samedi 3 octobre 2015

Le Semeur et le Moissonneur

Chers amis,


L’Evangile de Jean nous relate cette discussion entre Notre Seigneur Jésus-Christ et ses disciples. Ces derniers veillent à ce que l’intendance suive de près pour soutenir « le Maître » dans Son œuvre. Ils le pressent à ce qu’il prenne un repas ; certainement avaient-ils eux aussi ce désir de grignoter un petit bout. Leurs déplacements généraient divers besoins légitimes, et cela pour chacun d’eux, y compris « le Maître » d’œuvre en action.

A leur bienveillance, Jésus répond à ses disciples de manière à attirer leur attention sur une priorité :
« J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. » Jean 4.32.

à Cette réponse, ses disciples s’interrogent quant au bienfaiteur de cette nourriture qui semble satisfaire son besoin ?:
« Quelqu’un lui aurait-il donner à manger ? » Jean 4.33.

Jésus s’empresse de leur répondre comme pour les éclairer de manière à orienter leur attention :
« Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. » Jean 4.34.


Le Saint-Esprit, demeurant en vous qui en êtes le Temple du Dieu vivant révélé en notre Seigneur Jésus-Christ, suscite de telles actions. Et il y a de la joie à donner ainsi de la part du Seigneur Jésus.

« Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. » Jean 4.36.

Dieu aime celui qui donne avec joie. Pourquoi ?

En définitive, celui qui sème c’est le Seigneur Jésus-Christ. L’or et l’argent lui appartenant, lorsque nous donnons, nous donnons « au Nom de notre Seigneur Jésus-Christ ».

« Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au Nom du Seigneur Jésus, en rendant par Lui des actions de grâces à Dieu le Père. » Colossiens 3.17.

Lorsque je me suis relevé, au sein de la petite assemblée qui priait, me reposant sur un genou à terre, le cœur embrasé d’un amour indescriptible, tournant mon regard sur le couple pastoral « stagiaire », j’ai, pour la première fois, sans rien connaître de la Bible, déterminé, prié comme ceci : « Dieu, donne-moi du travail, pour que je sois en mesure de « payer » ce jeune pasteur ; lui, il sait parler ton message. Je vais le « payer » pour qu’il prêche (annonce) aux autres qui se trouvent eux aussi dans les sépulcres d’où tu viens de me sortir, afin qu’eux aussi soient libérés de ces sépulcres où ils sont retenus en captivité. »

Dans ma résolution, en donnant une part du fruit de mon travail à Dieu, j’allais exercer sans le savoir une loi divine. Ce jeune pasteur recevrait par obligation « sa juste rémunération ». Était-ce là, la vision, l’appel de Dieu ? Mon cœur embrasé par le feu de l’Amour divin, le souffle du Saint-Esprit était en action en ce sens. Telle était « ma mission, celle du fils adoptif ! »
Nous avions conscience que nous devions tout simplement suivre notre Seigneur Jésus-Christ dans Ses œuvres, et aller à la découverte de notre vie ancrée en Lui, et Lui, Christ Glorifié, au Centre de Notre Vie comme Berger !

Quelques jours après cette rencontre, une invitation a été glissée (d’une main anonyme) sous notre porte. J’étais invité à me présenter dans une entreprise de bâtiments pour devenir chauffeur de camion (cela faisait plusieurs années que je n’avais pas conduit de camion !!!).

Ainsi commença ma (notre) marche au « service » de notre Seigneur Jésus-Christ !

Aujourd’hui, en considérant le chemin parcouru, ce n’est plus à la place de « serviteur » que nous nous tenons, comme tant d’autres d’ailleurs, mais en tant que « fils adoptif » ayant l’assurance que notre Père nous accorde, comme à tant d’autres de ses fils et de ses filles, l’héritage que Christ Glorifié a obtenu pour nous en tant que « Fils premier-né d’entre les morts, après avoir tout accompli pour chacun de nous, satisfaisant pleinement, à notre place, à la Justice de Dieu notre Père. Amen !

L’Honneur, qui Lui revient, consiste donc à nous tenir comme tel devant Notre Père, avec l’assurance, que ce qu’Il promet, Il le fait au bon moment en faveur du « fils adoptif » que je suis.

A partir de l’empreinte de Son premier Amour, nous sommes donc allés à la découverte de Sa vie abondante que nous venions d’hériter, et de cette vie, nous avons chaque jour été comblés de gloire en gloire. Certes. Nous sommes passés par des vallées où l’ombre de la mort est venue rôder sur nous. Mais, en toutes circonstances, la grâce de Dieu s’est toujours révélée présente comme au premier jour.

Et après plus de 38 ans, ce fondement est inusable, inépuisable, se renouvelant de jour en jour, il demeure aujourd’hui la même source de nos motivations, de nos actes, au milieu de toutes ces conceptions qui nous sont présentées et ne sont rien de plus, rien de moins que des « modes » qui passent avec beaucoup de bruits, mais n’opèrent qu’un changement superficiel. Pour quelle raison ? Christ Glorifié n’est plus au centre de la vie !

La présence de Christ au centre de notre vie a toujours prédominée sur la place de l’église, du ministère ou de tout autre élément qui, aujourd’hui, prend, à fortiori, une place bien plus prédominante, par le besoin que certains ont par obligation ou par besoin de satisfaire, à mon humble avis, de démontrer leur engagement comme serviteur ou servante. Or, l’Amour ne se vante point.

La présence de Christ au centre de notre vie, offre par voie de conséquence l’assistance de la personne du Saint-Esprit, faisant de « notre corps » le « Temple » du Dieu vivant ! Là est le prestige du « fils adoptif ».  En quelque lieu où qu’il se trouve, il se tient comme tel. Il est rendu semblable au « Fils premier-né », désormais glorifié !

Une telle présence n’est pas du domaine « accessoiriste » pour usage du dimanche lors d’un culte, où de tout autre rencontre spéciale.

L’action vivante du Saint-Esprit a pour vocation, avec la présence de Christ Glorifié au centre de la vie du « fils adoptif », de faire usage de ce dernier à son gré, comme d’un instrument de la Justice de Dieu, allant çà et là, comme au grès d’un courant d’eau, déverser à sa convenance et avec largesse toutes bénédictions qui abondent dans la maison de notre Père où le « fils adoptif » est censé se tenir en éveil, comme cohéritier de Christ, au sein de son héritage.

L’appel de Dieu est donc de se conduire comme « fils adoptif - fille adoptive ». L’empreinte de Christ glorifié dans notre esprit- notre âme- notre corps révèle notre identité personnalisée en Lui et Lui en nous.

Pour votre méditation, lisez Luc 10 ; 1 Jean 1 ; 1 Timothée 5.18 ; Luc 12.33 à 35 ; Matthieu 25. 1 à 13.

Que le Christ glorifié, Lui qui vous appelle de la Salle du Trône où Il règne à la droite de notre Père, embrase votre cœur.

Là est ma prière à votre égard.

Fraternellement en Lui.
             
                                                                                                Votre ami

                                                                                                Yves GRAVET

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