dimanche 17 mai 2026

Toucher Jésus : une foi qui agit

 « Car elle disait en elle-même : Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. » Matthieu :21 NEG79

Toucher Jésus : une foi qui agit

Pour mieux appréhender le vécu de cette femme, il faut comprendre ce à quoi elle était exposée, au-delà de son mal physique. En effet, elle était confrontée à la Loi hébraïque : en raison de son état, elle était considérée comme impure et devait se tenir à l’écart. Or, au milieu de la foule, elle se trouvait précisément à l’opposé de cette exigence.

Pourtant, quelque chose en elle était plus fort que la peur, plus fort que la loi, plus fort que son isolement : la foi. Cette foi prit une forme simple mais bouleversante :
« Si seulement je pouvais toucher son vêtement… »
Et cette pensée devint un mouvement. Elle avança vers Jésus.

Aujourd’hui encore, bien des croyants vivent une réalité semblable. Dans leur vie de prière, ils restent à distance de Jésus. Par leur silence, ils attendent qu’Il vienne à eux, ou que Dieu agisse du ciel selon Sa seule volonté.

Mais cette attitude oublie une vérité essentielle :
la foi n’est pas passive.

La foi, nourrie par l’espérance, appelle une réponse. Elle nous pousse à agir, à avancer, à chercher la présence de Jésus avec détermination. Elle est un élan du cœur qui ose dire :
Je veux m’approcher. Je veux toucher. Je veux recevoir.

Cette femme ne s’est pas contentée d’espérer. Elle a agi. Elle a traversé la foule. Elle a pris un risque. Elle a osé.

Aujourd’hui, un appel de l’Esprit de Dieu se fait entendre. Il s’adresse à tous : croyants ou non, à ceux qui vivent dans un mal-être physique, psychologique, dans la dépression, le découragement, et particulièrement à ceux qui sont malades.

Le témoignage de cette femme, transmis dans les Évangiles, n’est pas une lettre morte. C’est une parole vivante. Vivante hier, aujourd’hui et éternellement, car Jésus ne change pas.

Où que vous soyez — dans une église, dans un lieu de recueillement, chez vous devant une croix, ou dans l’ombre de votre demeure, enfoncé dans le désespoir — entendez cet appel :

Recevez ce message. Accueillez-le. Méditez-le.
Approchez-vous de Jésus, car Il est là, présent.

À l’image de cette femme, n’attendons plus seulement qu’Il vienne à nous.
Avançons avec foi vers Lui.

Car la foi vivante nous pousse à agir, à Le toucher, et à saisir pleinement ce que Dieu déclare que nous possédons en Lui.

Alors une question demeure, personnelle, intime :
Voulons-nous réellement Le toucher ?

Je ne suis que son humble serviteur.

Yves GRAVET