mercredi 25 février 2026

SON DERNIER MOT

 RÉSUMÉ


·       Sens du « dernier mot »
Le texte explore la portée spirituelle des dernières paroles d’un être humain, et plus particulièrement celles de Jésus sur la croix, comme révélation ultime de la foi, de la souffrance et de l’espérance.
 

·       Le cri de Jésus sur la croix (Matthieu 27:46)
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » est présenté non comme un désespoir final, mais comme une parole chargée de sens biblique et prophétique. 

·       Lecture du Psaume 22
Le psaume est analysé dans sa totalité : il commence par une plainte intense et se termine par une proclamation de confiance, de louange et de victoire, montrant que la souffrance n’a pas le dernier mot.
 

·       Dimension prophétique du Psaume 22
Les souffrances décrites (moqueries, persécution, mains et pieds percés) sont mises en parallèle avec la crucifixion de Jésus, révélant une lecture christologique du texte.
 

·       Espérance au cœur de l’épreuve
Le message central affirme que Dieu n’abandonne pas l’affligé et qu’il répond au cri de celui qui souffre, même lorsque tout semble perdu.
 

·       Nature humaine et absence de repères spirituels
Une réflexion est menée sur la vulnérabilité de l’être humain lorsqu’il est privé de repères spirituels, et sur les dérives possibles dans un monde marqué par la violence et l’influence du mal.
 

·       Persécution et fidélité chrétienne
Le texte souligne que la foi chrétienne s’accompagne souvent de persécutions, mais qu’elle demeure une source de force, de persévérance et de témoignage.
 

·       Le dernier mot comme victoire du Christ
La mort et la souffrance ne sont pas l’ultime réalité : le dernier mot appartient à l’amour de Dieu, à la rédemption et à la victoire du Christ sur la mort.
 

·       Les deux malfaiteurs sur la croix (Luc 23)
Le contraste entre rejet et repentance montre que, jusqu’au dernier instant de la vie, la grâce et le salut restent accessibles.
 

·       Témoignage personnel
Une expérience vécue au chevet d’une personne mourante illustre concrètement la question du « dernier mot » et renforce la conviction que la mort n’a pas le pouvoir final.
 

·       Parabole du riche et de Lazare (Luc 16)
Le texte insiste sur l’irréversibilité de la destinée après la mort et sur l’urgence d’accueillir le « dernier mot » de Dieu durant la vie terrestre.
 

·       Résurrection de Lazare (Jean 11)
Jésus démontre que Dieu a le dernier mot même face à la mort, appelant le croyant à une foi confiante au cœur des situations les plus désespérées.
 

·       Appel final au croyant
Le document invite à une foi vivante, nourrie par la prière, la méditation des paroles de Jésus et une confiance quotidienne dans l’action de Dieu.
 

·       Prière de conclusion
Une prière de foi affirme que ni les circonstances ni la mort n’ont le dernier mot, mais que celui-ci appartient à Jésus-Christ et à son Royaume.
 



INTRODUCTION 


Il est des paroles qui traversent le temps et continuent de résonner avec une force intacte au cœur de l’humanité. 

Certaines sont prononcées dans la joie, d’autres dans la douleur, mais les plus marquantes sont souvent celles qui surgissent aux heures décisives de l’existence. 

Le « dernier mot » d’un être humain concentre tout à la fois son vécu, sa foi, ses craintes et son espérance. Il révèle ce qui demeure lorsque tout le reste s’efface.

Dans l’Évangile, le cri de Jésus sur la croix  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » — s’inscrit parmi ces paroles ultimes qui interrogent, bouleversent et appellent à la réflexion. 

Est-il l’expression d’un désespoir absolu, ou porte‑t‑il en lui un sens plus profond, caché dans les Écritures?

En nous arrêtant sur ce « dernier mot », nous sommes invités à dépasser une lecture superficielle pour entrer dans une méditation qui relie la souffrance humaine, la foi éprouvée et l’espérance d’une victoire qui ne se laisse pas immédiatement voir.

Cette réflexion propose ainsi un chemin : celui d’une relecture spirituelle des dernières paroles de Jésus, éclairées par les Psaumes, les Évangiles et l’expérience vécue. 

Elle invite chaque lecteur à se poser une question essentielle, intime et universelle à la fois : qui a réellement le dernier mot sur notre vie, sur notre souffrance et sur notre mort ?

 



SON DERNIER MOT

 

 

« Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant, Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire, Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27 :46)

 

Le sens profond du dernier mot de Jésus

Une plainte poignante et universelle

Pour comprendre pleinement la portée du « dernier mot » de Jésus, il faut se pencher sur le Psaume 22. Ce psaume débute par une plainte intense : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». À travers ce cri, le texte décrit en détail les souffrances du juste, son sentiment d’abandon et les moqueries qu’il subit de la part de ceux qui l’entourent.

De la détresse à la confiance renouvelée

Toutefois, au fil du Psaume, une évolution se dessine. Après avoir exposé sa détresse, le psalmiste exprime une confiance retrouvée en Dieu. Il annonce une restauration qui ne concerne pas uniquement sa personne : elle s’étend à tout le peuple. Cette transformation, du désespoir vers l’espérance, marque la structure du texte, illustrant que la souffrance n’est pas la fin de l’histoire.

L’espérance au cœur de la souffrance

Ainsi, le psaume s’achève sur une note d’espérance et de victoire. Il montre que la douleur et l’épreuve ne sont pas le dernier mot : elles débouchent sur une promesse de salut et de réconfort pour celui qui garde foi en Dieu.

La signification du choix de Jésus

Lorsque Jésus cite le début du Psaume 22 sur la croix, ce n’est pas un détail anodin. Son recours à ce texte invite les témoins à relire l’ensemble du psaume et à en saisir toute la profondeur. Ce procédé enrichit la signification de ses paroles : au-delà de l’expression de la douleur, Jésus dirige le regard vers une confiance ultime en Dieu, vers l’annonce d’une restauration. Sa citation est porteuse d’espérance et affirme la certitude de la victoire divine.

 

Psaume 22 (DRB): les versets…

1 Mon Dieu ! mon *Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné, te tenant loin de mon salut, - des paroles de mon rugissement ?

2 Mon Dieu ! je crie de jour, mais tu ne réponds point ; et de nuit, et il n’y a point de repos pour moi.

3 Et toi, tu es saint, toi qui habites au milieu des louanges d’Israël.

4 Nos pères se sont confiés en toi ; ils se sont confiés, et tu les as délivrés.

5 Ils ont crié vers toi, et ils ont été sauvés ; ils se sont confiés en toi, et ils n’ont point été confus.

6 Mais moi, je suis un ver, et non point un homme ; l’opprobre des hommes, et le méprisé du peuple.

7 Tous ceux qui me voient se moquent de moi ; ils ouvrent la bouche, ils hochent la tête,

8 Il se confie à l’Éternel, qu’il le fasse échapper, qu’il le délivre, car il prend son plaisir en lui !

9 Mais c’est toi qui m’as tiré du sein qui m’a porté ; tu m’as donné confiance sur les mamelles de ma mère.

10 C’est à toi que je fus remis dès la matrice ; tu es mon Dieu dès le ventre de ma mère.

11 Ne te tiens pas loin de moi, car la détresse est proche, car il n’y a personne qui secoure.

12 Beaucoup de taureaux m’ont environné, des puissants de Basan m’ont entouré ;

13 Ils ouvrent leur gueule contre moi, comme un lion déchirant et rugissant.

14 Je suis répandu comme de l’eau, et tous mes os se déjoignent ; mon cœur est comme de la cire, il est fondu au dedans de mes entrailles.

15 Ma vigueur est desséchée comme un têt, et ma langue est attachée à mon palais ; et tu m’as mis dans la poussière de la mort.

16 Car des chiens m’ont environné, une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds ;

17 Je compterais tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent ;

18 Ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort.

19 Et toi, Éternel ! ne te tiens pas loin ; ma Force ! hâte-toi de me secourir.

20 Délivre mon âme de l’épée, mon unique de la patte du chien.

21 Sauve-moi de la gueule du lion. Tu m’as répondu d’entre les cornes buffles.

22 J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation.

23 Vous qui craignez l’Éternel, louez-le ; toute la semence de Jacob, glorifiez-le ; et révérez-le, vous, toute la semence d’Israël ;

24 Car il n’a pas méprisé ni rejeté l’affliction de l’affligé, et n’a point caché sa face de lui ; mais, quand il a crié vers lui, il l’a écouté.

25 De toi vient ma louange dans la grande congrégation. Je payerai mes vœux devant ceux qui le craignent.

26 Les débonnaires mangeront et seront rassasiés ; ceux qui cherchent l’Éternel le loueront ; votre cœur vivra à toujours.

27 Tous les bouts de la terre se souviendront, et ils se tourneront vers l’Éternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant toi.

28 Car le royaume est à l’Éternel, et il domine au milieu des nations.

29 Tous les gras de la terre mangeront et se prosterneront, devant lui se courberont tous ceux qui descendent dans la poussière, et celui qui ne peut faire vivre son âme.

30 Une semence le servira ; elle sera comptée au Seigneur comme une génération.

31 Ils viendront et raconteront sa justice à un peuple qui naîtra, … qu’il a fait ces choses.

 

L’expérience prophétique de Jésus dans le Psaume 22

Le Psaume 22 révèle, de manière prophétique, l’expérience ultime de Jésus durant ses derniers instants, illustrant la profonde solitude et l’oppression qu’il a endurées. Dès le premier verset, la détresse s’exprime avec force«Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?» (v.1), des mots bouleversants qui résonnent avec l’agonie du Christ sur la croix.

Cette souffrance est dépeinte avec une grande intensité, notamment au verset16«Ils ont percé mes mains et mes pieds», mais aussi à travers tout le passage où l’hostilité et le rejet dominent.

Pourtant, au cœur de cette détresse, une lumière d’espérance apparaît grâce à la foi inébranlable du Christ. Le verset24 souligne ce retournement«Car il n’a pas méprisé ni rejeté l’affliction de l’affligé, et n’a point caché sa face de lui; mais, quand il a crié vers lui, il l’a écouté.»

Ainsi, ce texte ne se limite pas à un récit passé ou à un simple discours: il trouve une résonance vivante dans le témoignage du Christ, offrant un message d’espérance et de foi au cœur de l’épreuve.

 

La nature humaine sans repères spirituels : entre instinct et influences

La question de ce qui anime la nature humaine en l’absence de repères spirituels, même lorsque celle-ci revêt une apparence religieuse, demeure toujours d’actualité et suscite de nombreux débats. Ce phénomène s’observe encore aujourd’hui, révélant des dynamiques profondes au sein de la société.

Contrairement aux animaux sauvages, dont le comportement est essentiellement guidé par leur instinct et qui tuent principalement pour se nourrir, l’être humain, lorsqu’il est privé de spiritualité, se trouve selon certains points de vue davantage exposé aux influences négatives du monde. Il est parfois avancé que le cœur humain sans Dieu devient vulnérable à des influences extérieures, qualifiées par certains de démoniaques et agissant au sein d’un monde de ténèbres.

Dans ce contexte, il est souligné que la violence, tant dans les paroles que dans les actes, semble croître à tous les âges. Toutefois, il importe de reconnaître la diversité des perspectives sur ce sujet et d’éviter toute généralisation excessive, chaque point de vue apportant une nuance à cette réflexion sur la nature humaine.

 

Persécution et fidélité : le prix de la foi chrétienne

De nombreux témoignages sérieux attestent que l’œuvre de Jésus, telle qu’elle se manifeste au sein de la chrétienté, est fréquemment confrontée à des persécutions et à des actes de violence. 

Cette hostilité peut aller jusqu’à des tortures et, dans certains cas, à la mort en raison de la fidélité à la foi chrétienne. Cette réalité, observable dans diverses nations, met en évidence le coût élevé qu’implique l’engagement spirituel.

Face à l’adversité, la foi chrétienne se révèle être une source profonde de force intérieure pour les croyants. La capacité des individus à demeurer attachés à leurs convictions spirituelles, même devant l’épreuve ultime, interroge sur la nature du courage et de la persévérance qu’inspire la foi. 

Cette fidélité, éprouvée par la souffrance et l’oppression, éclaire la puissance du témoignage chrétien dans le monde contemporain.

Les conséquences concrètes de la fidélité au Christ

La persécution : une réalité quotidienne

L’affirmation de Jésus, « Vous serez persécuté à cause de mon Nom », met en lumière l’opposition inévitable que rencontrent ceux qui décident de suivre le Christ avec fidélité. Ce rejet n’est pas seulement théorique mais se manifeste dans la vie courante des croyants. Certains sont la cible de moqueries ou de sarcasmes au sein de leur famille ou de leur cercle d’amis. D’autres font face à des obstacles professionnels, tels que des refus d’avancement ou une mise à l’écart, en raison de leur engagement spirituel. Parfois, les jeunes sont stigmatisés à l’école ou sur les réseaux sociaux à cause de leur foi.

Solidarité et soutien dans l’épreuve

Cette situation, loin de n’être qu’une abstraction, témoigne de la solidarité profonde qui existe entre le croyant et son Seigneur. Ce lien se matérialise dans la vie par le soutien ressenti lors des moments difficiles : la prière devient pour beaucoup une source de réconfort et de force intérieure, la communauté chrétienne offre une écoute attentive et une entraide précieuse, et la méditation sur les textes bibliques permet de préserver l’espoir et de persévérer malgré les épreuves. Ainsi, bien que l’engagement spirituel soit exigeant, il s’accompagne d’un soutien divin et humain qui permet au croyant de continuer à avancer avec courage.

Le dernier mot : victoire et espérance au cœur de la foi chrétienne

Dans la perspective chrétienne, le concept du « dernier mot » ne relève pas de la sphère terrestre, mais symbolise l’ultime vérité et la victoire absolue de l’amour divin sur la mort et le péché. Cette ultime parole provient de Jésus, qui a accompli le dessein de Dieu en répondant pleinement à Sa justice. Par cet acte, il rachète l’humanité de son cœur corrompu, séparé de la gloire du Père, Créateur de tous.

Le « dernier mot » de Jésus sur la croix, « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », exprime l’intensité de la souffrance qu’il a endurée pour sauver l’humanité. Ce cri, évoquant une profonde détresse, marque le sommet du sacrifice du Christ. Pourtant, c’est à partir de cette douleur extrême que prend naissance la réconciliation entre Dieu et l’homme, ainsi que l’espérance pour tous les croyants.

En effet, cette ultime épreuve est le signe de l’acte d’amour le plus total, qui ouvre la porte à une relation renouvelée avec Dieu. Ainsi, au cœur de la persécution et de la douleur, la certitude de la victoire du Christ sur la mort demeure le fondement inébranlable de la foi chrétienne. Ceux qui restent fidèles à Jésus puisent dans cette victoire un espoir qui ne faillit jamais.

 

Mais il est une scène qui ne doit pas être banalisée. Celle des trois croix. Lisons dans l’Évangile de Luc 23 DRB.

39 Et l’un des malfaiteurs qui étaient pendus l’injuriait, disant, N’es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi.

40 Mais l’autre, répondant, le reprit, disant, Et tu ne crains pas Dieu, toi, car tu es sous le même jugement ?

41 Et pour nous, nous y sommes justement ; car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons commises, mais celui-ci n’a rien fait qui ne se dût faire.

42 Et il disait à Jésus, Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume.

43 Et Jésus lui dit, En vérité, je te dis, Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.

 

Le dernier mot : témoignage, expérience et espérance

Le contraste entre les deux malfaiteurs crucifiés aux côtés de Jésus met en lumière le sens profond du « dernier mot ». L’un d’eux, dans un ultime élan d’humilité et de foi, s’adresse à Jésus en lui demandant« Souviens-toi de moi, Seigneur, ... »

Cette parole, empreinte de confiance et de repentir, reçoit immédiatement une réponse de la part du Christ« Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »

Ce dialogue révèle que, même dans les derniers instants, l’espérance et la rédemption restent accessibles à celui qui se tourne sincèrement vers Jésus.

Cette réflexion sur le « dernier mot » s’enracine aussi dans une expérience personnelle. 

Je partage ici un souvenir marquant: alors que la famille et moi-même étaient au chevet de la mère de mon épouse à l’hôpital, celle-ci me confia avant que je sois le dernier à la quitter« Yves, continuez de prier pour moi, s’il vous plaît. »

Ces mots, prononcés dans l’intimité de l’ultime rencontre, sont restés gravés dans ma mémoire, d’autant plus que les circonstances ont fait que j’ai été le premier à apprendre le décès de la défunte dès le lendemain matin, alors que j’étais seul à la maison familiale.

Plus tard, ce souvenir résonne avec force, faisant écho au témoignage du malfaiteur sur la croix et suscitant une interrogation essentielle« Qui a le dernier mot ? » j’en tire la conviction profonde que ce n’est pas la mort qui triomphe: elle a été vaincue par le Christ.

À travers cette expérience intime, j’ai saisi l’enseignement de Jésus qui va bien au-delà du légalisme religieux. En effet, je constate que trop de croyants restent prisonniers des règles, alors que le message du Christ invite à une espérance qui transcende la mort. Ce vécu devient alors l’occasion de méditer sur la véritable portée du « dernier mot »celui de la vie, de la miséricorde et de la victoire sur la mort.

 

Allons plus loin dans notre réflexion, lisons maintenant ce qui se présente de l’autre côté de notre espace terrestre. Évangile de Luc 16 (DRB)

19 Or il y avait un homme riche qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui faisait joyeuse chère, chaque jour, splendidement.

20 Et il y avait un pauvre, nommé Lazare, couché à sa porte, tout couvert d’ulcères,

21 qui désirait de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; mais les chiens aussi venaient lécher ses ulcères.

22 Et il arriva que le pauvre mourut, et qu’il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Et le riche aussi mourut, et fut enseveli.

23 Et, en hadès, levant ses yeux, comme il était dans les tourments, il voit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.

24 Et s’écriant, il dit, Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare, afin qu’il trempe dans l’eau le bout de son doigt, et qu’il rafraîchisse ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme.

25 Mais Abraham dit, Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement les maux ; et maintenant lui est consolé ici, et toi tu es tourmenté.

26 Et outre tout cela, un grand gouffre est fermement établi entre nous et vous ; en sorte que ceux qui veulent passer d’ici vers vous ne le peuvent, et que ceux qui veulent passer de là ne traversent pas non plus vers nous.

27 Et il dit, Je te prie donc, père, de l’envoyer dans la maison de mon père,

28 car j’ai cinq frères, en sorte qu’il les adjure ; de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment.

29 Mais Abraham lui dit, Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent.

30 Mais il dit, Non, père Abraham ; mais si quelqu’un va des morts vers eux, ils se repentiront.

31 Et il lui dit, S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts. 

 

La frontière entre la vie et l’au-delà dans la parabole du riche et de Lazare

Ce passage met en lumière la séparation définitive qui existe entre la vie terrestre et l’au-delà, telle qu’illustrée dans la parabole du riche et de Lazare. 

Chaque élément de ce récit insiste sur le message central : d’un côté, Lazare, qui a connu la souffrance et la pauvreté durant sa vie, est accueilli dans le sein d’Abraham après sa mort; de l’autre, le riche, qui a profité des biens matériels sur terre, se retrouve plongé dans les tourments.

Le dialogue entre le riche et Abraham vient accentuer l’irréversibilité du sort scellé après la mort. 

Cette idée est clairement exprimée par Abraham lorsqu’il déclare : 

«Et outre tout cela, un grand gouffre est fermement établi entre nous et vous; en sorte que ceux qui veulent passer d’ici vers vous ne le peuvent, et que ceux qui veulent passer de là ne traversent pas non plus vers nous» (v. 26). 

Ainsi, il n’existe aucune possibilité de franchir cette séparation une fois la mort survenue.

Cette affirmation souligne avec force qu’après la mort, ni les intercessions ni les regrets ne peuvent modifier le sort de chacun. La parabole enseigne l’importance de saisir le «dernier mot» de Dieu durant l’existence terrestre, car, comme le montre l’exemple du riche et de Lazare, une fois la vie terminée, le destin devient irréversible et les prières ne peuvent plus rien changer.

À titre d’illustration, la conversion du brigand sur la croix — «Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume» (Luc 23:42) — démontre qu’un ultime geste d’espérance peut encore transformer une destinée spirituelle, tant que la vie n’a pas pris fin.

 

Il y a également « le dernier mot » que Jésus a exprimé avec force en se rendant au tombeau de son ami Lazare. Évangile de Jean (DRB) 11 :

38 Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c’était une grotte, et il y avait une pierre dessus).

39 Jésus dit, Otez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit, Seigneur, il sent déjà, car il est là depuis quatre jours.

40 Jésus lui dit, Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?

41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit, Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu.

42 Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que toi, tu m’as envoyé.

43 ayant dit ces choses, il cria à haute voix, Lazare, sors dehors !

44 Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit, Déliez-le, et laissez-le aller. 

 

Contexte du miracle de Lazare

Dans l’Évangile de Jean, l’histoire du miracle de Lazare se déroule dans un contexte de détresse profonde où toute espérance semble définitivement perdue. Lazare est enfermé dans son tombeau depuis quatre jours, son corps déjà en décomposition, et pour ses proches il n’y a plus aucun espoir. Cette situation extrême souligne la portée du miracle, en mettant en évidence l’action de Jésus qui surpasse les limites humaines.

Jésus montre ainsi que, même lorsque tout paraît irrémédiablement perdu, l’intervention divine peut ouvrir une perspective nouvelle et inattendue. Ce message invite chacun à ne pas se décourager devant les difficultés, mais à attendre avec confiance le « dernier mot » de Dieu dans les épreuves.

Analyse des paroles de Jésus

Face à Marthe et Marie, Jésus exhorte à la foi et rappelle une affirmation centrale :

« Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? »

Cette parole nous invite à comprendre que la foi ne se limite pas à une adhésion intellectuelle, mais implique une confiance active en la capacité de Dieu d’agir au-delà de nos limites. Pour le lecteur, il s’agit d’un appel à croire que la gloire de Dieu se révèle précisément dans nos moments de faiblesse et d’incertitude.

Jésus poursuit ensuite son dialogue avec le Père, exprimant sa reconnaissance :

« je te rends grâce de ce tu m’as entendu. » Puis il ajoute : « Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que toi, tu m’as envoyé. »

Jésus manifeste ainsi une relation avec le Père fondée sur une confiance absolue et une communion constante. Cette attitude nous encourage à l’imiter : rendre grâce à Dieu avant même de voir l’exaucement, et témoigner de notre foi pour inspirer ceux qui nous entourent.

Enfin, Jésus pose un geste décisif qui change le destin de Lazare : Et « il cria à haute voix, Lazare, sors dehors ! »

Cette parole révèle le pouvoir de Jésus de transformer les situations les plus désespérées. Pour le croyant, ce miracle est un rappel que rien n’est trop difficile pour Dieu et que sa parole peut toujours ouvrir une porte vers la vie et l’espérance.

« Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes. »

Jésus montre ainsi que la foi ouvre la voie à une réalité nouvelle : la vie là où il n’y avait que mort. Ce message nous invite à croire que Dieu peut nous délivrer de nos « tombeaux » intérieurs et nous rendre libres pour vivre une existence renouvelée.

Réflexion finale : implication pour le croyant aujourd’hui

Jésus ne nous dit-il pas également dans l’Évangile de Jean (DRB) 14 :

10 Ne crois-tu pas que moi je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que moi je vous dis, je ne les dis pas de par moi-même ; mais le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres.

Cela nous invite à comprendre que la foi chrétienne repose sur une union profonde avec Dieu, source de toute action et de tout miracle. Pour le lecteur, il s’agit de saisir que c’est en demeurant uni à Dieu que nous pouvons voir sa puissance agir dans notre vie.

11 Croyez-moi, que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause des œuvres elles-mêmes.

Ainsi, Jésus montre que la foi peut s’appuyer sur l’expérience concrète des œuvres de Dieu et nous invite à observer les signes de sa présence dans notre quotidien.

12 En vérité, en vérité, je vous dis, Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci ; parce que moi, je m’en vais au Père.

La foi ouvre ainsi de nouveaux horizons : chaque croyant est appelé à devenir acteur des œuvres de Dieu, à manifester la vie et l’espérance autour de lui.

13 Et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

Jésus montre enfin que la prière confiante, faite en son nom, porte en elle une force de transformation et glorifie Dieu. Le croyant est invité à prier avec foi, en sachant que Dieu veut répondre et manifester sa gloire dans sa vie.

 

Approfondir l’expérience des paroles de Jésus

En conclusion sur ce sujet « Son Dernier Mot », il est important de prendre régulièrement le temps de méditer personnellement sur les paroles de Jésus, afin de leur permettre de résonner véritablement dans la vie quotidienne. Cette démarche invite à un retour fréquent aux enseignements du Christ, pour en saisir la portée dans chaque moment de l’existence.

Pour concrétiser cette approche, il est proposé de consacrer quelques minutes chaque matin à relire une parole de Jésus. Cette relecture permet de réfléchir à sa signification pour la journée à venir, et d’approfondir son impact en partageant ses réflexions avec un proche ou en les consignant dans un journal spirituel. Ainsi, la parole devient un guide et une source d’inspiration au quotidien.

L’essentiel réside dans le fait de ne pas s’arrêter à une compréhension intellectuelle des textes. Il est nécessaire d’ouvrir son cœur à une expérience réelle de la présence et de l’action divine, en cherchant à percevoir et accueillir concrètement les signes de Dieu dans la vie de tous les jours. Cette attitude favorise la rencontre et le dialogue avec Dieu dans la simplicité du quotidien.

Avancer chaque jour dans la confiance, la prière et l’espérance permet de devenir un témoin vivant de l’amour et de la puissance de Dieu. C’est en adoptant cette posture que le croyant manifeste la vie et l’espérance autour de lui, rendant visible la présence divine à travers ses actes et son engagement.

LA PRIÈRE DE LA FOI

Je vous invite à vous unir à ma prière de foi au Nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, afin que nous soyons ensemble des ambassadeurs de son Royaume.

Dieu d’amour, ce ne sont ni les circonstances ni les épreuves qui ont le dernier mot sur notre existence.

Merci, à la lecture de cette réflexion, d’avoir mis en lumière l’importance des dernières paroles de ce malfaiteur à qui tu as assuré sa place avec toi dans le paradis.

Tu nous as choisis et établis pour être des ambassadeurs de ton Royaume, des lettres vivantes de ta Parole, afin que chaque âme puisse, dans ses derniers jours, trouver l’étincelle nécessaire pour exprimer sa foi en Toi, Seigneur Jésus, et que leur âme échappe au filet de l’oiseleur, mais soit transportée auprès de Toi, Seigneur Jésus, dans ta Grande Assemblée. Amen.

 

Yves GRAVET

FACE À L’AGITATION ET AUX AGITATEURS

 RÉSUMÉ


Ce message biblique traite de la manière dont le croyant peut résister à l’agitation intérieure et extérieure ainsi qu’aux influences troublantes, en demeurant fermement enraciné en Jésus-Christ et dans la Parole de Dieu. Il affirme que, dans un monde instable et conflictuel, la Bible demeure une source sûre de paix, de discernement et de stabilité spirituelle. 

L’auteur souligne l’importance de garder les yeux fixés sur le Christ, notamment par la prière et la méditation des Écritures, afin de ne pas se laisser emporter par la peur ou la confusion. La prière confiante est présentée comme un refuge essentiel permettant d’expérimenter la paix de Dieu au cœur des épreuves. 

Le texte insiste également sur la nécessité de rester enraciné dans la Parole, qui éclaire le chemin du croyant et le protège contre les discours trompeurs ou manipulateurs. Face aux agitateurs, le disciple du Christ est appelé à répondre non par la colère, mais par l’amour, la douceur et la vérité, conformément à l’enseignement de Jésus. 

La communion fraternelle est décrite comme un soutien spirituel majeur, permettant aux croyants de persévérer ensemble, de s’encourager et de résister à l’isolement et à la confusion. L’espérance en la souveraineté de Dieu rappelle que, même au cœur du chaos, Dieu agit pour le bien de ceux qui l’aiment. 

Le document développe ensuite une vision plus spirituelle du combat chrétien, en évoquant la lutte entre la chair et l’Esprit, la réalité des ténèbres spirituelles sans Dieu, et l’autorité spirituelle donnée par Christ à ses disciples pour résister aux forces du mal. 

Enfin, l’auteur élargit la perspective en rappelant l’identité céleste du croyant, appelé à manifester sur la terre le règne du Christ. À travers l’image de l’échelle de la foi, le message encourage une ascension spirituelle continue, une vie transformée et engagée, où chaque croyant devient un ambassadeur du Royaume de Dieu, porteur de paix, d’espérance et de lumière dans la société.



FACE À L’AGITATION 

ET AUX AGITATEURS

 

 

Conseils bibliques pour résister dans la foi,

face aux agitations et agitateurs ?

Comment puiser force et paix 

dans la Parole de Dieu en période de trouble

 

Introduction

Dans un monde marqué par l’instabilité, les tensions et les bouleversements de toutes sortes, les croyants sont régulièrement confrontés à l’agitation extérieure comme aux combats intérieurs. Crises sociales, incertitudes politiques, pressions économiques ou discours troublants peuvent ébranler la paix du cœur et fragiliser la foi. À cela s’ajoutent parfois des voix qui, consciemment ou non, cherchent à détourner l’homme de son espérance en Dieu.

 

Face à ces réalités, la Parole de Dieu demeure une source inépuisable de lumière, de discernement et de paix. Elle offre des repères solides pour résister à l’agitation, déjouer l’influence des agitateurs et rester fermes dans la foi, sans céder à la peur ni au découragement. En Jésus-Christ, le croyant n’est ni livré au chaos ni abandonné aux forces qui secouent le monde : il est appelé à demeurer enraciné, confiant et victorieux.

 

Ce message se propose d’explorer, à la lumière des Écritures, comment puiser force et paix dans la Parole de Dieu en période de trouble. Nous verrons d’abord comment garder les yeux fixés sur Christ et cultiver une foi vivante au quotidien. Puis, nous approfondirons la dimension spirituelle du combat auquel le croyant est confronté, afin de mieux comprendre l’autorité et l’identité qui lui sont données en Christ. Enfin, nous élargirons notre regard vers la perspective céleste et missionnée de la foi, appelant chaque disciple à vivre comme un témoin de paix, d’espérance et de lumière au cœur d’une société en quête de repères.

 

1. Garder les yeux fixés sur le Christ

Dans Hébreux 12:2, il est écrit«Fixons les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi.»

Mais comment cela se traduit-il concrètement

 

Fixer les yeux sur Jésus, c’est choisir chaque jour de nourrir sa relation avec Lui: par la prière, la méditation ou la lecture de la Parole, nous restons centrés sur notre foi et sur Celui qui nous donne la paix. 

 

Par exemple, lorsque l’anxiété ou la confusion s’invitent dans notre vie, nous pouvons prendre un instant pour respirer profondément, prier et nous rappeler cette promesse de stabilité en Christ. 

 

En agissant ainsi, nous refusons de nous laisser distraire par le tumulte du monde et nous plaçons notre confiance dans Celui qui demeure notre rocher, capable de nous soutenir dans toutes les épreuves.

 

2. S’appuyer sur la prière et la confiance en Dieu

Philippiens 4 :6-7 nous encourage : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

Face aux agitateurs, la prière est notre refuge. Elle nous permet de remettre nos inquiétudes entre les mains de Dieu et de recevoir sa paix en retour.

 

Par exemple, lorsque je me sens submergé par les difficultés au travail, je prends un moment pour prier et exprimer mes besoins à Dieu. Cela m’aide à retrouver le calme et à faire confiance à sa présence, même au milieu de la tempête.

 

Cette promesse m’a souvent réconforté dans les moments d’incertitude, me rappelant que je ne suis pas seul face à mes inquiétudes. En partageant nos fardeaux avec Dieu, nous pouvons expérimenter sa paix profonde, même quand tout autour de nous semble instable.

 

3. Rester enraciné dans la Parole

Le Psaume 119 :105 déclare : « Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. »

Cette métaphore souligne que la parole de Dieu agit comme une lumière qui éclaire les zones d’ombre de notre existence. Même lorsque nous traversons des périodes d’incertitude ou de confusion, elle nous permet d’avancer avec assurance, guidés par la vérité divine. 

 

Lire et méditer la Bible chaque jour nous aide non seulement à discerner ce qui est juste, mais aussi à ne pas succomber aux discours troublants ou manipulateurs. 

 

Par exemple, face à des conseils contradictoires ou des influences négatives, il m’est arrivé de méditer un passage biblique afin de mieux discerner la voie à suivre: cette démarche m’a souvent permis d’éviter de me laisser entraîner par des paroles trompeuses et de faire des choix éclairés. 

Ainsi, la Parole éclaire nos décisions et nous oriente vers la vérité et la paix intérieure.

 

4. Cultiver l’amour et la douceur, même envers les agitateurs

Jésus nous appelle à une attitude qui va souvent à contre-courant de notre réflexe naturel. Il dit :
« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous persécutent. » Matthieu 5 :44
Ce n’est pas un simple conseil moral, c’est un appel profond à vivre selon la logique du Royaume de Dieu.

Face à ceux qui agitent, divisent ou provoquent, la tentation est grande de répondre par la colère, la dureté ou le rejet. Pourtant, Jésus nous invite à un autre chemin : celui de l’amour et de la douceur. Cet amour n’est pas une faiblesse, ni une naïveté. Il ne consiste pas à fermer les yeux sur le mal ou à excuser des comportements injustes. Aimer, ce n’est pas approuver.

Choisir l’amour, c’est refuser de répondre à la haine par la haine. C’est rester fermes dans la vérité, tout en gardant un cœur pur, libre de l’amertume et du ressentiment. La douceur biblique n’est pas une absence de conviction, mais une force maîtrisée, guidée par l’Esprit de Dieu.

 

5. S’ancrer dans la communion fraternelle pour résister à l’agitation

Dans un contexte marqué par l’agitation, la division et les influences perturbatrices, l’isolement devient un terrain fragile pour la foi. La Parole de Dieu nous rappelle que la communion fraternelle est une force spirituelle essentielle pour demeurer fermes et paisibles au milieu des tempêtes. Jésus lui-même affirme : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Matthieu 18:20). Cette promesse souligne que la présence du Christ se manifeste de manière particulière lorsque les croyants marchent ensemble.

Face aux discours troublants et aux agitateurs, l’Église devient un lieu de discernement, de protection et d’encouragement. Être entouré de frères et sœurs dans la foi permet de ne pas porter seul les combats intérieurs, de confronter les influences extérieures à la vérité de la Parole et de rester enraciné dans l’espérance. 

L’auteur de l’épître aux Hébreux nous exhorte ainsi : « Veillons les uns sur les autres pour nous inciter à l’amour et aux bonnes œuvres… mais encourageons-nous mutuellement » (Hébreux 10:24-25).

Dans ces temps d’agitation, partager la prière, l’écoute et l’exhortation fraternelle devient un rempart contre la peur, le découragement et la confusion. La communion permet de garder une foi équilibrée, affermie dans la vérité et guidée par l’Esprit. Ainsi, l’assemblée des croyants n’est pas seulement un lieu de rassemblement, mais un appui spirituel vivant, où chacun est fortifié pour résister aux influences perturbatrices et avancer dans la paix et la fidélité à Christ.

 

6. Espérer dans la souveraineté de Dieu

Romains 8 :28 nous rappelle : « Nous savons du reste que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »

Ce verset prend tout son sens dans la vie quotidienne : par exemple, lorsque nous traversons une période difficile, se souvenir que Dieu agit pour notre bien peut nous aider à garder espoir et à persévérer. 

 

Peut-être traversez-vous en ce moment une épreuve qui semble insurmontable ? 

 

Ce passage nous encourage à croire que Dieu n’a pas perdu le contrôle : même dans l’incertitude, il travaille pour notre bien et nous accompagne à chaque étape. 

Ainsi, cette assurance nous invite à avancer avec confiance, sachant que rien n’échappe à la souveraineté divine.

 

7. Vivre la paix et l’espérance au cœur des tensions

Dans un contexte marqué par les tensions politiques et sociales qui secouent les nations et, en particulier, notre pays — entre manifestations, débats houleux et incompréhensions entre citoyens — il est essentiel de se souvenir que la Parole de Dieu propose des repères concrets pour traverser ces périodes troublées. Demeurer en Christ, c’est faire le choix de préserver la paix intérieure, même lorsque l’actualité peut nous déstabiliser ou nous inquiéter.

 

Cette paix se cultive également à travers la prière persévérante : remettre chaque jour la nation et ses dirigeants entre les mains de Dieu devient alors un acte de confiance et d’intercession. 

 

S’enraciner dans les promesses divines est une autre manière d’alimenter notre espérance : relire et méditer les passages de la Bible qui témoignent de la fidélité de Dieu dans les moments incertains nous rappelle qu’Il demeure présent et agissant.

 

Par ailleurs, aimer nos adversaires prend une dimension concrète : cela signifie s’efforcer d’écouter sincèrement le point de vue de l’autre sans jugement, lui témoigner du respect ou même lui offrir une aide lorsque la situation le permet, surtout dans les moments difficiles. 

 

S’entourer de la communauté chrétienne s’avère tout aussi fondamental : participer à des groupes de partage ou soutenir ceux qui souffrent permet de renforcer la solidarité et l’unité dans la foi.

Enfin, il s’agit d’espérer dans la souveraineté de Dieu : garder confiance qu’au-delà du chaos apparent, Dieu agit pour le bien de tous. Cette espérance offre le courage d’avancer et de persévérer, en s’appuyant sur la certitude que rien ne lui échappe.

 

Ainsi, la foi devient une lumière vivante: elle nous permet de résister avec courage et de rester des témoins authentiques de paix et d’espérance au cœur de la société.

 

8. Comprendre la dualité entre la chair et l’Esprit

La Parole de Dieu enseigne que la nature humaine, appelée « la chair », est souvent en conflit avec la volonté de Dieu révélée par l’Esprit. 

Paul écrit dans Galates 5 :17 : « Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez. »

 

Cette dualité se manifeste parfois de manière inconsciente, à travers nos penchants naturels, ou consciemment, lorsque nous luttons intérieurement entre nos désirs personnels et l’obéissance à la volonté de Dieu. Par exemple, il peut arriver que nous ressentions l’envie de répondre avec colère à une injustice, alors que l’Esprit nous invite à la patience et au pardon ; ou encore d’être tentés d’agir par orgueil ou égoïsme, alors que Dieu nous appelle à l’humilité et au service des autres. 

 

Reconnaître ce combat est essentiel pour chercher la force de l’Esprit et soumettre notre volonté à celle de Dieu. Pour surmonter ce combat, il est important de prier régulièrement et de méditer la Parole afin de laisser l’Esprit guider nos choix quotidiens ; s’entourer de frères et sœurs dans la foi peut également aider à persévérer dans ce cheminement spirituel.

 

Le combat entre la chair et l’Esprit révèle une réalité plus vaste encore : lorsque l’Esprit de Dieu est absent, la chair ne rencontre plus de résistance intérieure.

 

L’Écriture nous enseigne que l’humanité séparée de Dieu ne marche pas seulement dans la confusion, mais dans de véritables ténèbres spirituelles, devenant vulnérable aux influences qui nourrissent l’agitation et la division.

 

C’est cette réalité spirituelle profonde que nous devons maintenant examiner : celle de l’homme sans Dieu.

 

9. L’humanité sans Dieu : ténèbres et vulnérabilité spirituelle

Effectivement, selon l’enseignement de Sa Parole, l’humanité séparée de Dieu, c’est-à-dire de sa gloire, demeure sous l’ombre des ténèbres spirituelles. C’est uniquement par la réconciliation offerte en Jésus-Christ que l’homme peut retrouver la lumière et la communion avec Dieu le Père. Jean 8 :12 rapporte les paroles de Jésus : « Je suis la lumière du monde  ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

 

Ainsi, sans cette réconciliation, l’homme reste éloigné de la vraie lumière divine et de la vie en plénitude que Dieu propose.

 

Par voie de conséquence, il reste exposé dans sa faiblesse aux esprits méchants dans les lieux célestes qui, en réalité, sont la source de ces discours instigateurs à l’agitation. C’est pourquoi il est crucial de rechercher la protection et la force que seul l’Esprit de Dieu peut offrir, afin de ne pas succomber à l’influence de ces puissances spirituelles adverses.

Le diagnostic spirituel est clair : sans Dieu, l’homme demeure exposé aux ténèbres et aux influences qui nourrissent l’agitation et la division. Mais cette réalité n’est pas une fatalité.

Jésus-Christ n’est pas seulement venu éclairer les ténèbres ; il est venu les vaincre. Et dans cette victoire, il a transmis à ses disciples une autorité spirituelle réelle face aux puissances adverses.

C’est cette autorité, donnée par Christ, que nous devons maintenant comprendre et saisir.

10. L’autorité spirituelle donnée par Christ

Comment ne pas saisir ce que Jésus enseigne lorsqu’il dit : « Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les œuvres de ténèbres… » ?

 

Cette affirmation souligne l’autorité spirituelle que Christ accorde à ses disciples face aux forces du mal. 

 

Jésus, en s’adressant à ses fidèles, leur rappelle qu’ils ne sont pas démunis devant les puissances adverses, mais qu’ils reçoivent, par la foi et l’action de l’Esprit, la capacité de résister et de triompher sur toute forme d’oppression spirituelle.

 

Ce pouvoir ne provient pas de nous-mêmes, mais de la présence du Christ en nous. Il s’agit d’une invitation à marcher avec assurance, en sachant que, malgré l’obscurité ou les attaques spirituelles, nous sommes équipés pour avancer sans craindre les ténèbres. 

 

C’est en demeurant attachés à Jésus, source de lumière et de victoire, que nous pouvons véritablement expérimenter cette autorité et vivre dans la liberté qu’Il offre.

11. La dimension céleste de la foi en Jésus

Une identité enracinée dans le Christ

La foi en Jésus ne se limite pas à la réalité terrestre. Elle s'étend au-delà de notre existence, dans une dimension spirituelle profonde qui transcende les circonstances du monde. En effet, selon Éphésiens 2:6, « nous sommes ressuscités ensemble et assis dans les lieux célestes ».

 

Cette affirmation ne se présente pas seulement comme une promesse à venir, mais comme une position actuelle pour chaque croyant. Ainsi, notre identité et notre autorité ne dépendent pas des situations de ce monde, mais sont solidement ancrées dans le Christ.

Vivre la victoire et la gloire de Jésus

Reconnaître ces vérités, c'est accepter que notre vie chrétienne porte déjà la marque de la résurrection et de la victoire de Jésus. Cela nous encourage à vivre chaque jour avec assurance et espérance, en ayant conscience que nous sommes participants de sa gloire et appelés à manifester son règne, aussi bien sur la terre que dans les lieux célestes. Cette perspective transforme notre manière d'avancer : nous ne subissons pas le monde, mais témoignons de la vie nouvelle et de la puissance reçue en Jésus-Christ.

 

Être assis avec Christ dans les lieux célestes ne nous place pas en spectateurs du monde, mais en ambassadeurs de son règne.

 

La position céleste du croyant porte en elle une responsabilité : manifester sur la terre ce qui est déjà établi dans le ciel. Là où règnent encore l’agitation, la confusion et la division, Dieu appelle ses enfants à être des porteurs visibles de son Royaume.

Entrons maintenant dans cette vocation : celle de manifester le règne du Christ sur la terre.

12. La vocation de manifester le règne du Christ sur la terre

En tant que participants à la gloire du Christ, nous recevons un appel fondamental : manifester la réalité de son règne aussi bien sur la terre que dans les cieux. Cette vocation se concrétise par une vie transformée, où chaque croyant est invité à devenir le reflet vivant de la justice, de la paix et de l’amour qui caractérisent le Royaume de Dieu. 

 

Notre quotidien, nos paroles et nos actes sont ainsi porteurs d’une lumière nouvelle, celle du Christ, que nous sommes appelés à faire rayonner dans tous les domaines de la société. 

 

De cette manière, chaque croyant devient un véritable ambassadeur du Christ, anticipant par son témoignage et son engagement l’accomplissement parfait de la volonté divine, telle que nous la proclamons dans la prière« sur la terre comme au ciel ».

La moisson et l’engagement des croyants

Jésus, dans ses paroles, affirme que «la moisson est mûre» et encourage ses disciples à prier le Père afin qu’il envoie des ouvriers dans sa moisson. 

 

Cette exhortation invite chaque croyant à porter un regard attentif sur la société qui l’entoure. Les difficultés et les souffrances présentes dans le monde — telles que l’injustice, la solitude, la détresse ou encore la perte de repères — révèlent l’immensité d’un champ prêt à être travaillé. 

 

C’est au cœur de ce contexte que l’Évangile peut porter du fruit, si les croyants acceptent de s’engager activement, portés par l’espérance et déterminés à répondre à l’appel du Christ.

Manifester le règne du Christ sur la terre suppose un choix clair : celui de l’engagement. Le Royaume ne progresse pas par l’indifférence, ni par une foi passive, mais par des disciples disposés à sortir de leur confort pour répondre à l’appel du Seigneur.

Face à une société en quête de sens et de repères, Dieu cherche encore des ouvriers.

Considérons maintenant cet appel à l’engagement concret des croyants.

13. L’appel à l’engagement concret des croyants

Le constat du manque d’ouvriers dans la moisson invite à une réflexion profonde sur l’état et la mission de la communauté chrétienne. Il est légitime de s’interroger sur la réalité de notre engagement : ne sommes-nous pas parfois enclins à nous replier sur nous-mêmes, à nous isoler, au point d’oublier notre vocation première de témoins vivants et porteurs d’espérance ?

 Cette tendance à la fermeture risque de nous éloigner de la dynamique de l’Évangile et d’amoindrir notre impact dans la société.

Pourtant, Jésus n’appelle pas ses disciples à une simple observation passive ni à la dénonciation stérile du mal. Son invitation est claire : il s’agit de s’impliquer, de sortir de nos zones de confort et d’aller à la rencontre de ceux qui cherchent, souffrent ou demeurent dans le doute. 

 

La véritable réponse à cet appel consiste à manifester, par des actes concrets, l’amour du Christ au cœur d’une société en quête de sens.

 

Refuser l’indifférence et l’immobilisme, c’est choisir de ne pas être une Église absente ou silencieuse face aux défis de notre époque. C’est au contraire assumer pleinement la mission d’ambassadeurs du Christ, prêts à porter la lumière et l’espérance là où elles font le plus défaut.

L’engagement pour le Royaume place le croyant au cœur d’un combat qui dépasse le visible. Là où le règne du Christ progresse, les forces adverses cherchent à résister.

Dieu n’a pas laissé ses disciples démunis : il leur a confié une arme précise, efficace et spirituelle, capable de discerner, de résister et de vaincre. Cette arme, l’Écriture l’appelle l’épée de l’Esprit : la Parole de Dieu.

14. L’épée de l’Esprit : la Parole comme arme spirituelle

L’épée de l’Esprit, telle qu’elle est mentionnée dans Éphésiens 6:17, occupe une place essentielle dans l’arsenal spirituel du croyant. Elle désigne spécifiquement la Parole de Dieu, qui n’est pas un instrument de conflit contre des adversaires humains, mais une arme destinée à combattre les forces du mal opérant dans les lieux célestes

 

Loin d’être utilisée dans des affrontements physiques, cette épée s’emploie dans la prière et la foi, permettant au croyant de confronter et de repousser les esprits mauvais. Par la proclamation et l’application de la Parole, le croyant est ainsi capable de discerner les attaques spirituelles et d’affirmer la victoire de Christ dans chaque circonstance. 

 

C’est dans cet usage précis, au cœur du combat spirituel, que l’épée de l’Esprit révèle toute sa puissance : elle offre au disciple de Jésus les moyens de résister aux assauts du mal, de rester ferme dans sa foi et de manifester la victoire du Seigneur dans sa vie quotidienne.

La Parole de Dieu n’est pas seulement une arme pour combattre ; elle est aussi une semence de vie nouvelle. Là où elle agit pleinement, elle ne laisse pas le croyant inchangé.

En Jésus-Christ ressuscité, Dieu inaugure une vie glorieuse qui dépasse les limites de la condition humaine et appelle ses disciples à une transformation profonde.C’est cette réalité de la résurrection, et l’appel à y participer pleinement, que nous allons maintenant explorer.

15. La vie glorieuse du Christ ressuscité et notre appel à la transformation

Après sa résurrection, Jésus n'est plus soumis aux limites de la condition humaine : il est désormais vivant, exalté dans la gloire, siégeant à la droite du Père dans les lieux célestes. Sa nature s’est transformée, il est le Fils de Dieu pleinement glorifié, possédant un corps ressuscité et divin. 

 

Ainsi, il accomplit la réconciliation de l’humanité avec le Père, nous ouvrant librement l’accès à la vie éternelle.

 

Pour les croyants, cette réalité n’est pas simplement un dogme à confesser, mais une invitation à entrer dans une expérience de transformation profonde. « Car vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ, »Galates 3 :27 DRB

 

Être uni à Christ ressuscité, c’est recevoir le baptême de la gloire : une immersion totale dans la vie nouvelle qu’il offre et revêtir sa nature glorieuse. 

Ce baptême dépasse le cadre d’un rite ou d’une tradition ; il engage toute notre existence dans une dynamique de transformation intérieure et extérieure, touchant l’esprit, l’âme et le corps, et nous entraîne dans une ascension spirituelle, une véritable montée vers le ciel.

 

La résurrection de Christ ouvre devant nous un chemin de gloire qui ne s’arrête pas à une expérience spirituelle initiale. Elle nous appelle à aller plus loin, plus haut, plus profondément dans la communion avec Dieu.

 

Trop souvent, la foi se fige, se contente du minimum et perd de vue cette dimension céleste à laquelle elle est appelée. Or, Dieu nous invite à une ascension spirituelle continue.

C’est cette réalité que symbolise l’image biblique de l’échelle de la foi, que nous allons maintenant explorer.


 

16. L’échelle de la foi : une ascension permanente vers les lieux célestes

Bien souvent, notre ascension spirituelle s’interrompt au moment où nous cessons de croire avec audace, de désirer ardemment ou de rechercher plus profondément la présence de Dieu. Nous nous installons alors dans une vie chrétienne superficielle, satisfaite du minimum, sans aspirer à expérimenter pleinement la puissance et la profondeur de l’union avec Christ glorifié.

Or, la plénitude de la vie chrétienne ne se trouve pas dans l’immobilisme spirituel, mais dans une quête constante de communion avec Jésus. Elle s’enracine dans une expérience renouvelée de sa gloire, qui transforme notre regard, notre cœur et notre manière de vivre. Cette dynamique appelle également une audace spirituelle : celle de vivre chaque jour comme des ressuscités avec Lui, conscients de notre identité nouvelle et engagés à manifester sa vie dans le monde.

En évoquant l’échelle de Jacob, nous sommes invités à nous rappeler cette vision où les anges montaient et descendaient entre le ciel et la terre, selon Genèse 28:12-18

« Et il songea : et voici une échelle dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux; et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient sur elle. 

 

Et voici, l’Éternel se tenait sur elle, et il dit : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac; la terre, sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, et à ta semence; et ta semence sera comme la poussière de la terre; et tu t’étendras à l’occident, et à l’orient, et au nord, et au midi; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta semence. 

 

Et voici, je suis avec toi; et je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans cette terre-ci, car je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit. Et Jacob se réveilla de son sommeil, et il dit : Certainement, l’Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas. 

 

Et il eut peur, et dit : Que ce lieu-ci est terrible! Ce n’est autre chose que la maison de Dieu, et c’est ici la porte des cieux

 

Et Jacob se leva de bon matin, et prit la pierre dont il avait fait son chevet, et la dressa en stèle, et versa de l’huile sur son sommet. » Genèse 28:12-18 JND

 

Cette image n’est pas simplement un récit symbolique: elle porte une réalité prophétique quant à la connexion permanente entre le divin et l’humain. L’échelle représente le passage, la communication ouverte que Dieu établit avec l’homme; elle annonce aussi la venue de Christ, véritable pont entre le ciel et la terre, et l’activité incessante des anges au service de son dessein.

 

Il est possible que, absorbés par les défis quotidiens ou la routine spirituelle, nous oubliions cette dimension céleste où la présence et l’action de Dieu demeurent accessibles. 

 

Les anges, envoyés pour servir ceux qui héritent du salut, témoignent de cette interaction vivante et prophétique: ils accompagnent, protègent et soutiennent les croyants dans leur marche. 

 

Revenir à l’échelle de Jacob, c’est reconnaître que notre vie chrétienne s’inscrit dans une dynamique d’échanges et de mouvements entre la terre et le ciel, et que nous sommes appelés à vivre dans l’attente et l’expérience de la réalité surnaturelle du Royaume de Dieu.

 

Oui, Jacob pouvait affirmer dans sa vision : «L’Éternel est présent dans ce lieu!» Mais notre perception humaine, souvent limitée par nos doutes et nos peurs, risquerait-elle de nous maintenir en captivité, incapables de discerner la présence divine dans notre quotidien

 

Ou déciderions-nous, comme Jacob, considérer notre « pierre angulaire – Jésus » sur qui nous nous reposons, et d’en élever « notre autel » de prières, de lieu de culte ?

 

Cette invitation à dépasser nos frontières personnelles pour expérimenter la réalité surnaturelle de Dieu demeure aujourd’hui encore un appel vibrant adressé à chaque croyant.

 

Conclusion

Face à l’agitation du monde et aux voix qui cherchent à troubler les cœurs, la Parole de Dieu nous rappelle une vérité essentielle : le croyant n’est jamais livré au chaos. En Jésus-Christ, il reçoit une paix qui ne dépend ni des circonstances ni des tensions extérieures, mais de sa communion vivante avec Dieu.

Rester fermes dans la foi suppose de garder les yeux fixés sur Christ, de s’ancrer quotidiennement dans la prière et dans les Écritures, et de discerner les influences qui nous entourent à la lumière de la vérité biblique. Face aux agitateurs, l’appel de l’Évangile demeure clair : répondre non par la colère ou la peur, mais par l’amour, la douceur et la fidélité à la vérité, manifestant ainsi l’esprit du Royaume de Dieu.

Yves GRAVET