, je désire en parler, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit de Dieu, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.

Car les hommes livrés au mal ne comprennent point ce qui est juste ; mais ceux qui cherchent l’Éternel comprennent toute chose.

Garde donc mon oreille attentive à ta voix, ô Esprit de Dieu, afin que ma prière te soit agréable, que ma vie demeure continuellement sous ta conduite, et que mon âme soit à jamais gardée dans la lumière de ta présence.

Que cette prière demeure comme une offrande de foi et d’abandon entre les mains du Seigneur, afin que sa lumière éclaire sans cesse mon chemin, que son Esprit affermisse ma marche, et que toute ma vie rende témoignage à sa grâce.



Prière pour recevoir les trésors du Père

Ce matin, Père Éternel, je viens ouvrir la porte de la salle de tes trésors.

Dans le silence de ta présence, je m’avance avec respect, afin de recevoir ce que ta main a préparé pour mon âme.

Je viens recevoir et voir s’appliquer en moi une mémoire excellente, une mémoire parfaite, où rien ne défaille, car Tu es mon Dieu, Tu es mon Père.

Je reçois la bonne santé, la bonne mémoire et des jambes affermies. Je viens les voir s’appliquer en tout mon être, afin de mieux te servir et de mieux t’honorer.

« Aussi l’Éternel attend-il pour vous faire grâce, aussi se lèvera-t-il pour vous faire miséricorde ; car l’Éternel est un Dieu juste : heureux tous ceux qui espèrent en lui ! » (Ésaïe 30 :18, Segond)

Oui, l’Éternel désire nous faire grâce ; il se lèvera pour nous faire miséricorde. Car l’Éternel est un Dieu juste. Heureux tous ceux qui espèrent en lui ! Quant à moi, j’espère en tes promesses.

« Allons au-devant de lui avec des louanges, faisons retentir des cantiques en son honneur ! » (Psaume 95 :2, Segond)

Je viens au-devant de ta face avec des louanges, et je fais retentir dans mon cœur des cantiques en ton honneur, car il est bon de paraître devant toi avec reconnaissance et avec joie.

« À celui qui est ferme dans ses sentiments, Tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi. » (Ésaïe 26 :3, Segond)

« Parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » (2 Corinthiens 4 :18, Segond)

Père Éternel, apprends-moi à regarder au-delà de ce qui passe, afin que mon cœur demeure affermi dans ta paix, dans tes promesses et dans l’éternité de ta présence.

  

 

Prière pour être un en Lui

Ce matin, le Saint-Esprit me renouvelle par ces paroles : Jean 17 :20-23.

« Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » (Jean 17 :20-23, Segond)

Ma prière : Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un en nous.

« Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. » (1 Timothée 5 :8, Segond)

« Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. » (Hébreux 12 :5, Segond)

Père bien-aimé, rends mon cœur docile à ton exhortation, afin que je reçoive ta correction avec foi, humilité et persévérance.

Et tandis que mon cœur s’incline sous ton exhortation, tu m’apprends aussi que l’offrande de moi-même à ta volonté ouvre le chemin d’une joie que toi seul peux donner.

Une réponse du Seigneur dans ce dialogue : « Plus tu t’offres à moi, et plus tu consens à ma manière d’agir, plus je te remplis d’une joie ineffable et glorieuse. »

« Rendez à l’Éternel gloire pour son nom ! Prosternez-vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés ! » (Psaume 29 :2, Segond)

« Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse. » (1 Pierre 1 :8, Segond)

Seigneur, apprends-moi à m’offrir pleinement à toi, afin que ma vie te rende gloire et que mon âme soit remplie de cette joie ineffable et glorieuse que tu réserves à ceux qui t’aiment et se confient en toi.

Ainsi, garde-moi dans ton amour, affermis-moi dans ton exhortation, et conduis-moi jusqu’à cette joie glorieuse qui naît de l’abandon entier à ta volonté.

 

Prière pour marcher dans l’obéissance

Ce matin, Seigneur, je désire marcher dans l’obéissance, afin que chacun de mes pas demeure soumis à ta volonté et conduit par ta sagesse.

Le Saint-Esprit me conduit dans sa Parole par ce verset : Ésaïe 40 :31.

« Mais ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point. » (Ésaïe 40 :31, Segond)

Cette parole me fortifie et met sur mon cœur tout le chapitre 3 de Malachie. Je lis donc ce passage, et plus particulièrement les versets 10 à 18, qui raniment en mon âme une joie profonde.

« Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. Pour vous je menacerai celui qui dévore, et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, dit l’Éternel des armées. Toutes les nations vous diront heureux, car vous serez un pays de délices, dit l’Éternel des armées. Vos paroles sont rudes contre moi, dit l’Éternel. Et vous dites : Qu’avons-nous dit contre toi ? Vous avez dit : C’est en vain que l’on sert Dieu ; qu’avons-nous gagné à observer ses préceptes, et à marcher avec tristesse à cause de l’Éternel des armées ? Maintenant nous estimons heureux les hautains ; oui, les méchants prospèrent ; oui, ils tentent Dieu, et ils échappent ! Alors ceux qui craignent l’Éternel se parlèrent l’un à l’autre ; l’Éternel fut attentif, et il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Éternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert. Et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. » (Malachie 3 :10-18, Segond)

Seigneur, apprends-moi à marcher dans une obéissance fidèle et confiante, afin que ma vie soit trouvée devant toi comme un témoignage vivant de foi, de crainte respectueuse et de bénédiction.

Combien devons-nous veiller à la manière dont nous donnons à Dieu, surtout lorsque c’est lui-même qui nous le demande !

Ainsi, conduis-moi dans l’obéissance de la foi, dans la fidélité de l’offrande, et dans la paix de celui qui marche humblement sous ta bénédiction.

  

 

Prière pour demeurer dans la confiance

Ce matin, Seigneur, je viens déposer devant toi mes pensées, mes attentes et mes combats, afin d’apprendre à demeurer dans la confiance.

« Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. »(Proverbes 3 :5-6, Segond)

Apprends-moi à me reposer en toi sans réserve, à renoncer à mes propres appuis, et à recevoir de ta main la paix qui accompagne ceux qui se confient en toi.

« À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel à perpétuité, car l’Éternel, l’Éternel est le rocher des siècles. » (Ésaïe 26 :3-4, Segond)

Oui, je viens auprès de toi, cher Père, te rendre grâce pour les paroles que tu me fais entendre chaque jour ; elles produisent la paix dans mon cœur, et mon âme reconnaît l’œuvre de Jésus, le Prince de la paix, qui me témoigne sa présence en moi, son temple.

Ainsi, affermis mon cœur dans une confiance paisible, afin que je marche non selon mes craintes, mais sous la lumière fidèle de ta conduite.

« Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! » (Hébreux 13 :20-21, Segond)

Merveilleux Seigneur Jésus, le grand Pasteur des brebis, par ton sang versé à la croix de Golgotha, tu as scellé ton alliance éternelle pour nous rendre capables de toute bonne œuvre, pour l’accomplissement de ta volonté, et pour opérer en nous ce qui t’est agréable. À Jésus-Christ soit toute ma reconnaissance, et la gloire aux siècles des siècles.

Jocelyne,

Servante du Seigneur

  

 

À travers ce recueil, Jocelyne laisse paraître une âme de prière, humble, fervente et attentive à la voix de Dieu. Nourries par l’Écriture et portées par un profond esprit de foi, ses méditations témoignent d’un chemin intérieur de communion, d’obéissance, d’abandon et de confiance entre les mains du Seigneur. 

Ce livret reflète ainsi une vie spirituelle en marche, façonnée par la Parole, éclairée par le Saint-Esprit et tendue vers la paix, la fidélité et la gloire de Jésus-Christ. 

Ce livret recueille le chemin sacré d’une âme en prière, façonnée par la Parole, visitée par le Saint-Esprit, et appelée à marcher sous le regard du Très-Haut dans la paix, l’obéissance, la confiance et la gloire de Jésus-Christ.

Sous le 

ÉLIE - UNE PAROLE QUI JUGE, UNE MAIN QUI POURVOIT

 



ÉLIE

UNE PAROLE QUI JUGE, UNE MAIN QUI POURVOIT

 

Yves GRAVET

Préface

Ce livret s’adresse à toute personne, croyante ou non, qui s’interroge sur le sens de l’épreuve, sur la fidélité de Dieu, sur la place de l’obéissance, ou simplement sur la manière dont un texte biblique ancien peut encore parler à notre temps.

À travers la figure d’Élie, ce message propose un chemin de réflexion sur des réalités universelles : la sécheresse intérieure, la peur du manque, le besoin d’être conduit, la difficulté de faire confiance, mais aussi la possibilité d’une espérance qui ne repose pas seulement sur les circonstances visibles.

Le ton de ces pages est volontairement direct, méditatif et spirituel. Il ne cherche pas à imposer, mais à inviter le lecteur à écouter, à réfléchir et, peut-être, à se laisser rejoindre par une parole de vérité, de consolation et de réveil intérieur.

Si vous découvrez ce texte sans connaître particulièrement la Bible, vous pouvez simplement le recevoir comme une méditation sur la fragilité humaine, la fidélité divine et l’espérance possible au cœur même de la faim, de l’attente et du désert.


 

Bien-aimés, ouvrons nos cœurs à cette Parole. Le récit d’Élie n’est pas seulement le souvenir d’un temps ancien ; il demeure un appel vivant pour notre temps. Car le Dieu qui parlait alors parle encore aujourd’hui, le Dieu qui juge le péché est aussi le Dieu qui garde, nourrit et soutient ceux qui s’attachent à Lui. Écoutons donc non comme des spectateurs, mais comme des hommes et des femmes que Dieu veut avertir, reprendre, fortifier et conduire plus loin.

Arrêtons-nous un instant sur la figure d’Élie, cet homme de Galaad appelé le Thischbite, tel qu’il surgit au chapitre 17 du premier livre des Rois. Rien, à vue humaine, ne semble annoncer l’éclat de son apparition. Et pourtant, bien-aimés, c’est par cet homme que Dieu va faire entendre une Parole capable d’ébranler tout un royaume.

1. LE CONTEXTE D’UNE APOSTASIE

Regardez Israël ! Regardez ce qui se passe sous le règne d’Achab ! Baal s’élève, l’idole reçoit des honneurs, et un autel se dresse contre le Dieu vivant, contre Celui qui S’était révélé à Moïse. Voyez jusqu’où peut aller un peuple lorsqu’il se détourne de la Vérité : il abandonne la Source de la vie pour s’attacher à ce qui ne peut ni sauver, ni secourir, ni faire vivre. (1 Rois 16 :30-33)
« Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui. »

Et c’est alors qu’Élie paraît. Il n’entre pas avec l’éclat des puissants, il n’avance pas avec les ornements de ce monde ; il paraît dans une simplicité voulue par Dieu, car Dieu aime encore confondre la grandeur humaine par ce qui semble faible aux yeux des hommes.

Mais ne vous y trompez pas ! Cette discrétion première ne dure qu’un instant. Celui qui semblait n’être qu’un inconnu se révèle soudain porteur d’une Parole redoutable, revêtu d’une autorité qui l’arrache à l’ombre et le place, sans détour, devant les consciences. (1 Rois 17 :1)

2. LE DÉCRET DE DIEU ET SA CAUSE

Oui, Élie se tient là comme l’envoyé de Dieu, chargé de proclamer un décret divin : il n’y aura, durant ces années, ni rosée ni pluie, sinon à Sa Parole. Entendez bien cela : le ciel lui-même devient témoin de la souveraineté du Seigneur, et la création rappelle à l’homme le sérieux du jugement de Dieu. (1 Rois 17 :1)
« Il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. »

Arrêtons-nous donc ici, mes frères, mes sœurs, sur la cause d’un tel décret, car un jugement d’une telle portée ne tombe jamais sans raison.

Si un tel décret est prononcé, c’est que le cœur d’Israël s’est profondément détourné de Dieu. Voilà la cause ! En se livrant au culte de Baal, le peuple méprise l’Alliance, abandonne la Source même de la vie et s’expose au jugement du Seigneur. Dès lors, la sécheresse n’est pas seulement une épreuve qui frappe la terre : elle devient le signe visible d’une fracture invisible, la manifestation extérieure d’une ruine intérieure. Quand un peuple se ferme à Dieu, ne soyez pas surpris de voir le ciel se fermer sur lui. (Deutéronome 11 :16-17 ; 1 Rois 17 :1)
« Il fermerait les cieux, et il n’y aurait plus de pluie. »
« Il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. »

Et j’entends déjà certaines protestations : aujourd’hui, dira-t-on, tout aurait changé. Vraiment ? Qui osera prétendre que Dieu change, quand l’homme, lui, demeure dans la même rébellion, détournant encore ses regards de l’œuvre parfaite accomplie par Son Fils unique sur la Croix de Golgotha ? Non, la racine des maux qui déchirent notre temps n’est ni cachée ni inaccessible : elle est devant nous, dans ce refus obstiné de la Vérité, dans ce mépris de la Grâce, dans ce rejet du Salut offert en Jésus-Christ. Et parce que l’homme repousse la Lumière, il s’enfonce dans ses propres ténèbres ; parce qu’il refuse la Vie, il s’attache à ce qui le consume ; parce qu’il ferme son cœur à Dieu, il ouvre lui-même la porte aux ruines qui l’accablent. (Malachie 3 :6 ; Hébreux 13 :8)
« Car je suis l’Éternel, je ne change pas. »
« Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. »

Car la Parole libérée par la bouche du serviteur Élie ne tombe jamais à terre : elle court vers son accomplissement. Ce que Dieu dit, Son bras l’accomplit. Et voici qu’après avoir parlé pour juger, Dieu prend encore soin d’adresser Sa Parole à Son serviteur, afin de lui assurer personnellement ses lendemains. Ainsi, Celui qui prononce le décret est aussi Celui qui veille sur le messager chargé de le porter. (Nombres 23 :19 ; Ésaïe 55 :10-11)
« Dieu n’est pas un homme pour mentir… Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? »
« Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet. »

3. KÉRITH : LE LIEU CACHÉ DE LA DÉPENDANCE

Et quel est cet ordre ? Écoutez bien : « Pars d’ici, dirige-toi vers l’orient, et cache-toi près du torrent de Kérith. » Voilà la voix de Dieu pour Son serviteur : une parole précise, un chemin tracé, un lieu préparé. Et avec l’ordre vient déjà la promesse : l’eau du torrent pour sa soif, et la provision de Dieu pour son pain. Car lorsque Dieu envoie, Il sait aussi conduire, cacher, nourrir et soutenir ceux qu’Il appelle. (1 Rois 17 :2-4)
« Tu boiras au torrent, et j’ordonne aux corbeaux de t’apporter ta nourriture. »

Et voyez encore la sagesse de Dieu ! Le torrent de Kérith donnait à Élie une eau bien réelle, une eau suffisante pour le temps fixé par Dieu, même au cœur de la sécheresse ; mais cette eau n’était pas destinée à demeurer toujours, car le torrent lui-même finit par tarir. Quant aux corbeaux, ils apportaient une nourriture simple, concrète, régulière : du pain et de la viande, le matin et le soir. Rien de superflu, rien de fastueux, mais tout ce qui était nécessaire. Apprenez donc ceci : lorsque Dieu cache un homme, Il le nourrit ; lorsque Dieu conduit un homme, Il pourvoit pour lui ; et lorsque les ressources visibles s’épuisent, la fidélité de Dieu, elle, ne s’épuise jamais. (1 Rois 17 :4-7)
« Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir, et il buvait de l’eau du torrent. »

Et retenez bien cela : le danger, pour nous aussi, est de nous attacher au torrent, comme si le torrent était notre salut, ou de regarder aux corbeaux, comme si le moyen était la source. Mais Dieu veut apprendre à Ses serviteurs que la source n’est jamais dans le moyen ; elle est en Lui seul. Le torrent peut tarir, les corbeaux peuvent cesser de venir, les soutiens visibles peuvent disparaître ; pourtant, si Dieu demeure, l’espérance demeure aussi. N’attachez donc jamais votre foi à ce que Dieu emploie, mais à Dieu Lui-même, car lorsqu’un moyen s’arrête, ce n’est pas la fidélité de Dieu qui s’arrête : c’est souvent une nouvelle étape qui commence.

Comprenez donc ce que représente ce torrent ! Le torrent, c’est le lieu caché où Dieu met à part Son serviteur ; c’est l’école du silence, de la dépendance et de la foi. Le torrent n’est pas seulement une ressource : il est une leçon. Car tant qu’il coule, Élie apprend que Dieu pourvoit ; et lorsqu’il tarit, Élie apprend que Dieu demeure. Voilà pourquoi Dieu conduit parfois les Siens près d’un torrent, puis les en éloigne : afin qu’ils cessent de vivre par ce qu’ils voient et qu’ils apprennent à vivre par la Parole seule. Le torrent est utile, mais il n’est pas éternel ; il sert un temps, puis il s’efface, afin que Dieu reste seul devant les yeux de Son serviteur. (1 Rois 17 :5-7)
« Il alla s’établir près du torrent de Kérith… Mais au bout d’un certain temps le torrent fut à sec. »

4. LES CORBEAUX ET LE TORRENT QUI TARIT

Et considérez maintenant les corbeaux ! Quel moyen étrange, quel instrument inattendu ! Dieu choisit ici ce que l’homme n’aurait jamais choisi, afin que nul ne se glorifie du moyen employé. Par eux, le Seigneur montre qu’Il demeure libre dans Ses voies, souverain dans Ses choix, et puissant pour faire venir le secours là même où l’on ne l’attend pas. Les corbeaux deviennent ainsi la preuve que la provision de Dieu ne dépend ni de nos calculs, ni de nos habitudes, ni de nos sécurités : elle dépend de Sa seule volonté. (1 Rois 17 :4-6)
« J’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là. »

Et lorsque le torrent tarit, ce n’est pas que Dieu ait cessé d’être fidèle ; c’est que Dieu appelle Son serviteur à avancer. Le tarissement n’est pas toujours le signe d’un abandon : il peut être celui d’un déplacement, d’une transition, d’un nouvel ordre divin. Ce que Dieu a donné pour une saison peut cesser, non parce que Sa bonté diminue, mais parce que Son dessein conduit plus loin. N’ayez donc pas peur lorsque certains torrents sèchent dans votre vie : si Dieu ferme une source, c’est qu’Il prépare souvent un autre lieu, une autre étape, une autre manifestation de Sa fidélité. (1 Rois 17 :7-9)
« Le torrent fut à sec… Alors la parole de l’Éternel lui fut adressée. »

5. SAREPTA : L’AUTRE ÉTAPE DE LA FOI

Et voici maintenant Sarepta ! Après le torrent, Dieu conduit Son serviteur ailleurs. Après le lieu caché, vient le lieu improbable. Sarepta n’est pas seulement un déplacement géographique ; c’est un déplacement spirituel. Dieu arrache Élie à ce qu’il connaissait déjà pour le conduire vers une nouvelle dépendance, vers un autre théâtre de Sa fidélité. Comprenez-le bien : lorsque Dieu ferme Kérith, Il ouvre Sarepta. Lorsqu’Il met fin à une provision, ce n’est jamais pour abandonner Son serviteur, mais pour lui faire découvrir une autre dimension de Sa puissance. (1 Rois 17 :8-9)
« Lève-toi, va à Sarepta… il y a là une veuve que j’ai chargée de te nourrir. »

Et qui Dieu choisit-Il à Sarepta ? Une veuve ! Non une maison d’abondance, non une table déjà dressée, non une réserve humaine capable de rassurer la foi, mais une femme au bord du manque, une femme au seuil de l’extrémité. Voilà encore la manière de Dieu : Il choisit ce qui paraît faible pour manifester Sa force, et ce qui semble insuffisant pour révéler l’inépuisable richesse de Sa fidélité. Dans la main de cette veuve, il n’y a qu’une poignée de farine et un peu d’huile ; mais dans la main de Dieu, ce peu devient assez, et ce presque rien devient subsistance pour des jours nombreux. Ainsi, la veuve de Sarepta devient le signe vivant que Dieu ne dépend jamais de l’abondance visible pour accomplir Sa Parole. (1 Rois 17 :8-16 ; 1 Corinthiens 1 :27)
« La farine qui est dans le pot ne manquera point et l’huile qui est dans la cruche ne diminuera point. »
« Mais Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes. »

Et voici l’accomplissement du miracle ! Parce que cette veuve obéit aux directives données par l’envoyé de Dieu, au cœur même de la famine, la promesse ne resta pas sans effet. La farine ne manqua point, et l’huile ne diminua point dans cette maison. Comprenez la puissance de cette scène : là où la mort semblait déjà entrer, Dieu fit demeurer la subsistance ; là où tout annonçait la fin, Dieu maintint la vie jour après jour. Ainsi, l’obéissance de la foi ouvrit la porte à la manifestation de la fidélité de Dieu. (1 Rois 17 :15-16)
« Elle alla, et elle fit selon la parole d’Élie… La farine qui était dans le pot ne manqua point, et l’huile qui était dans la cruche ne diminua point. »

Retenez donc ceci : lorsque Dieu parle, Sa Parole juge ; lorsque Dieu conduit, Sa main pourvoit ; et lorsque l’homme obéit, la fidélité de Dieu se manifeste. Le Dieu d’Élie n’a pas changé : Il cherche encore aujourd’hui des cœurs qui L’écoutent, Lui croient et marchent sur Sa Parole.

6. PRIÈRE ET APPEL FINAL

Seigneur notre Dieu, nous venons devant Toi avec humilité. Garde-nous de l’aveuglement, du compromis et de l’idolâtrie du cœur. Arrache-nous à tout ce qui détourne nos regards de Toi et de l’œuvre parfaite accomplie par Ton Fils sur la Croix. Apprends-nous à Te faire confiance quand le torrent coule, et à Te faire encore confiance quand le torrent tarit. Donne-nous une foi obéissante, semblable à celle de la veuve de Sarepta, afin que nous expérimentions, nous aussi, la fidélité de Ta main. Que Ta Parole trouve en nous un cœur brisé, disponible et soumis, pour que nos vies deviennent le lieu de Ton œuvre, de Ta paix et de Ta gloire. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

Et maintenant, je vous le dis : n’endurcissez pas votre cœur sous cette Parole. Si Dieu vous avertit, ne remettez pas à demain votre réponse. Si Dieu vous montre votre sécheresse intérieure, revenez à Lui. Si Dieu vous appelle à l’obéissance, ne discutez pas avec Sa voix. Le temps n’est pas à l’indifférence, mais au retour ; non à l’attente stérile, mais à la foi agissante ; non à la confiance dans les moyens visibles, mais à l’abandon entre les mains du Dieu vivant. Revenez donc au Seigneur de tout votre cœur, attachez-vous à Sa Parole, regardez à Jésus-Christ, et laissez Dieu faire de votre famine un lieu de visitation, de votre manque un lieu de miracle, et de votre obéissance le commencement d’une vie nouvelle.

« Ainsi en est-il de ma parole,
qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet. »
Ésaïe 55 :11

 

7. Pour votre correspondance

Objet : Envoi du texte « ÉLIE — UNE PAROLE QUI JUGE, UNE MAIN QUI POURVOIT »

Pour un sujet de prière ou un retour de lecture sur ce texte, vous pouvez m’écrire en toute simplicité.

Votre réponse à : y.gravet@laposte.net

Bonjour,

C’est avec une joie fraternelle que je vous adresse le texte « ÉLIE — UNE PAROLE QUI JUGE, UNE MAIN QUI POURVOIT », dans l’espérance qu’il puisse apporter lumière, encouragement et affermissement à ceux qui le liront devant le Seigneur.

Je souhaite de tout cœur que ce message puisse soutenir ceux qui traversent l’épreuve, réveiller ceux qui ont besoin d’être ramenés à la Parole de Dieu, et fortifier ceux qui apprennent à faire confiance au Seigneur lorsque le torrent tarit.

 

Bien fraternellement dans le Seigneur,

Yves GRAVET

Serviteur du Seigneur