mercredi 6 mai 2026

NOTRE PAIN QUOTIDIEN


NOTRE PAIN QUOTIDIEN

 

 

 

Yves GRAVET

Préface

Si vous découvrez ces lignes, sachez qu’elles ne sont pas nées d’un projet littéraire, mais d’un besoin très simple : revenir au Père, revenir à l’essentiel, revenir à la prière quand le cœur se disperse et que les journées pèsent.

Pendant longtemps, j’ai récité le Notre Père comme on tient une lampe familière : on en connaît la forme, mais on oublie parfois de regarder la lumière. Un jour, le Seigneur m’a conduit à m’arrêter sur chaque demande, lentement, verset après verset, comme on mâche un pain donné pour aujourd’hui. Alors la prière s’est remise à parler, à corriger, à consoler, à orienter.

C’est ce chemin que je vous partage ici. Vous pouvez le lire d’une traite, mais je vous encourage plutôt à le prendre comme une marche : une phrase à la fois, un jour après l’autre. Laissez une parole vous rejoindre, puis répondez au Père avec vos mots. Que vous soyez seul, en couple, en famille ou entre amis, ce texte n’a qu’un objectif : vous aider à prier avec foi, dans la simplicité, et à vivre ce que vous demandez.

Sauf indication contraire, les citations bibliques proviennent de La Bible du Semeur. Lorsque j’emploie une autre traduction, je la précise après la référence : c’est une manière de rester fidèle au texte tout en gardant une lecture accessible.

En communion de prière,

Yves

 

Introduction

« Notre Père, donne-nous, chaque jour, le pain dont nous avons besoin… »
(Luc 11 : 3, Semeur)

 

Mode d’emploi (pour prier ce livret)

J’ai écrit ces pages pour aider à prier, pas seulement pour informer. Je vous propose donc un chemin très simple : prenez le temps, respirez, et laissez une parole vous rejoindre.

·       Je vous encourage à avancer un verset à la fois : une demande du Notre Père par jour (ou par semaine), selon votre rythme.

·       Je vous propose un temps court (10 à 15 minutes) : je lis le verset lentement, je lis la méditation, je garde un silence, puis je réponds au Père avec mes propres mots.

·       Si une phrase m’arrête, je m’y tiens. Je la relis, je la confie au Seigneur, et je laisse l’Esprit de Dieu l’enraciner en moi.

·       Je peux utiliser ce livret seul, mais aussi à plusieurs : chacun lit une phrase, puis chacun peut dire une courte prière (une ou deux phrases suffisent).

·       Je termine simplement : par la prière proposée à la fin, ou par le Notre Père lui-même.

Mon souhait est que vous ne sortiez pas seulement avec des idées, mais avec un cœur recentré. Que cette prière devienne votre pain quotidien : simple, fidèle, et vivant.

 

Méditation – « Notre Père qui es aux cieux »

Commençons par le début : « Notre Père qui est aux cieux » (Matthieu 6 : 9, Semeur). En Jésus-Christ, nous sommes assis dans les lieux célestes. Cela signifie que, par notre union avec Lui, nous partageons Sa position d’honneur et d’autorité auprès du Père. Ainsi, notre identité en Jésus-Christ nous place au-dessus des circonstances terrestres et nous donne accès aux ressources spirituelles du ciel.

 

Méditation – « Que ton Nom soit sanctifié »

« Que ton Nom soit sanctifié » (Matthieu 6 : 9, Semeur). En Jésus-Christ, que ton Nom soit reconnu, honoré, adoré, béni comme le Dieu trois fois Saint ! Cette demande exprime le désir profond que la sainteté de Dieu soit manifestée dans nos vies et que tout ce que nous faisons reflète l’honneur dû à Son Nom.

Autrement dit :

·       Reconnu : que nous Le tenions pour qui Il est vraiment — le Saint, le Seigneur — et que Sa sainteté ne soit jamais banalisée. Reconnaître Son Nom, c’est refuser les images fausses de Dieu (un « Dieu utile », un « Dieu lointain », un « Dieu comme les autres ») et accueillir la vérité révélée en Jésus-Christ. C’est aussi apprendre à Le discerner dans nos circonstances et à Lui rendre la première place dans notre manière de penser.

 

·       Honoré : que nos paroles, nos choix et nos priorités Lui donnent la première place, en Lui rendant l’honneur qui Lui est dû. Honorer Dieu, ce n’est pas seulement parler bien de Lui, c’est vivre d’une façon qui Le met en valeur : intégrer Sa Volonté dans nos décisions, nos relations, notre gestion du temps et des biens. Quand Son Nom est honoré, on voit quelque chose de Son caractère — Sa Justice, Sa Bonté, Sa Sainteté — à travers notre conduite.

 

·       Adoré : que notre cœur se tourne vers Lui avec amour et révérence, dans la louange et l’obéissance. Adorer, c’est répondre à Dieu pour ce qu’Il est, pas seulement pour ce qu’Il donne : Le célébrer, L’écouter, s’incliner devant Sa Parole. Cette adoration déborde du culte vers le quotidien : elle façonne nos désirs, nous conduit à renoncer au péché, et nous apprend à dire “que Ta volonté soit faite”.

 

·       Béni : que notre bouche proclame Sa bonté — « Béni soit Son Nom » — et que notre vie devienne une action de grâce. Bénir Dieu, c’est Le louer explicitement : nommer Ses œuvres, confesser Sa fidélité, et Lui rendre gloire même quand les circonstances ne sont pas faciles. C’est une discipline de reconnaissance qui combat le murmure et l’amertume, et qui nous apprend à voir chaque pain quotidien comme un don venu de Lui.

 

Méditation – « Que ton règne vienne »

« Que ton règne vienne » (Matthieu 6 : 10, Semeur). En Jésus-Christ, nous invitons Notre Père à ce que Son Règne vienne vers nous en action. Cela signifie que nous aspirons à voir Sa Volonté s’accomplir dans notre quotidien, que Sa Justice, Sa Paix et Sa Joie prennent place dans nos relations, nos décisions et nos environnements. Nous nous engageons ainsi à être des témoins de Son Royaume, en laissant Dieu transformer nos cœurs et nos vies pour que Son Règne soit visible à travers nous.

 

Méditation – « Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel »

« Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6 : 10, Semeur). Cette requête implique une soumission totale à Son Plan, qui est tout autre. D’où aspirer à voir Sa Volonté s’accomplir au ciel, conformément au rendu de Sa Justice accomplie en Jésus-Christ. Ceci, afin de ne pas faire obstacle, alors que nous estimons « faire bien »… selon notre propre interprétation.

Cela nous invite à abandonner nos propres idées et attentes, pour accueillir humblement ce que Dieu désire réellement, même si cela diffère de nos projets. En recherchant Sa Volonté, nous faisons confiance à Sa Sagesse et à Sa Bonté, sachant que Son Plan dépasse ce que nous pouvons comprendre. Cette attitude nous permet de vivre dans l’obéissance et la paix, en laissant Dieu diriger nos pas et transformer nos cœurs selon le modèle parfait du ciel.

 

Méditation – « Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin »

« Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin » (Matthieu 6 : 11, Semeur). Si chaque jour suffit sa peine, j’ai le souvenir de mon enfance lorsque ma maman m’envoyait à la boulangerie chaque matin, avant d’aller à l’école, chercher « le pain ». J’étais heureux de ramener ce bon pain tout chaud, et je sifflais sur mon trajet quotidien, ce à quoi les voisins m’identifiaient…

De même, aujourd’hui, ce pain reçu de Dieu n’est pas seulement pour moi : je le reçois pour le partager. Je m’appuie sur cette parole : « Jette ton pain sur la face des eaux, et avec le temps tu le retrouveras… » (Ecclésiaste 11 : 1, Segond 1910). Alors, je sème, jour après jour, ce que Dieu met dans mon cœur. C’est ce que je fais en partageant généreusement mes écrits sur le blog Vie Comblée et sur les réseaux ; le lien https://viecombleeyvesetmichelegravet.blogspot.com conduit à l’abondance des écrits partagés depuis sa création, en faveur de toute personne, groupe d’amis, famille…

 

Méditation – « Pardonne-nous nos torts… comme nous pardonnons… »

« Pardonne-nous nos torts envers Toi comme nous aussi, nous pardonnons les torts des autres envers nous »(Matthieu 6 : 12, Semeur). Il est bon de nous remettre en question chaque jour : pardonnons-nous réellement à ceux qui nous ont blessés ? Le faisons-nous en vérité ?

Ce verset nous appelle à un examen sincère de notre cœur. Il nous rappelle que le pardon reçu de Dieu doit prendre corps dans nos relations. Pardonner n’est pas toujours facile, mais c’est un chemin de libération, de guérison et de paix, autant pour celui qui pardonne que pour celui qui est pardonné. Et plus nous reconnaissons nos limites, plus nous mesurons combien nous avons besoin de Sa Grâce pour dépasser nos ressentiments et ouvrir nos cœurs à la réconciliation.

Le pardon est un moyen que l’Amour de Notre Père met à notre disposition pour résister aux prises de Satan, dont l’objectif est de miner notre santé — celle de l’âme comme celle du corps. En choisissant de pardonner, nous brisons les chaînes de rancœur et de souffrance, et nous nous ouvrons à la liberté et à la guérison que Dieu veut pour chacun de nous. Alors, le pardon devient une victoire spirituelle : un acte qui restaure la Paix et protège notre cœur de la division et de l’amertume.

Méditation – « Ne nous expose pas à la tentation… et délivre-nous du diable »

« Ne nous expose pas à la tentation, et surtout, délivre-nous du diable » (Matthieu 6 : 13, Semeur). Dans Sa Grâce, Notre Père ne nous enverrait-Il pas des anges, afin que nos pieds ne heurtent pas les pierres ? Cette demande nous rappelle notre vulnérabilité face aux tentations de chaque jour, et notre dépendance totale envers Dieu pour nous préserver du mal. Il nous protège non seulement par Sa présence, mais aussi en plaçant sur notre route des aides invisibles, des anges qui veillent sur nous selon Sa promesse :

« Car à ses anges, Il donnera des ordres à ton sujet, pour qu’ils te protègent sur tes chemins.
Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
 (Psaume 91 : 11–12, Semeur).

Demander à être délivrés du diable, c’est reconnaître que la lutte spirituelle fait partie de notre vie, mais c’est aussi affirmer que Dieu a déjà remporté la victoire en Jésus-Christ. Nous pouvons marcher avec confiance, sachant que Notre Père céleste ne nous abandonne pas dans l’épreuve, mais nous donne les ressources pour résister et triompher du mal. Sa Fidélité est notre assurance, et Son Secours nous accompagne à chaque pas.

 

Extraordinaire, ce passage (Psaume 91 : 13–15, Semeur) qui vient corroborer la suite de ce partage. L’Esprit de Dieu semble désirer nous le faire entendre : je vous le place sous les yeux pour amplifier votre édification, comme la mienne :

« Tu pourras marcher sur le lion et la vipère, et piétiner le jeune lion et le serpent. Oui, celui qui m’est attaché, je le délivrerai et je protégerai celui qui entretient une relation avec moi. Lui, il m’invoquera, et je lui répondrai, je serai avec lui au jour de la détresse, je le délivrerai et je l’honorerai, je le comblerai d’une longue vie et lui ferai expérimenter mon salut. »

Ces versets viennent renforcer la promesse divine de protection et de délivrance, soulignant la proximité et la Fidélité de Dieu envers ceux qui Lui sont attachés. Ils nous invitent à la confiance et à l’espérance, même au cœur des défis, sachant que Dieu répond à notre appel et nous accompagne tout au long de notre vie.

 

Prière

Notre Père, au Nom de Jésus-Christ, nous élevons Ton Nom. Fais grandir en nous l’amour de Ta présence et le respect de Ta Sainteté. Que Ton Règne prenne place dans nos pensées, nos paroles et nos choix, et que Ta Volonté s’accomplisse dans notre quotidien, comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin : le pain pour notre corps, et le Pain vivant pour notre âme. Mets en nous un cœur prompt à pardonner, comme Tu nous pardonnes, et délivre-nous du mal et des ruses du diable.
Nous Te remettons nos vies, nos maisons et nos chemins. Fortifie notre foi, garde nos pas, et fais de nous des témoins fidèles de Jésus-Christ. Amen.

 

Conclusion

En écrivant ces méditations, j’ai découvert — ou plutôt redécouvert — que le Notre Père n’est pas une prière à réciter vite, mais une école pour le cœur. Il remet de l’ordre en moi : il me ramène au Père, il replace Son Nom, Son Règne et Sa Volonté au centre, et il m’apprend à recevoir le pain du jour sans m’inquiéter du lendemain.

Je prie pour que ce chemin vous fasse du bien, là où vous en êtes. Qu’il vous aide à pardonner plus librement, à demander la grâce de résister aux tentations, et à marcher avec une confiance plus simple en Jésus-Christ. Si vous ne retenez qu’une chose, retenez celle-ci : le Père accueille celui qui vient à Lui, même avec peu de mots, même avec une foi fragile. Il donne vraiment ce qui est nécessaire pour aujourd’hui.

En communion de prière,

Yves GRAVET,

Son serviteur

P.S. Cet écrit a été aligné sur la Prière du Notre Père à partir des notes de Michelle GRAVET, servante du Seigneur Jésus-Christ.

 

UNE OFFRANDE VIVANTE (Romains 12:1-2)



UNE OFFRANDE VIVANTE

(Romains 12:1-2)

 

 

 

Yves GRAVET




PRÉFACE

Ce petit livret est né d’un appel intérieur simple, mais insistant : revenir à l’essentiel. Revenir à Jésus-Christ. Revenir à cette parole de Romains 12:1-2 qui, depuis des décennies, éclaire ma marche et remet mon cœur à sa place quand je m’éparpille.

Je ne prétends pas enseigner comme un maître, ni raconter une vie parfaite. J’écris plutôt comme un frère sur le chemin, avec mes combats, mes lenteurs, mes relèvements. Si je prends la plume, c’est pour témoigner d’une chose : Dieu sait transformer un homme quand celui-ci se laisse conduire, jour après jour, par la grâce.

Offrir sa vie « comme un sacrifice vivant », ce n’est pas seulement un langage religieux. Pour moi, c’est une réalité quotidienne : apprendre à dire oui à Dieu dans les petites choses, renoncer à ce qui endurcit le cœur, laisser le Saint-Esprit renouveler l’intelligence, et choisir, parfois à contre-courant, ce qui est bon, agréable et parfait aux yeux du Seigneur.

Si ces pages peuvent vous encourager, vous consoler, ou simplement vous aider à reprendre souffle dans votre relation avec Dieu, alors elles auront atteint leur but. Je vous invite à les lire comme on s’approche d’un autel : avec simplicité, avec vérité, et avec cette prière silencieuse au fond du cœur : « Seigneur, fais de moi ce que Tu veux. »

Yves GRAVET

  


 

REMERCIEMENTS

À vous, mes anciens Compagnons d’œuvre, avec qui nous avons eu la grâce d’être, toutes et tous, en service auprès du ministère d’évangélisation Vie Abondante, représenté par ses fondateurs Jean-Louis et Monique JAYET à Vichy, je veux adresser un mot fraternel de reconnaissance.

Nous avons servi, prié, travaillé, écrit, répondu, encouragé… souvent dans la simplicité, parfois dans l’effort, mais portés par une même espérance. Je garde en moi le souvenir de ces temps de fraternité où le Seigneur nous apprenait à avancer ensemble, à porter les fardeaux les uns des autres, et à chercher Sa volonté avant tout.

Je pense aussi avec gratitude à quelques visages et noms que le Seigneur a mis sur notre route : Jean-Pierre SORDET, Evelyne CRESÉGUY, Michel et Edith PETE, et bien d’autres encore, que je porte dans mon cœur.

Sans oublier Jean-Michel et Danielle PANNIER, les envoyés de Dieu, dans l’exercice de leur stage pastoral dans les Ardennes, à Revin. Ce sont eux qui sont venus frapper à notre porte, à plus de 60 km, pour nous servir le message de la foi, de l’espérance et de l’amour en action. Pour cela, je rends grâce à Dieu.

Si nos routes ont, depuis, pris des directions différentes, je veux croire que les semences déposées alors continuent de porter du fruit, là où Dieu les a envoyées. Et même si cette œuvre a cessé son activité depuis le rappel à Dieu de Jean-Louis JAYET dans sa patrie céleste, notre affection fraternelle demeure et se poursuit tout particulièrement auprès de Monique JAYET. Je garde une profonde reconnaissance pour ce que le Seigneur a accompli au travers de ce ministère.

Je vous honore pour votre fidélité, votre persévérance, et pour tout ce que vous avez donné au service de l’Évangile, souvent sans bruit, mais avec un cœur entier. Que le Seigneur vous bénisse et vous fortifie. Qu’Il garde vos maisons dans Sa paix, qu’Il renouvelle vos forces, et qu’Il vous accorde, jour après jour, la joie de marcher avec Lui. Pour tout ce que nous avons partagé, je dis simplement : merci.

En toute fraternité,

Yves GRAVET


 

 UNE OFFRANDE VIVANTE 

(Romains 12:1-2)

Si vous le permettez, j’aimerais commencer par un verset qui m’a porté, puis vous dire, avec simplicité, ce que j’ai vécu.

« Je vous encourage donc, frères et sœurs, par les compassions de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ce sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Romains 12:1-2 S21

Chaque fois que je relis cette parole de l’apôtre Paul sur le sacrifice vivant, je reviens à ma toute première rencontre avec mon Seigneur Jésus-Christ. Je revois ce moment où le Saint-Esprit m’a touché : je suis tombé là, comme plongé dans une vision, devant cet autel en pierres brutes.

Et là, dans cette présence, j’ai vu le sang du sacrifice de Jésus couler de chaque côté de l’autel, puis venir entourer mon corps, comme s’il en épousait tout le contour. Et j’ai entendu une voix, douce, paisible : « Je te purifie, je te purifie, je te purifie ! »

Le lendemain matin, avec mon épouse, nous avons constaté ce miracle : mon corps ne dégageait plus l’odeur du tabac. Cette dépendance qui me détruisait… qui me menait à la mort… elle venait d’être brisée.

 

Pour moi, ça a été un vrai tournant. Franchement… une renaissance. J’ai vu la puissance de Dieu agir, pour de vrai, dans ma vie. Oui, le tabac a été brisé. Mais au fond, ce n’était pas seulement « arrêter de fumer » : c’est mon cœur qui a changé. Et depuis ce jour-là, j’ai ce désir, tout simple : vivre autrement, chercher la volonté de Dieu, et Lui offrir ma vie, jour après jour, comme un sacrifice vivant.

Tout ça, c’est depuis janvier 1977. Et je peux vous le dire simplement : j’en suis toujours là, comme au premier jour. Cette expérience est restée vivante, gravée en moi. Chaque matin, Dieu la ravive comme une flamme, par Sa fidélité, par Sa grâce. Et, par la foi, je m’y attache jour après jour.

 

Parce qu’en fait, Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement (Hébreux 13:8). Tant que je suis sur cette terre, mon corps est là, offert sur l’autel, et je marche à Sa suite vers le pays de l’éternité.

 

Et, sur ce chemin, je me découvre peu à peu, et Jésus-Christ se révèle à moi, de gloire en gloire. C’est une certitude qui m’accompagne chaque jour : Dieu ne change pas, Dieu ne faillit pas, et Sa présence transforme tout. Alors oui, je tiens bon, le cœur fixé sur un seul but : vivre pour Sa gloire, jusqu’au bout.

Et là, au milieu de ces pierres brutes, le Seigneur Jésus-Christ m’a rendu à la vie. Pour moi, Il est devenu « ma seule couverture », c’est-à-dire mon abri, mon refuge.

 

Et puis Il est aussi mon potier : ma vie, ma destinée, tout est entre Ses mains. Sur Son tour, Il a pris soin de me façonner, de faire de moi le vase que je suis devenu, Son vase d’honneur. Sous Ses mains, Il a repris mes défauts, Il a réparé mes blessures… et Il continue encore. Et ça, vraiment, ça me donne confiance : Sa grâce travaille en moi, jour après jour, pour me conduire dans Son dessein.

 

Je ne me compare à personne. Je sais juste que Dieu m’appelle à Le servir comme Il le veut : dans la simplicité, dans la fidélité, parfois loin des projecteurs. Et je reste un membre de Son Église, parmi les autres. Et ma vie, entre Ses mains, c’est comme un cours d’eau vive : ça coule, ça avance, ça trouve son chemin… et ça renverse les obstacles.

Alors ma destinée, elle n’est pas faite selon les standards du monde. Elle a de la valeur dans cette discrétion, dans cette force tranquille de l’Esprit qui me porte au quotidien. Comme une source cachée : elle arrose ce qu’elle touche, et elle ramène la vie là où, parfois, tout semblait sec.

 

J’aimerais vraiment pouvoir rencontrer mon frère Paul — l’apôtre — et lui dire combien sa parole est vivante pour moi. Et puis, dans ma vie, il y a eu Jean-Michel… et il y a eu Danielle aussi. Dieu les a placés sur notre route, et nous en portons encore le fruit. Merci, Jean-Michel. Et Danielle, elle, repose en paix auprès du Seigneur.

Quant à Jean-Louis, il est maintenant dans la patrie céleste. Monique, je veux te dire merci, du fond du cœur. Et je veux honorer tout ce que vous deux avez semé en moi.

Parce que, vous savez, tout ça me parle encore aujourd’hui : ça éclaire chaque étape de ma marche avec le Seigneur. Et ça me rappelle une chose : le sacrifice quotidien, l’offrande de soi, c’est le chemin de la vraie transformation.

Et je le vois : cette parole continue de porter du fruit. Elle me relève, elle m’encourage, elle affermit mon engagement. Oui, cette voix résonne encore dans le cœur de ceux qui cherchent Dieu.

 

Depuis cet autel, ma vie est en Jésus. Son Esprit demeure en moi : je suis Son temple. Et, de là, c’est comme un cours d’eau vive qui transporte Sa vie en moi.

Ses promesses, Sa justice… tout ça me fait comprendre une chose : chaque jour, j’ai une occasion d’accueillir davantage Sa présence. Sa Parole, en moi, c’est une lumière qui guide mes pas.

Et chaque promesse devient une force, une espérance nouvelle. Alors je veux garder mon cœur ouvert, rester attentif à Sa voix, et être prêt à recevoir tout ce qu’Il veut déposer en moi… pour accomplir Sa volonté.

 

Aujourd’hui, je réalise à quel point l’écriture m’a construit, à l’époque où je servais dans l’œuvre Vie Abondante, une œuvre chrétienne. Je le dis simplement : les écrits et les enseignements de Jean-Louis, que j’ai eu à transcrire en réponse au courrier, ont été, pour moi, une vraie aide. Ces semences de vie m’ont façonné et ont musclé ma foi, mon espérance et mon amour.

Et puis, oui… est arrivée cette période où, à mon tour, j’ai prêché. J’étais plein de fougue. Je me suis emporté, parfois. Bref, c’était un temps. Et j’ai appris à bâtir, à édifier, sans jamais perdre de vue le savoir-faire de notre serviteur Jean-Louis.

Mais la grâce de Dieu m’a ramené à l’écriture. Et mes textes ont été repris, corrigés, puis partagés sur le blog de Vie Comblée et sur les réseaux. Puis un couple pastoral, Ethan et Cécilia, — sur la recommandation de Jean-Louis — m’a demandé de reprendre sa place à leurs côtés. Et aujourd’hui, ce frère s’appuie sur mes écrits pour enseigner l’assemblée.

 

Et quand je repense à tout ça, cette parole de Jésus me revient :

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers mon Père. » Jean 14:12 (S21)

 

Note : quand Jésus parle d’« œuvres plus grandes », je ne l’entends pas comme une invitation à me mesurer à Lui. Moi, je l’ai reçu comme une parole qui m’a pris par la main… et qui m’a relevé. Et je le dis simplement : ça me bouleverse encore aujourd’hui. Parce que, bien souvent, je vois mes limites. Je vois ma fatigue. Je vois ma faiblesse. Et pourtant… si je reste attaché à Jésus, Sa vie peut passer quand même. Avec le temps, je l’ai vu : le Seigneur agit au travers de choses toutes simples. Une parole au bon moment. Un geste discret. Un texte écrit dans le secret… puis partagé là où Il ouvre une porte. Et là, vous savez, je comprends : ce qui devient « grand », ce n’est pas moi. C’est Lui. Parce que Lui seul sait bénir, relever, consoler, et ramener des cœurs vers Dieu. Et moi, je veux simplement Lui dire oui.

 

J’ai l’intime conviction que j’apprends énormément par l’écriture : j’y puise à la source d’eau vive. Et je creuse encore… jusqu’à voir se révéler des richesses sous mes yeux. Et je sais d’où cela vient : comme Jésus l’a dit, cela vient de notre Père.

Et quand je laisse ces mots descendre dans mon cœur, je n’ai pas envie de parler de « grandes choses » pour impressionner les gens. J’écoute, j’observe, je discerne, et je laisse la sagesse me guider. J’ai juste envie de rester près de Lui… et de marcher avec Lui, simplement, là où je suis.

 

Et au terme de ce témoignage, je veux garder cette vérité devant moi : Dieu se plaît à faire passer la vie par une parole. Il suffit parfois d’un mot, reçu dans la foi, pour qu’un destin bascule et qu’un cœur soit relevé.

Comme l’a dit l’officier à Jésus : « Seigneur, dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. » (Matthieu 8:8). Cette foi simple m’enseigne la puissance de la Parole, et me rappelle que nos mots, lorsqu’ils sont déposés devant Dieu, peuvent devenir un instrument de consolation, de relèvement et de vie. Que toute la gloire revienne à Jésus-Christ, aujourd’hui et pour l’éternité.

 

Seigneur Jésus-Christ, je Te rends grâce pour Ta fidélité et pour Ta grâce qui relève. Reçois ma vie, encore une fois, comme une offrande vivante. Garde mon cœur humble et disponible, conduis-moi par Ton Esprit, et fais de mes mots un instrument de paix, de consolation et de vérité. À Toi soient la gloire, l’honneur et la louange, aujourd’hui et pour l’éternité. Amen.

 

Yves GRAVET

Son serviteur