LA PAROLE PROCHE
DU CŒUR À LA BOUCHE, LA JUSTICE EN ACTION
« La parole est toute proche de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. »
Romains 10 :8
Yves GRAVET
Préface
Une foi vivante ne reste pas au-dedans : elle se dit avec justesse et se vérifie par des actes.
Ce chapitre médite Romains 10:8-11 : la Parole de la foi est proche, dans le cœur et dans la bouche, et la justice de Dieu se reçoit par grâce en Jésus-Christ. Il montre comment cette foi se traduit en prière sobre, confession centrée sur Christ et actes alignés. Josué, Abraham et Daniel en illustrent le chemin, avant des relectures de psaumes pour ancrer la parole dans l’humilité et la paix.
À vous qui entreprenez, concevez, portez et mettez en œuvre des projets professionnels — parfois dans la discrétion, souvent dans la pression — ces pages sont dédiées. Votre appel n’est pas seulement de produire ou de réussir : il est aussi de demeurer aligné dans une foi vivante, afin que ce que vous bâtissez honore votre Souverain, Jésus-Christ.
Dans le monde du travail, les défis sont multiples : délais, imprévus, responsabilités, conflits, fatigue, incertitudes. La Parole de la foi nous rappelle que la justice de Dieu est proche — dans le cœur et dans la bouche. Ainsi, au milieu des décisions et des tensions, nous pouvons prier de façon audible et sobre, confesser les promesses de Dieu, et agir avec droiture. La « justice proclamée » ne remplace pas la compétence ni l’effort : elle les oriente, les purifie et leur donne une finalité.
Que cette méditation vous aide à unir foi et action : recevoir la grâce, proclamer la vérité, persévérer avec une fermeté paisible, et laisser l’Esprit accorder votre cœur à vos paroles. Alors, vos projets deviennent plus que des réalisations : ils deviennent un lieu de témoignage, de paix et de lumière.
Seigneur, bénis l’ouvrage de leurs mains ; donne la sagesse, la faveur et la fidélité, et fais de leur bouche un instrument de justice proclamée. Amen.
Selon l’apôtre Paul, « la Parole de la foi » est un message vivant, proche et accessible — « dans ta bouche et dans ton cœur » (Romains 10 :8) — capable de transformer la vie et de nous faire entrer dans les promesses de Dieu. En Jésus-Christ, elle révèle la justice de Dieu et l’accomplissement de la loi, non par nos œuvres, mais par la grâce.
Yves GRAVET
Royan - France
7 mai 2026
Mot au lecteur débutant
Si vous découvrez la foi chrétienne (ou si vous reprenez la lecture de la Bible après une pause), recevez ces lignes comme une main tendue. Dieu ne vous demande pas d’être « déjà prêt » : il vous invite simplement à venir à lui, tel que vous êtes. Ce livret n’est pas une étude technique ; c’est une méditation guidée autour de Romains 10, pour vous aider à entendre une bonne nouvelle très simple : en Jésus-Christ, Dieu accueille, pardonne et rend juste celui qui se confie en lui. Et cette foi, peu à peu, rejoint notre quotidien : elle habite le cœur, elle passe par la bouche, et elle porte du fruit dans nos choix.
· Prenez votre temps : lisez un court passage, puis relisez-le doucement. Laissez une phrase vous accompagner dans la journée.
· Ne vous découragez pas si tout n’est pas clair. Trois mots reviendront souvent : foi, grâce, justice. Demandez simplement à Dieu de vous en donner l’intelligence.
· Quand une référence biblique est citée, si vous le pouvez, ouvrez votre Bible et relisez le passage dans son ensemble : Dieu parle aussi par le contexte.
· Faites de la lecture une prière simple : « Seigneur Jésus, ouvre mon cœur. Apprends-moi à te faire confiance, et mets ta paix en moi. »
· Enfin, si un exemple vous rejoint (travail, fatigue, décisions), notez une phrase à garder, puis choisissez un pas concret à poser dans la semaine.
Que le Seigneur vous conduise, page après page, vers une confiance plus simple et plus solide. Recevez ce qu’il donne, dites-le avec sobriété, et marchez avec lui dans la lumière : il est fidèle, et sa grâce suffit. Même une foi petite, posée sur un grand Sauveur, est une foi vraie.
Sur cette base, avançons : clarifions d’abord ce que Paul entend par justice de Dieu, accomplissement de la loi et grâce ; puis voyons comment cette Parole proche se traduit, très concrètement, en prière, en confession sobre et en actes alignés.
La Parole de la foi : comprendre la justice de Dieu, l’accomplissement de la loi et la grâce
Explications accessibles et exemple concret pour vivre la transformation par la foi
La Parole de la foi est au cœur de la vie chrétienne. Selon l’apôtre Paul, elle possède un pouvoir de transformation et permet à chacun de s’approprier les promesses de Dieu. Mais pour des lecteurs débutants, certains termes bibliques peuvent sembler abstraits. Cet article vise à expliquer simplement des notions essentielles : la justice de Dieu, l’accomplissement de la loi et la grâce, et à illustrer leur impact concret dans la vie.
Définir les notions bibliques
Justice de Dieu : La justice de Dieu désigne ici le fait d’être déclaré juste devant Lui, non par nos propres mérites, mais grâce à l’œuvre accomplie par Jésus-Christ. Cela signifie que Dieu nous accepte et nous pardonne, parce que Jésus a pris sur Lui nos fautes et a accompli ce que nous ne pouvions faire nous-mêmes.
Accomplissement de la loi : Dans la Bible, la loi fait référence aux commandements donnés par Dieu à Moïse, qui indiquent comment vivre selon Sa volonté. Jésus n’est pas venu pour abolir cette loi, mais pour l’accomplir, c’est-à-dire pour réaliser parfaitement ce que la loi demandait et offrir une nouvelle voie : celle de la foi et de la grâce.
Grâce : La grâce est le cadeau gratuit de Dieu, qui nous offre son amour et son pardon sans que nous ayons à le mériter. C’est par la grâce que nous pouvons recevoir la justice de Dieu et être libérés du poids de nos erreurs.
La proximité de la Parole et sa signification
« Que dit-elle donc ? La parole est toute proche de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette parole est celle de la foi, et c’est celle que nous annonçons. »
Romains 10 :8 (Semeur)
Cette citation montre que le message de la foi n’est pas réservé à une élite ou difficile d’accès. Il est à la portée de chacun, dans la bouche et dans le cœur. Cela signifie que chacun peut accueillir, croire et proclamer la Parole, simplement en ouvrant son cœur à la foi.
Grâce à cette proximité, croire et confesser la Parole de foi permet de recevoir la justice de Dieu. On devient juste devant Lui, non par ses propres efforts, mais par la grâce offerte en Jésus-Christ. Cette accessibilité rend possible une transformation intérieure et l’accès à une vie nouvelle.
Transition vers l’application pratique
Après avoir expliqué la proximité de la Parole, poursuivons en montrant comment cette réalité se manifeste dans la vie quotidienne du croyant.
Exemple concret : Proclamer la justice reçue par la foi
Prenons l’exemple d’une personne qui se sent écrasée par la culpabilité après une faute (ou qui se croit « disqualifiée » devant Dieu), et qui vit dans la peur d’être rejetée.
En lisant Romains 10, elle comprend que Dieu déclare juste celui qui croit, non sur la base de ses performances, mais sur la base de l’œuvre de Jésus-Christ. Alors, au lieu de rester enfermée dans l’accusation, elle fait deux pas simples : elle croit dans son cœur que Jésus est Seigneur et qu’il est ressuscité, et elle le confesse de sa bouche.
Concrètement, elle prie ainsi : « Jésus, tu es Seigneur. Je reçois ta grâce. En toi, Dieu me déclare juste. » Cette confession n’est pas une formule magique : c’est l’expression publique et personnelle d’une confiance réelle.
Peu à peu, elle retrouve la paix, cesse de se condamner, et peut poser des actes alignés avec cette justice reçue : demander pardon si nécessaire, réparer ce qui peut l’être, et reprendre une vie droite. La force qu’elle reçoit vient de la Parole proche — dans son cœur et dans sa bouche — qui fait passer de la honte à une identité restaurée, et d’une foi silencieuse à une justice proclamée.
Conclusion : De la compréhension à la mission
En résumé, la Parole de la foi nous fait recevoir la justice de Dieu par grâce, en Jésus-Christ qui a accompli la loi. Parce qu’elle est proche — dans notre cœur et dans notre bouche — elle ne nous appelle pas seulement à comprendre, mais aussi à vivre et à témoigner. La suite met en lumière cette dimension : le chrétien, accordé à la Parole et conduit par l’Esprit, devient un instrument au service de la justice de Dieu au cœur d’un monde en souffrance.
Le chrétien, instrument de la justice fondée sur la Parole de la foi
Ce passage nous conduit naturellement de la compréhension à la pratique : la Parole crue dans le cœur trouve une expression juste par la bouche, puis se traduit en attitudes et en actes.
Tout chrétien s’attache à la Parole de son Souverain, Jésus-Christ : non à la lettre prise isolément, mais à l’Esprit qui vivifie, car sa Parole est « Esprit et vie ». Ainsi affermi en lui, le croyant apprend à servir la justice de Dieu au sein d’un monde en souffrance, avec une foi à la fois confessée et vécue.
Un instrument ne joue pas pour lui-même : il s’accorde et prend sa place au milieu d’autres instruments, différents mais complémentaires. Quand l’ensemble est accordé, une même musique peut se déployer avec justesse. De la même manière, chaque chrétien, unique par ses dons et sa sensibilité, est appelé à s’accorder à la volonté de Dieu — selon la Parole et l’Esprit — afin que son témoignage contribue à l’unité et à la paix du corps de Christ. Ainsi, la diversité devient une richesse lorsqu’elle se rassemble autour d’une même confession : la justice accomplie en Jésus-Christ.
En tant que membre du corps de Christ, le croyant apprend donc à laisser l’Esprit-Saint former son regard et orienter sa parole. Sous sa conduite, il nomme avec vérité ce qu’il traverse — une relation, un projet, une situation de santé — et il le présente à Dieu en s’appuyant sur les promesses de l’Écriture.
C’est souvent par la bouche que cet accord devient visible. Lorsque la foi est nourrie par la Parole et réglée par l’Esprit, le croyant peut prononcer des paroles simples et justes au cœur des circonstances. Il rappelle ainsi la justice accomplie en Jésus-Christ, et il choisit de demeurer dans la vérité plutôt que de se laisser entraîner par la peur ou la confusion. La confession devient alors un appui : pour l’édification du corps, et pour une marche plus stable au quotidien.
La confession inspirée : prière audible, héritage assumé, courant prophétique
Face à des défis de tous ordres (intérieurs, relationnels, matériels, professionnels), la Parole de la foi ne reste pas une conviction silencieuse : elle devient une confession inspirée. Le croyant ne parle pas pour « se rassurer », mais pour s’accorder à ce que Dieu a dit, afin que sa bouche serve la vérité de Dieu plutôt que la rumeur des circonstances.
La prière audible — simple, sobre, mais ferme — aide à unir le cœur et la bouche : ce que je crois, je peux le dire devant Dieu ; ce que je dis, je le soumets à l’Esprit afin qu’il l’apaise, le purifie et l’accorde à l’Écriture. Cette parole prononcée devient alors une prière alignée, et non une réaction émotive. Elle demeure sous la seigneurie de Jésus-Christ, notre Souverain, et rend honneur à son Nom.
Assumer notre héritage, ce n’est pas « exiger », c’est recevoir et déclarer avec respect ce que la grâce a acquis : pardon, identité, paix, sagesse, protection, direction. Dans ce cadre, confesser les promesses revient à choisir la vérité lorsque des pensées ou des circonstances cherchent à troubler, décourager ou détourner. Sans dramatiser, le croyant reconnaît ce qui l’affecte (mensonge, accusation, oppression, confusion) et il y répond par une parole claire et centrée : « Jésus est Seigneur », et sa justice est accomplie.
On peut comparer cette dynamique à un courant de rivière : il vient d’une source, il suit un lit, et il avance avec régularité. Plus nous nous y plaçons, plus il nous porte, nous clarifie et nous oriente. De même, lorsque notre confession demeure alimentée par l’Écriture (et non par la peur), elle devient un flux stable : elle traverse les obstacles au lieu de s’y briser, et elle irrigue nos choix par la paix et la vérité.
· Choisir une promesse biblique liée au défi (paix, sagesse, provision, protection) et la relire jusqu’à ce qu’elle s’enracine dans le cœur.
· La formuler en prière audible, en gardant le centre : Jésus-Christ est Seigneur, et sa justice est ma base.
· Rester cohérent : agir ensuite en accord avec ce que l’on confesse (pardon, vérité, diligence, paix), sans double discours.
· Persévérer avec sobriété : une parole alignée, reprise avec foi, vaut mieux qu’un élan intense et bref.
Prière audible (modèle)
Seigneur Jésus-Christ, tu es mon Souverain. Je me place sous ta seigneurie et je m’aligne sur ta Parole.
Je renonce au mensonge, à l’accusation et à la peur ; je reçois ta grâce et ta justice accomplie pour moi.
Aujourd’hui, je crois dans mon cœur et je proclame de ma bouche : ta lumière ouvre un chemin, ta paix garde mon esprit, et ta sagesse me conduit.
Que mes paroles soient inspirées et harmonisées par ton Esprit, pour t’honorer et porter du fruit. Amen.
Figure de l’Ancien Testament : Josué, entrer dans l’héritage avec une Parole dans la bouche
Lorsque Josué reçoit la mission de conduire Israël dans le pays promis, il ne s’agit pas seulement d’avancer vers un lieu : il s’agit d’entrer dans un héritage et d’y demeurer avec une conduite juste. Dieu ne lui donne pas d’abord une stratégie extérieure, mais une orientation intérieure : garder la Parole proche, la méditer, puis la laisser guider ses décisions.
Autrement dit, la Parole ne se réduit pas à une lecture : elle demeure « dans la bouche » et « dans le cœur », jusqu’à devenir un repère intérieur qui soutient l’action. C’est là que la prière audible et harmonisée prend son sens : nous ne décrétons pas notre avenir, nous nous accordons à ce que Dieu a promis, puis nous avançons avec cohérence.
« Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. » Josué 1:8 (Louis Segond).
· Entrer dans l’héritage demande souvent de la constance : la Parole dans la bouche devient une réponse stable lorsque des pensées de peur, d’accusation ou de découragement se présentent.
· Méditer « jour et nuit » nourrit la confession : ce que l’Esprit imprime dans le cœur, la bouche peut ensuite l’exprimer avec sobriété et foi.
· Le but n’est pas l’effet de style, mais l’obéissance : une parole accordée à Dieu conduit à des actes concrets alignés avec sa justice.
Figure de l’Ancien Testament : Abraham, marcher sur la Parole entendue
Dieu dit à Abraham : « Lève-toi et va… ». Abraham part, non sur une carte déjà tracée, mais sur une Parole reçue et mise en œuvre. En avançant, il apprend à faire confiance : Dieu précise l’appel en chemin, façonne l’identité, et confirme sa fidélité dans une obéissance progressive.
« L’Éternel dit à Abram : Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. »Genèse 12:1 (Louis Segond 1910).
« C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait. » Hébreux 11:8 (Louis Segond 1910).
Josué montre comment la Parole gardée dans le cœur et portée par la bouche soutient l’entrée dans l’héritage. Abraham illustre la même logique dans la durée : marcher sur une Parole reçue, parfois sans voir immédiatement la suite. Daniel, enfin, éclaire comment cette fidélité se maintient lorsque le contexte extérieur devient contraignant.
Figure de l’Ancien Testament : Daniel, prier malgré l’interdit
Avec Daniel, l’enjeu devient visible : un décret interdit la prière, et la fidélité est observée. Pourtant, Daniel ne transforme pas sa relation avec Dieu en débat ; il garde un rythme, une direction et une constance. Sa prière n’est pas une réaction de panique, mais une communion persévérante : une foi qui demeure stable quand le cadre extérieur se durcit.
Cette attitude éclaire notre sujet : la confession inspirée n’est pas seulement prononcer des promesses lorsque tout est calme, mais rester aligné lorsque la pression cherche à fermer la bouche ou à troubler le cœur. Daniel ne répond ni par la violence ni par le compromis ; il prie, il demeure fidèle, et sa vie témoigne avec simplicité. Ainsi, sa constance honore le Souverain.
« Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem ; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant. » Daniel 6:10 (Louis Segond 1910).
· La prière persévérante garde l’intérieur : lorsque le cœur demeure tourné vers Dieu, la bouche retrouve des paroles de foi et de paix.
· Une prière assumée (parfois audible) n’est pas une mise en scène : c’est une fidélité tranquille. Elle rappelle que notre Seigneurie ne dépend pas des cadres humains.
· Dieu honore cette posture : elle devient un témoignage de justice proclamée, non de soi-même, mais de la fidélité du Dieu vivant.
Prière (à la manière de Daniel)
Dieu vivant, je me tourne vers toi avec un cœur stable. Quand une pression cherche à m’intimider ou à fermer ma bouche, garde-moi fidèle.
Comme Daniel, je choisis de prier et de te louer « comme auparavant » : non par défi, mais par amour et par confiance.
Jésus-Christ, tu es Seigneur : ta grâce et ta justice sont ma sécurité. Mets ta paix en moi et ta vérité sur mes lèvres.
Donne-moi une fermeté paisible et une constance humble pour obéir, afin que ma vie t’honore et que ta lumière se manifeste. Amen.
Prenons aussi l’exemple d’un projet professionnel minutieusement construit pour répondre à une demande précise d’un groupe. Alors que tout semble prêt, une faille inattendue survient et bloque l’étape finale, laissant l’autre partie dans l’attente et l’incertitude.
Dans ce type de tension, la Parole de la foi aide à garder une posture juste : le croyant présente la situation à Dieu, choisit une promesse pertinente, puis la confesse avec sobriété. Cette démarche ne remplace pas l’analyse ni l’action ; elle aide à rester dans la paix, à prendre des décisions droites, et à demander à Dieu d’ouvrir un chemin quand l’issue paraît fermée. Ainsi, la foi devient concrète dans la vie professionnelle : elle aligne le cœur, la bouche et les actes.
Relecture méditative (Psaume 119)
Prenons un moment pour laisser la Parole descendre du texte vers la prière. Psaume 119 nous apprend à garder la Parole dans le cœur et à la faire sortir par nos lèvres : c’est ainsi que notre marche se purifie et que notre confession devient juste.
« Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ?
En se dirigeant d’après ta parole.
Je te cherche de tout mon cœur : ne me laisse pas égarer loin de tes commandements !
Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi.
De mes lèvres j’énumère toutes les sentences de ta bouche. » Psaumes 119:9-11, 13 (Louis Segond 1910).
· Seigneur, où ai-je besoin d’être « purifié » aujourd’hui (pensées, paroles, décisions) ? Ramène-moi à ta Parole.
· Apprends-moi à serrer ta Parole dans mon cœur : que ta vérité devienne ma réponse face à l’accusation et au doute.
· Mets sur mes lèvres une justice proclamée : que mes paroles s’accordent à la justice accomplie en Jésus-Christ.
Seigneur, après avoir serré ta Parole dans notre cœur (Psaume 119), conduis-nous à la laisser devenir témoignage. Seigneur, que ce qui a été gardé au-dedans soit maintenant dit au-dehors, avec simplicité et fidélité.
Relecture méditative (Psaume 40)
Ce psaume met en lumière une dimension essentielle de la Parole de la foi : la justice reçue ne reste pas enfermée au-dedans. Elle devient témoignage, vérité proclamée et louange — non pour se mettre en avant, mais pour honorer Dieu.
« J’annonce la justice dans la grande assemblée ; voici, je ne ferme pas mes lèvres, Éternel, tu le sais !
Je ne retiens pas dans mon cœur ta justice, je publie ta vérité et ton salut ; je ne cache pas ta bonté et ta fidélité dans la grande assemblée. » Psaumes 40:10-11 (Louis Segond 1910).
· Seigneur, fais grandir en moi une foi qui ne « retient pas » ta justice : apprends-moi à la recevoir, puis à la publier avec humilité.
· Seigneur, quand je suis tenté de me taire par peur, rappelle-moi que la bouche peut être un lieu de louange et de vérité.
· Seigneur, que mon témoignage reste simple et vrai : proclamer ta justice, c’est aussi proclamer ta bonté et ta fidélité.
Seigneur, proclamer ne signifie pas parler au hasard. Seigneur, avant que notre bouche annonce la justice, accorde nos paroles à nos pensées, et garde nos lèvres : que la justice proclamée demeure juste lorsqu’elle demeure sous ton regard.
Relecture méditative (Psaume 19)
Avant de proclamer, demandons à Dieu d’accorder nos paroles et nos pensées : que la bouche exprime ce que le cœur médite, sous son regard.
« Reçois favorablement les paroles de ma bouche
Et les sentiments de mon cœur,
Ô Éternel, mon rocher et mon libérateur ! » Psaumes 19:15 (Louis Segond 1910).
· Seigneur, que mes paroles ne précèdent pas ton Esprit : apprends-moi à parler depuis la paix, et non depuis l’urgence.
· Seigneur, purifie « les sentiments de mon cœur » : que ma confession soit nourrie par ta Parole, et non par l’amertume ou la peur.
· Seigneur, fais de ma bouche un lieu de justice proclamée, et de mon cœur un lieu de méditation fidèle.
« Éternel, mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres ! » Psaumes 141:3 (Louis Segond 1910).
9« En effet, si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité, tu seras sauvé,
10car celui qui croit dans son cœur, Dieu le déclare juste ; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve. » Romains 10:9-10 (Semeur)
« En effet, l’Écriture dit :
Celui qui met en lui sa confiance ne connaîtra jamais le déshonneur. Romains 10:11 (Semeur)
La confiance du croyant se nourrit aussi de ce qu’il proclame : les bienfaits concrets de la justice de Dieu manifestée en Jésus-Christ, notre Souverain. Ainsi, la confession n’est pas seulement un acte de foi ; elle façonne l’attitude intérieure et aide à traverser les épreuves avec plus de stabilité.
Par exemple, dans une période de doute ou face à une difficulté professionnelle, cette proclamation peut aider à retrouver la paix et à persévérer. En confessant la justice reçue, le chrétien s’appuie sur la promesse de Romains 10:11 : celui qui met en lui sa confiance ne connaîtra pas le déshonneur. Ce témoignage, simple et fidèle, devient alors une source d’encouragement pour avancer avec confiance, sans se laisser définir par l’épreuve.
Conclusion générale
La Parole de la foi nous ramène à l’essentiel : la justice de Dieu ne se conquiert pas, elle se reçoit par grâce en Jésus-Christ. C’est pourquoi le cœur croit, et la bouche confesse ; et cette confession n’est pas un simple discours, mais l’expression d’une vie qui se repose sur l’œuvre accomplie de Christ.
Dans les défis concrets, cette foi devient une prière audible et harmonisée : nous choisissons des promesses, nous les méditons, puis nous les proclamons sobrement, en honorant notre Souverain. Ainsi, nous assumons notre héritage sans orgueil et résistons, par la vérité et la paix, à ce qui cherche à obscurcir (mensonge, accusation, confusion). Quand la confession demeure alimentée par l’Écriture, elle ressemble à un courant de rivière : régulier, purifiant et orientant, capable de traverser les obstacles au lieu de s’y briser.
À la suite de Josué, avançons dans une obéissance concrète ; à la suite d’Abraham, marchons sur la Parole reçue ; à la suite de Daniel, persévérons « comme auparavant ». Que nos lèvres demeurent gardées et vraies, et que notre cœur reste rempli de la Parole : ainsi, le chrétien devient un instrument accordé à Dieu, au service d’une justice reçue, confessée et vécue, pour la gloire de Jésus-Christ.
Yves GRAVET
Serviteur de Jésus-Christ