lundi 20 février 2017

L'Homme Nouveau : Je crois, c'est pourquoi je parle.

Nos visites pastorales, nos entretiens se résument ainsi : Nous sommes environnés de soucis, et de bien d’autres maux.

C’est avec confiance que nous nous adressons alors à Dieu, lui demandant de secourir ceux auprès desquels nous sommes envoyés pour servir en recommandant à chacun de se placer sous la couverture du Bon Berger, Jésus-Christ glorifié. Là est la source de la révélation, la visibilité de son plan.
Nous pouvons le faire avec assurance, dès lors que nous croyons que Dieu répond à nos prières.
Là doit être notre attitude de foi, c’est à dire une attitude responsable.

C’est pourquoi, parce que je crois, je parle en fonction de l’héritage qui m’a été restitué par pure grâce en Jésus-Christ, notre rédempteur.

Cependant, c’est un fait, tant que nous demeurons dans ce corps mortel, nous gémissons parce que nous sommes accablés de divers maux. Nous désirons, comme le dit Paul, revêtir notre domicile céleste, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie de Christ glorifié. C’est pour cette œuvre que Dieu nous forme, nous éduque, et pour cette raison il nous a donné les arrhes de l’Esprit. - 2 Corinthiens 5. 1-10.

Aussi, quand bien même nous avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, en attendant « la rédemption » de notre corps.
Que veut dire rédemption ?
C’est le rachat de notre être - « esprit-âme-corps » - par notre Seigneur Jésus-Christ, afin de nous réconcilier avec Dieu, Notre Père, nous offrant ainsi par pure grâce la plénitude de notre salut. 

C’est le résultat de l’Amour de Dieu et de son action divine à notre égard. Il a envoyé son Fils bien-aimé dans un corps comme le nôtre, à savoir : déchu de son éclat de gloire, par conséquent devenu mortel, exposé à tous les maux, à toutes les pressions intenses qui nous sont infligées dans ce monde de ténèbres dans lequel nous sommes en captivité, en dehors du plein salut.
Or, le résultat de l’action de Jésus, lui qui a quitté le siège de sa gloire, envoyé par Dieu Son Père pour venir jusqu’à nous, lui innocent de tout mal, il a été tenté comme nous en toutes choses dans ce corps de mort, à la différence que lui n’a pas succombé à la tentation. Il a accepté de ne point résister à la volonté de Dieu Son Père, et, par obéissance, accepté de porter la croix - notre croix - sur ce corps corrompu, roué de coups, humilié, ce corps mortel duquel n’émanait plus l’éclat glorieux qui était le sien lors de la création.
« Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous. » - Romains 11. 32. Important, lire Esaïe 53.

Les sacrifices d’animaux, les rituels n’ont rien changé dans la nature humaine ; par voie de conséquence, la Justice de Dieu n’a jamais été satisfaite dans sa plénitude. Seule, l’action rédemptrice de Jésus, le Fils de Dieu, don de l’amour de Dieu pour notre plein salut, notre plein rachat de la malédiction, est venue satisfaire la Justice de Dieu.

Plus de 2000 ans après, combien ont eu la grâce de « goûter » les prémices de ce plan rédempteur, c’est à dire de se nourrir partiellement de ce plein salut ?
Or, nous sommes invités à nous nourrir de notre salut dans toute sa plénitude : « esprit-âme-corps ».
Nous pouvons goûter de la vie l’Esprit. Certes. Ainsi, bénéficier d’une vue partielle de notre vie en Christ pour enrichir notre espérance. Alors que nous avons un libre accès au « tout pleinement en Lui ».
Cependant, hors de tous messages et réveils confondus et sursauts de la foi, les maux subsistent, la pression négative influe et s’accentue avec ses dégâts sur un grand nombre de personnes, croyants et incroyants confondus. 

L’homme s’efforce de construire des temples - pour inviter Jésus-Christ à y demeurer ; en dehors de ce lieu, point de salut diront certains.  Cependant, il ne demeure pas dans les limites de ce que l’homme projette. Dieu est hors de nos limites. La plénitude de notre salut en Jésus implique que nous avons été transplantés « dans le royaume » de son Fils bien-aimé, le Christ glorifié. Dieu visite les vases de terre que nous sommes et ne cesse de nous appeler à nous affectionner aux choses d’en haut. – 1 Pierre 1.3-5 ; 2 Pierre 1.3-11 ; Colossiens 1.12-24.
Alors que les offenses, les tromperies, les mensonges, les ambitions influent sur la nature humaine, nature corrompue, les croyants comme les incroyants se battent contre leur imperfection. La religiosité avec ses rituels, ses exigences les plus diverses, les plus farfelues, ne changent en rien le cœur de la nature humaine. Tous les hommes sont renfermés dans la désobéissance – Romains 11.32. Par définition, en captivité.
« Maudit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour appui. » - Jérémie 17. 5

Alors, bien aimable ce slogan : Jésus-Christ m’a libéré. Je suis libre, et demeurer en captivité dans ce corps mortel sous l’égide d’un pouvoir religieux, d’un discours hors des réalités célestes et continuer à subir bien des maux, bien des pressions dans la vie active ? Alors qu’un grand nombre de personnes considèrent à peine les prémices de ce salut si merveilleux, et ignorent que notre plein salut en Jésus nous offre la libération entière de l’espace-matière-temps, et nous donne pleinement accès à notre héritage !
Chacun a un choix de position à prendre : 
Soit en tant que « juge » sous l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Et prendre alors la place de celui qui juge autrui selon ce qui est bien ou mal, conformément à ses lois – son légalisme qu’il estime devoir appliquer dans l’usage de sa foi. 
Soit sous l’arbre de l’Amour de Dieu où ce n’est plus le « moi » qui vit, puisque « mort à la croix par la crucifixion du corps corrompu avec Jésus », mais désormais Christ glorifié dans et sur le corps l’espérance de la gloire. L’amour venant couvrir la nudité, ne supposant pas le mal, excusant tout, supportant tout, bénissant en toute circonstance, et relevant celui qui est tombé.
  
Si nous ne sommes pas revêtus de cet Amour par excellence, nous sommes des cymbales qui retentissent. Beaucoup de bruits, de gesticulations charismatiques. Certes. Mais où est le véritable ? N’est-il pas celui qui relève, celui qui couvre la nudité de l’autre, c’est à dire l’Homme Nouveau envoyé par le Saint-Esprit auprès des perdus ?

C’est la raison pour laquelle il me semble plus important de considérer le témoignage que Jésus rend à Sa Parole au travers des vases de terre que nous sommes. Le monde n’attend rien d’autres que la révélation des fils de Dieu que nous sommes appelés à « être » dans toute la plénitude de Christ glorifié. Ce jour-là, nous n’aurons pas à dire ni à faire pour démontrer notre vie chrétienne, car l’on nous verra tels que nous sommes en Christ glorifié. C’est ainsi que Dieu notre Père nous voit dès à présent. Je le crois, c’est pourquoi je parle ce que je suis en Christ glorifié. La foi est une démonstration vivante de ce que je crois.

 L’œuvre de la croix accomplie par notre Seigneur Jésus-Christ démontre qu’il a porté notre corps, afin qu’il reçoive ce qui lui était réservé : La mort ! Par voie de conséquence, avec ce que représente ce corps et tout ce qui en émane de par sa corruption, la nature pécheresse, tous les maux, les gênes corrompus qu’il portait, ont été crucifiés avec lui. – Ephésiens 2.1-22.
Or, en Jésus ce corps meurtri a été mis au tombeau, tout comme le corps malade de Lazare. – Jean 11. Sur ce sujet, Jésus ayant demandé qu’on roule la pierre de ce tombeau, ordonne à Lazare, corps physique en décomposition, de sortir ; le corps lié de bandelettes, Lazare sort de sa captivité. Jésus ordonne de le délier de ses bandelettes et qu’on le laisse aller. De cette résurrection, Lazare est devenu l’Homme Nouveau, création de Dieu. Avait-il besoin de dire : Je suis Lazare ? Non. Lazare, l’Homme Nouveau qu’il était devenu, suffisait à ce qu’un grand nombre de personnes aient reconnu l’œuvre de Jésus, le Messie. A cette nouvelle, les religieux se sont ligués pour envisager de faire mourir Lazare, l’Homme Nouveau, le témoin vivant.
Jésus avait été mis à mort à la croix, et le corps placé dans le tombeau. La pierre en a été roulée surnaturellement. Les bandelettes à terre, le linge qui recouvrait son visage soigneusement placé là où reposait sa tête. Son corps mortel n’était plus là, libéré de la matière, de l’espace, du temps, il était entré dans la phase de la métamorphose. Jésus ressuscité est monté au ciel. Dieu démontrait ainsi dans toute sa plénitude le rachat de notre être « esprit-âme-corps ». 

Tant que notre plein salut ne sera pas effectif tel que nous avons la possibilité de le vivre dès à présent, chacun de nous sera exposé à des maux différents. Et Dieu, dans son immense Amour ne se lassera point de nous démontrer sa miséricorde jusqu’à ce que nous parvenions à reconnaître notre plein rachat. Et de nous affectionner, sans retenue, aux réalités d’en haut pour vivre dès maintenant notre plein salut, afin de servir dans toute la plénitude de Jésus, le Christ glorifié. Je crois, c’est pourquoi je parle.

Yves GRAVET



                                                                                    

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